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Les embrasses
Barbier-Jardet Jean-Pierre
ORIZONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782336298306
En 1920 paraissait La Pomenade, Der Spasiergang, de Robert Walser, cet écrivain suisse qui vécut ses vingt-trois dernières années à l'asile de Herisau. Pour cet auteur la promenade n'est rien d'autre qu'un fil conducteur pour des rencontres. Les rencontres elles-mêmes sont moins importantes par l'objet ou la personne qui en sont l'occasion que par leur charge spirituelle, les signes qu'ils distribuent et qu'il appartient au seul promeneur d'interpréter, voire d'inventer. Baudelaire écrit en conclusion du portrait de l'aquarelliste Constantin Guy : "La fantasmagorie a été extraite de la nature. Tous les matériaux dont la mémoire s'est encombrée se classent, se rangent, s'harmonisent et subissent cette idéalisation forcée qui est le résultat d'une perception enfantine, c'est à dire d'une perception aiguë, magique à force d'ingénuité". Ainsi je me suis inspiré de l'architecture de l'oeuvre de Robert Walser. La promenade que je mets en scène suit le trajet de cet auteur et s'ouvre à cette pensée magique issue de l'enfance qu'évoque Baudelaire. Cette déambulation est une descente aux enfers, une confrontation aux fantômes, une évocation de la quête amoureuse, du désir inextinguible et de la perte irrémédiable. "Ai-je cueilli des fleurs pour les déposer sur mon malheur ? " s'écrie l'auteur à la fin du livre, lui qui mourut en 1956, le jour de Noël ; quittant la clinique pour une promenade dans la neige, il marchera jusqu'à l'épuisement et la mort.
Ce livre traite de l'histoire des médias depuis 1751 jusqu'aux développements les plus récents d'Internet et des autoroutes de l'information. Par médias, on entend bien sûr le livre et la presse, mais aussi, pour le XXe siècle, les médias de l'image et du son : cinéma et radio avant 1940, télévision mais aussi vidéo ; jeux électroniques, télématique et réseaux pour la seconde moitié du XXe siècle. Les auteurs se sont attachés à mettre en évidence deux aspects : d'une part, le rapport des médias avec la vie politique et le fonctionnement des démocraties en Occident ; d'autre part, les filiations entre les médias de l'écrit et ceux de l'image et du son. Ces choix justifient le cadre temporel et géographique. 1751 : c'est la publication de l'Encyclopédie où circulent alors les idées qui sont un prélude à la Révolution. Internet : c'est le réseau où circulent aujourd'hui les informations dans un cadre mondial, avec les problèmes de censure et de contrôle de l'information qui sont un enjeu pour les démocraties contemporaines. Loin de se cantonner à la France, le livre s'ouvre sur les espaces où se sont construites les démocraties occidentales, notamment l'Allemagne pour le livre au XIXe siècle, et les Etats-Unis pour les médias du XXe siècle. Concret, précis, nourri de chiffres et de dates, l'ouvrage est illustré de citations ou d'anecdotes qui permettent de restituer l'atmosphère de chaque époque.
Résumé : "Qui peut prétendre définir avec précision le baroque ? Qui peut se vanter d'avoir une théorie universelle pour expliquer une époque qui n'avait justement pas conscience d'être "baroque"? Alors que Sand, Musset ou Berlioz revendiquaient le terme de "romantique" et l'assumaient pleinement dans leurs oeuvres, aucun artiste baroque ne pouvait se définir ainsi..." Une histoire d'amour de plus de trente ans unit Patrick Barbier à l'époque baroque. Cet ouvrage en témoigne. Sous forme d'un dictionnaire de soixante entrées, l'auteur tente un tour d'horizon très personnel d'une époque passionnante quant à l'évolution des arts, de la musique, de la société et des mentalités. Il donne à ceux qui aiment le baroque, comme à ceux qui le connaissent mal, des clés de compréhension pour mieux apprécier les oeuvres et les lieux. Pourquoi la courbe, le contraste, l'éphémère, l'illusion ou la mort sont-ils les maîtres-mots de cette période ? Quelles différences y a-t-il entre castrat et eunuque, contre-ténor et haute-contre, rocaille et rococo ? Quelles sont les caractéristiques essentielles du premier courant artistique vraiment universel ? Dans un style vif, nourri d'anecdotes et d'exemples précis, Patrick Barbier n'aide pas seulement le lecteur à s'immerger dans le monde baroque, mais il en montre également les retombées actuelles dans les fêtes populaires, le cinéma, la joaillerie ou l'art contemporain.
Dans ce roman se côtoient Lélian, anagramme du patronyme de Paul Verlaine, la fée Clotho, l'une des trois Parques, L'Autoportrait d'Albrecht Dürer, l'apôtre saint Jean, le devin Tirésias, la déesse de la mort Hécate, Dorothée le transsexuel, Anicet, un jeune amant, l'athlète aux mille reflets qui représente n'importe quel partenaire sexuel. Tout ce monde se déploie dans un univers onirique dont l'absurde le dispute à l'illogisme, la bigarrure à la violence, la souffrance à la cruauté. A propos de son oeuvre Les Quatre vents de l'esprit, Victor Hugo conclut : "Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir. Rêver est permis aux vaincus ; se souvenir est permis aux solitaires". Ces quelques mots, l'auteur les fait siens.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.