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Merleau-Ponty
Barbaras Renaud
ELLIPSES
4,60 €
Épuisé
EAN :9782729867096
La philosophie de Merleau-Ponty est commandée tout entière par le souci d'assumer aussi rigoureusement que possible la définition grecque de la philosophie comme étonnement : fidèle au mot d'ordre husserlien de « retour aux choses », elle suspend notre relation familière avec le monde pour le faire paraître et c'est pourquoi elle est une philosophie de la perception. Mais si l'expérience est ce qui va de soi, revenir à l'expérience est la chose la plus difficile qui soit. Aussi Merleau-Ponty consacre-t-il l'essentiel de son oeuvre à frayer des chemins vers le monde perçu, ce qui exige de découvrir, afin de les déraciner, les présupposés qui en commandent la thématisation. C'est en menant à bien cette réduction radicale que Merleau-Ponty parvient à penser le sensible au lieu de le considérer comme cette présence à la fois évidente et impénétrable dont il n'y aurait rien à dire. Le sensible est « la forme universelle de l'Être brut » - forme en laquelle se préserve son mystère - et c'est pourquoi il contient tout, y compris l'intelligible.
Résumé : La phénoménologie de Sartre peut être comprise comme une tentative de fonder radicalement l'intuition husserlienne de l'intentionnalité. " Toute conscience est conscience de quelque chose " : la conscience naît portée sur un être qui n'est pas elle, elle n'est pas constituante mais révélante et c'est en tant quelle est Néant qu'elle peut s'ouvrir à l'Être sans cesser de s'en distinguer. Or, définir la conscience par la néantisation revient à mettre au c?ur de l'existence humaine une liberté qui, tout en s'appuyant sur la facticité du pour-soi, demeure absolue et inconditionnée. Cependant, ce mouvement de néantisation est fondé sur une théorie du désir qui constitue la clé de voûte de L'Être et le Néant et rend compte des différentes modalités d'existence du pour-soi. Le pour-soi ne peut en effet sortir de lui-même vers le monde que parce qu'il est traversé par un désir insatiable, un manque qui ne peut être comblé : celui de réaliser l'impossible synthèse de l'en-soi et du pour-soi, bref le désir d'être Dieu. Tous les textes réunis ici tentent d'aborder la philosophie phénoménologique de Sartre à la lumière de cette articulation fondamentale entre la liberté et le désir.
Conçue pour les lycéens, les étudiants préparant le DEUG ou les concours des grandes Ecoles, la collection " Philosopher s'organise autour des notions, des doctrines et des auteurs de cette discipline singulière qu'est la philosophie. " La fonction de penser ne se délègue point " disait Alain. Si philosopher, c'est s'interroger sur le sens des mots et des choses, cette collection est une invitation à l'effort de chacun pour penser par soi-même. A la fois essai et cours rédigé, chaque titre est un auxiliaire précieux pour l'exercice difficile de la dissertation.
La philosophie de Merleau-Ponty est commandée tout entière par le souci d'assumer aussi rigoureusement que possible la définition grecque de la philosophie comme étonnement : fidèle au mot d'ordre husserlien de "retour aux choses", elle suspend notre relation familière avec le monde pour le faire paraître et c'est pourquoi elle est une philosophie de la perception. Mais si l'expérience est ce qui va de soi, revenir à l'expérience est la chose la plus difficile qui soit. Aussi Merleau-Ponty consacre-t-il l'essentiel de son oeuvre à frayer des chemins vers le monde perçu, ce qui exige de découvrir, afin de les déraciner, les présupposés qui en commandent la thématisation. C'est en menant à bien cette réduction radicale que Merleau-Ponty parvient à penser le sensible au lieu de le considérer comme cette présence à la fois évidente et impénétrable dont il n'y aurait rien à dire. Le sensible est "la forme universelle de l'Etre brut" — forme en laquelle se préserve son mystère — et c'est pourquoi il contient tout, y compris l'intelligible.
Merleau-Ponty disparaît brusquement en 1961, laissant inachevée une ?uvre essentielle qui devait fixer la signification ultime de toutes ses recherches antérieures et qui nourrira de nombreux courants de la philosophie contemporaine. Le propos du présent ouvrage est à la fois d'en tenter une lecture, c'est-à-dire une reconstitution aussi précise que possible s'appuyant de manière privilégiée sur les notes de travail posthumes, et de prendre la mesure de cette " intra-ontologie " que Merleau-Ponty considérait comme l'accomplissement nécessaire de la phénoménologie husserlienne. L'ambition de cette ontologie est d'assumer, c'est-à-dire de dépasser la " diplopie " de l'ontologie occidentale depuis Descartes, la tension entre la reconnaissance d'un ordre brut de l'existence, irréductible aux thématisations de la science, et la nécessité de fonder la connaissance et l'objectivité. Une telle entreprise ne peut aboutir qu'au prix d'un changement de terrain radical. Celui-ci passe d'abord par la dénonciation du " positivisme " ontologique à l'?uvre dans la revendication réaliste du fait, dans la position intellectualiste de l'eidos, comme dans la tentative de dépasser dialectiquement leur opposition. Il s'accomplit sous la forme d'un mouvement régressif qui, de l'expression, fait retour vers le logos originaire en lequel elle s'enracine, mettant ainsi à jour un univers de l'essence sauvage, sol phénoménologique ultime que les notions de Chair et de Dimension visent à thématiser. Celles-ci permettent de penser une unité et une signifiance du monde qui ne compromettent pas sa profondeur originaire, une expression qui n'est pas ordonnée à la positivité d'un eidos ou d'un telos, une phénoménalisation qui excède de toutes parts les phénomènes qu'elle déploie. L'ambition de cet ouvrage est ainsi de tenter de restituer à l'ontologie de Merleau-Ponty la place qui lui revient: par-delà Husserl et Heidegger.
Résumé : 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.