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Sartre. Désir et liberté
Barbaras Renaud
PUF
12,50 €
Épuisé
EAN :9782130543350
La phénoménologie de Sartre peut être comprise comme une tentative de fonder radicalement l'intuition husserlienne de l'intentionnalité. " Toute conscience est conscience de quelque chose " : la conscience naît portée sur un être qui n'est pas elle, elle n'est pas constituante mais révélante et c'est en tant quelle est Néant qu'elle peut s'ouvrir à l'Être sans cesser de s'en distinguer. Or, définir la conscience par la néantisation revient à mettre au c?ur de l'existence humaine une liberté qui, tout en s'appuyant sur la facticité du pour-soi, demeure absolue et inconditionnée. Cependant, ce mouvement de néantisation est fondé sur une théorie du désir qui constitue la clé de voûte de L'Être et le Néant et rend compte des différentes modalités d'existence du pour-soi. Le pour-soi ne peut en effet sortir de lui-même vers le monde que parce qu'il est traversé par un désir insatiable, un manque qui ne peut être comblé : celui de réaliser l'impossible synthèse de l'en-soi et du pour-soi, bref le désir d'être Dieu. Tous les textes réunis ici tentent d'aborder la philosophie phénoménologique de Sartre à la lumière de cette articulation fondamentale entre la liberté et le désir.
Résumé : Renaud Barbaras compte parmi les philosophes vivants les plus importants. Il a reçu le Grand Prix de philosophie de l'Académie française en 2014 pour l'ensemble de son oeuvre. Cet ouvrage constitue un tournant dans l'analyse philosophique du désir, et noue un dialogue entre les traditions philosophiques (phénoménologie) et psychanalytiques (Freud, Lacan). Tout désir est désir du monde, non pas au sens où il se rapporterait à un monde déjà là, mais bien parce qu'il en est la condition d'apparition.
Quel est ce corps qui est le nôtre ? Irréductible à un fragment de matière comme à la conscience, à la fois vivant et vécu, le corps échappe aux catégories traditionnelles de la pensée. Au sein de l'ontologie de la mort qui érige l'inerte en norme de l'être et dont le cartésianisme est la version accomplie, l'expérience singulière que nous nommons corps ouvre une brèche qui reste tout entière à penser. Infléchissant la voie ouverte par Merleau-Ponty, Renaud Barbaras propose ici de comprendre le corps, indistinctement sentant et senti, comme l'expression d'un fait originaire : celui de l'appartenance. Avoir un corps c'est être là, c'est appartenir au monde. Il s'agira alors de parcourir le chemin qui mène de l'existence phénoménale du corps vers une théorie de l'appartenance qui, seule, permettra d'accéder à son sens d'être véritable, au propre du corps.
Guy-Félix Duportail (1952-2018) a, tout au long de son chemin de pensée, maintenu le cap d'une interrogation philosophique de la psychanalyse. A l'intersection des deux disciplines, il a formé des générations d'étudiants et développé une oeuvre absolument singulière, au fil de nombreux livres. Il a également, dans cet esprit, créé et dirigé la collection "Tuchè" aux Editions Hermann. Il nous a brutalement été ravi le 23 mars 2018 au soir d'un colloque. Un certain nombre d'acteurs de la philosophie contemporaine, ses collègues et ses amis, reviennent ici sur cette figure exceptionnelle de la philosophie française d'aujourd'hui et poursuivent chacun à leur façon le chantier qu'il a ouvert, convaincus de la nécessité de renouveler, pour le bénéfice mutuel de ces disciplines, une discussion sans préjugé entre philosophie et psychanalyse. Dans le débat ainsi engagé, où, conformément à la pensée dialogique qui était celle de Guy-Félix Duportail, se font entendre une réelle multiplicité de voix et de sensibilités philosophiques, la phénoménologie, qui constituait sans doute sa langue philosophique privilégiée, joue un rôle central. Que peut-elle, aujourd'hui, nous dire sur la psychanalyse ? Et, réciproquement, que peut-elle encore en apprendre ?
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.