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Transitions des arts, transitions esthétiques. Processus de subjectivation et des-croissances
Barbanti Roberto ; Paparrigopoulos Kostas ; Pardo
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343132563
Cet ouvrage souhaite accompagner certaines évolutions notables qui surviennent actuellement dans le champ des arts (musique et arts sonores, danse, arts plastiques), ainsi que dans le champ des discours théoriques sur l'art qui, récusant l'enfermement de ce dernier dans la sphère du "surplus civilisationnel", sont à l'écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique, sociale, ainsi que de la crise des représentations que nous traversons. Nous utiliserons la notion de transition - bien connue dans la sphère de l'écologie - pour aborder des évolutions, radicales ou modérées, qui ne relèvent pas des mutations ou ruptures qu'il est d'usage d'étudier dans l'art moderne. Deux enjeux traversent ces transitions. Le premier réside dans la question renouvelée du "sujet" : si ce dernier constitue l'objet classique de l'esthétique et de l'art, on peut désormais élargir le débat à l'idée de processus de subjectivation. Avec le second enjeu, le mot "transition" renvoie également à la notion de décroissance. Décroître (au sens de l'homo oeconomicus) pour croître : s'il est capable de quitter le mode productiviste qu'il a intériorisé, l'art pourrait proposer un modèle tourné vers la qualité plutôt que la quantité, vers l'expérience plutôt que vers l'éphémère consumériste.
La résurgence d'un nouvel utopisme technicien porte l'auteur à se questionner sur les racines de cette "vision" en examinant et en explorant les fondations même de la culture occidentale. Un véritable "paradigme rétinien", étroitement lié au devenir technique qui est propre à cette civilisation, semble s'y manifester. La question de la "vision" est ainsi reliée à celle de la technè : cette forme de connaissance particulière et ce savoir faire efficace capables de concrétiser et de produire à la fois des entités fonctionnelles et des entités non fonctionnelles, autrement dit des media. Ces entités prennent la forme de l'outil technique et de l'?uvre d'art. C'est dans cette perspective que la problématique du medium et de son dépassement, est posée. En effet, tout semble indiquer que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase, une phase dans laquelle le medium tend à se dissimuler et à "disparaître" dans une sorte d'excès qui le situe au-delà (ultra) de notre capacité de perception et de contrôle. L'image numérique, la radio et le magnétophone ainsi que les premiers événements multi-media et la mouvance post-humaine, sont ici pris en compte par l'auteur dans une réflexion qui montre comment le paradigme rétinien occidental a tendance à se renforcer et comment, par ailleurs, les modèles réductionnistes véhiculés par les "visions" des utopies techniciennes actuelles sont les plus propices à ce déploiement "excessif" du medium.
L'ensemble hétérogène des réalités artistiques nommées multimedia est ici analysé comme étant les différentes manifestations d'un même phénomène fondateur et paradigmatique: le happening. Cette forme d'expression artistique n'a pas été seulement à l'origine de la notion de multimédialité, mais elle reste le modèle et le lien sous-jacents de ces différentes réalités artistiques tout au long de leur devenir historique. L'origine des arts multimedia et du terme lui-même sont historiquement abordés ainsi que thématisés et élucidés du point de vue théorique en montrant le rôle que les technologies de mémorisation et de transmission du son ont joué sur ces événements artistiques. Il en résulte une lecture inédite du happening et des arts multimedia qui, loin des interprétations historiquement don-nées les analysant en tant que formes théâtrales nouvelles ou manifestations d'une conception plastique novatrice, les considère comme fortement orientés par les mnémo-télé-technologies acoustiques.
Dans la musique récente ainsi que dans les arts sonores, l'émergence du son s'affirme comme noeud de questionnements théoriques et pratiques. Parmi ces questions, plusieurs portent sur l'interaction permanente du son avec ce qui l'entoure : l'espace physique, l'environnement, le milieu, l'auditeur... Ainsi débouche-t-on sur l'écologie du son au sens large du terme "écologie" comme rapport du son à l'oikos, le monde. On pourrait donc demander : quels sont les liens de la musique ou du son avec l'environnement et la nature, avec la société, et, plus généralement, quels sont les liens entre musique-son et monde ?
Comment transmettre l'analyse de l'écoute portée sur le monde, quelles sont les méthodes permettant d'instaurer la communication entre spécialistes, chercheurs, praticiens et publics. Le son, par lui-même, ne peut être la préoccupation prédominante dans la recherche qualitative environnementale. Le développement de l'écoute est seul garant de la préservation de la dimension sonore de notre milieu de vie. Dans ce numéro de Sonorités ces thèmes sont traités non seulement par des chercheurs, des artistes, des pédagogues, mais aussi par des intervenants qui, dans leur vie de tous les jours, sans être spécialistes, ont pris conscience que la problématique du sonore et de l'écoute appartient à "tout le monde".
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.