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Les origines des arts multimedia. L'influence des mnémo-télé-technologies acoustiques sur l'art
Barbanti Roberto
CHAMP SOCIAL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782353710607
L'ensemble hétérogène des réalités artistiques nommées multimedia est ici analysé comme étant les différentes manifestations d'un même phénomène fondateur et paradigmatique: le happening. Cette forme d'expression artistique n'a pas été seulement à l'origine de la notion de multimédialité, mais elle reste le modèle et le lien sous-jacents de ces différentes réalités artistiques tout au long de leur devenir historique. L'origine des arts multimedia et du terme lui-même sont historiquement abordés ainsi que thématisés et élucidés du point de vue théorique en montrant le rôle que les technologies de mémorisation et de transmission du son ont joué sur ces événements artistiques. Il en résulte une lecture inédite du happening et des arts multimedia qui, loin des interprétations historiquement don-nées les analysant en tant que formes théâtrales nouvelles ou manifestations d'une conception plastique novatrice, les considère comme fortement orientés par les mnémo-télé-technologies acoustiques.
Comment transmettre l'analyse de l'écoute portée sur le monde, quelles sont les méthodes permettant d'instaurer la communication entre spécialistes, chercheurs, praticiens et publics. Le son, par lui-même, ne peut être la préoccupation prédominante dans la recherche qualitative environnementale. Le développement de l'écoute est seul garant de la préservation de la dimension sonore de notre milieu de vie. Dans ce numéro de Sonorités ces thèmes sont traités non seulement par des chercheurs, des artistes, des pédagogues, mais aussi par des intervenants qui, dans leur vie de tous les jours, sans être spécialistes, ont pris conscience que la problématique du sonore et de l'écoute appartient à "tout le monde".
La résurgence d'un nouvel utopisme technicien porte l'auteur à se questionner sur les racines de cette "vision" en examinant et en explorant les fondations même de la culture occidentale. Un véritable "paradigme rétinien", étroitement lié au devenir technique qui est propre à cette civilisation, semble s'y manifester. La question de la "vision" est ainsi reliée à celle de la technè : cette forme de connaissance particulière et ce savoir faire efficace capables de concrétiser et de produire à la fois des entités fonctionnelles et des entités non fonctionnelles, autrement dit des media. Ces entités prennent la forme de l'outil technique et de l'?uvre d'art. C'est dans cette perspective que la problématique du medium et de son dépassement, est posée. En effet, tout semble indiquer que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase, une phase dans laquelle le medium tend à se dissimuler et à "disparaître" dans une sorte d'excès qui le situe au-delà (ultra) de notre capacité de perception et de contrôle. L'image numérique, la radio et le magnétophone ainsi que les premiers événements multi-media et la mouvance post-humaine, sont ici pris en compte par l'auteur dans une réflexion qui montre comment le paradigme rétinien occidental a tendance à se renforcer et comment, par ailleurs, les modèles réductionnistes véhiculés par les "visions" des utopies techniciennes actuelles sont les plus propices à ce déploiement "excessif" du medium.
Les êtres vivants sont aujourd'hui soumis à un processus de domestication, d'exploitation et de manipulation sans précédent. Repousser les limites du vivant est devenu un enjeu majeur de nos sociétés. Ce projet d'actualiser et de déployer les virtualités des organismes biologiques s'inscrit dans une dynamique plus vaste et totalisante qui vise l'illimitation comme horizon global. A la démesure des ambitions affichées correspond fréquemment un manque de conception d'ensemble qui entraîne des conséquences pour le moins problématiques, voire néfastes. Une vision trop simpliste véhicule le plus souvent des approches et des modèles réducteurs favorisant la perpétuation d'un processus destructeur qui n'a plus raison d'être Dans une démarche inter et transdisciplinaire, ce livre prend en compte les apports de scientifiques, d'artistes, d'historiens, de philosophes et d'économistes dans une volonté de clarifier les enjeux et les perspectives liés à la question du vivant et de sa complexité.
La notion, récente, de "handicap psychique" est aujourd'hui à l'articulation des discours sur la folie, tant dans le domaine médical que dans les champs social et politique. Sa pénétration fulgurante, dans les pratiques professionnelles comme au sein des institutions, a rapidement modifié les perspectives en santé mentale, d'abord sous l'impulsion d'une certaine désespérance. Face à la radicalisation inhérente à la notion de "handicap psychique" et au déclin de la pensée psychiatrique et des modes de prise en charge en santé mentale, l'ouvrage propose de mettre en lumière le nid inextricable de paradoxes où se trouve la folie moderne, coincée entre l'urgence et la ségrégation, la nécessité et l'impossible.
La nécessité de penser les effets des outils techniques que les pratiques professionnelles mobilisent se fait pressante. Les pratiques concernées s'appliquent à des sujets humains, que ce soit dans l'action sociale, la santé ou l'éducation. Les dispositifs qui font travailler ensemble des partenaires de cultures professionnelles et institutionnelles différentes mobilisent le courrier électronique et c'est à propos des usagers, des bénéficiaires, des patients, des enfants ou de leurs parents que des informations sont échangés et que les décisions sont prises. Parfois (de plus en plus fréquemment), l'usager est lui-même impliqué dans l'échange électronique (suivi médical, tutorat à distance, e - thérapie...). L'ouvrage explore, selon différentes approches disciplinaires et méthodologiques, la manière dont le courrier électronique (choisi pour son développement rapide et son omniprésence) transforme les pratiques professionnelles.