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Visions techniciennes : De l'ultramédialité dans l'art
Barbanti Roberto
LUCIE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782912860491
La résurgence d'un nouvel utopisme technicien porte l'auteur à se questionner sur les racines de cette "vision" en examinant et en explorant les fondations même de la culture occidentale. Un véritable "paradigme rétinien", étroitement lié au devenir technique qui est propre à cette civilisation, semble s'y manifester. La question de la "vision" est ainsi reliée à celle de la technè : cette forme de connaissance particulière et ce savoir faire efficace capables de concrétiser et de produire à la fois des entités fonctionnelles et des entités non fonctionnelles, autrement dit des media. Ces entités prennent la forme de l'outil technique et de l'?uvre d'art. C'est dans cette perspective que la problématique du medium et de son dépassement, est posée. En effet, tout semble indiquer que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase, une phase dans laquelle le medium tend à se dissimuler et à "disparaître" dans une sorte d'excès qui le situe au-delà (ultra) de notre capacité de perception et de contrôle. L'image numérique, la radio et le magnétophone ainsi que les premiers événements multi-media et la mouvance post-humaine, sont ici pris en compte par l'auteur dans une réflexion qui montre comment le paradigme rétinien occidental a tendance à se renforcer et comment, par ailleurs, les modèles réductionnistes véhiculés par les "visions" des utopies techniciennes actuelles sont les plus propices à ce déploiement "excessif" du medium.
Cet ouvrage souhaite accompagner certaines évolutions notables qui surviennent actuellement dans le champ des arts (musique et arts sonores, danse, arts plastiques), ainsi que dans le champ des discours théoriques sur l'art qui, récusant l'enfermement de ce dernier dans la sphère du "surplus civilisationnel", sont à l'écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique, sociale, ainsi que de la crise des représentations que nous traversons. Nous utiliserons la notion de transition - bien connue dans la sphère de l'écologie - pour aborder des évolutions, radicales ou modérées, qui ne relèvent pas des mutations ou ruptures qu'il est d'usage d'étudier dans l'art moderne. Deux enjeux traversent ces transitions. Le premier réside dans la question renouvelée du "sujet" : si ce dernier constitue l'objet classique de l'esthétique et de l'art, on peut désormais élargir le débat à l'idée de processus de subjectivation. Avec le second enjeu, le mot "transition" renvoie également à la notion de décroissance. Décroître (au sens de l'homo oeconomicus) pour croître : s'il est capable de quitter le mode productiviste qu'il a intériorisé, l'art pourrait proposer un modèle tourné vers la qualité plutôt que la quantité, vers l'expérience plutôt que vers l'éphémère consumériste.
Comment transmettre l'analyse de l'écoute portée sur le monde, quelles sont les méthodes permettant d'instaurer la communication entre spécialistes, chercheurs, praticiens et publics. Le son, par lui-même, ne peut être la préoccupation prédominante dans la recherche qualitative environnementale. Le développement de l'écoute est seul garant de la préservation de la dimension sonore de notre milieu de vie. Dans ce numéro de Sonorités ces thèmes sont traités non seulement par des chercheurs, des artistes, des pédagogues, mais aussi par des intervenants qui, dans leur vie de tous les jours, sans être spécialistes, ont pris conscience que la problématique du sonore et de l'écoute appartient à "tout le monde".
Les êtres vivants sont aujourd'hui soumis à un processus de domestication, d'exploitation et de manipulation sans précédent. Repousser les limites du vivant est devenu un enjeu majeur de nos sociétés. Ce projet d'actualiser et de déployer les virtualités des organismes biologiques s'inscrit dans une dynamique plus vaste et totalisante qui vise l'illimitation comme horizon global. A la démesure des ambitions affichées correspond fréquemment un manque de conception d'ensemble qui entraîne des conséquences pour le moins problématiques, voire néfastes. Une vision trop simpliste véhicule le plus souvent des approches et des modèles réducteurs favorisant la perpétuation d'un processus destructeur qui n'a plus raison d'être Dans une démarche inter et transdisciplinaire, ce livre prend en compte les apports de scientifiques, d'artistes, d'historiens, de philosophes et d'économistes dans une volonté de clarifier les enjeux et les perspectives liés à la question du vivant et de sa complexité.
Duchamp n'est pas un précurseur (au sens avant-gardiste du mot), mais un anticipateur. Il n'est pas de connivence avec la logique moderniste et son mythe d'un Novum qui, par la mode, revient éternellement même sous un visage apparemment autre. Il est, en somme, l'inventeur de l'inédit, d'un événement qui ne prend pas sens par rapport à une diachronie guidée vers une lin, mais dans une relation plus libre avec les conditions historiques de la création. (:'est ce qui explique, non pets à proprement parler la " modernité de Duchamp, niais plutôt sa présence intempestive et son retentissement contemporain. Cet essai propose une interprétation du readymade à partir de la situation de Marcel Duchamp en son temps et il tente de saisir, à travers l'humour, la désinvolture, une paresse revendiquée, la pensée de derrière " d'un artiste qui s'affirme de se dénier et craint par dessus tout l'esprit de sérieux.
Il s'agit avec ce numéro de mettre en lumière les évolutions rapides des recherches, largement interdisciplinaires, consacrées à la littérature et plus largement à la culture dites "populaires". Si la transformation du statut - légitimité, valeur - des fictions médiatiques et des récits de genre semble un fait largement acquis dans la sphère socio-culturelle, cet intérêt plus grand entraîne-t-il des travaux renouvelés et donc, peut-on espérer, l'adaptation ou la mise en place des outils critiques adéquats à leur évaluation ? Ce dossier adoptera une perspective résolument méta-critique : chacun des chercheurs sollicités est invité, dans son domaine de spécialité, à faire le point sur ses pratiques et ses méthodes. Le sommaire contient les contributions de grands spécialistes français et étrangers parmi les plus reconnus du domaine, et donne aussi la parole pour une part significative aux jeunes chercheurs dans un champ dont le dynamisme actuel constitue justement un trait frappant.
Quand on habite entre Nîmes et Vidourle, on peut s'étonner de l'oubli dans lequel est tombé Guillaume de Nogaret, un Languedocien aussi éminent que contesté. Sa place de premier plan auprès de Philippe le Bel est largement due au rôle qu'il a joué dans la solution de litiges concernant notre région, rôle qui lui a permis de faire apprécier ses mérites par son souverain. Celui-ci, n'oubliant ni les origines de son collaborateur ni ses liens avec la faculté de droit de Montpellier, a su voir tout l'intérêt que présenterait pour lui un meilleur ancrage de Nogaret dans sa province natale. Il lui confia donc la charge de juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire avant de lui attribuer les seigneuries de Calvisson, Marsillargues et Manduel, ainsi que des droits seigneuriaux dans une trentaine de villages autour de Nîmes avant d'en faire son garde du sceau. Nogaret sut s'intéresser à la gestion de ses biens et y procéder à des investissements, même si ses activités ne lui permettaient pas de séjourner régulièrement en Languedoc. Et pourtant, son rôle aussi bien local que national n'a guère encore été étudié ou n'a fait l'objet que d'études peu accessibles à un public non spécialisé, pour lequel Nogaret est trop souvent limité à son action dans les affaires d'Anagni et de l'Ordre du Temple. Les fondateurs de l'association Guillaume de Nogaret, histoire médiévale en Bas-Languedoc ont pensé qu'une étude plus approfondie de l'oeuvre du chancelier de Philippe le Bel était particulièrement opportune. Le colloque dont nous publions aujourd'hui les actes est le fruit de cette démarche.
Si la littérature est un lieu privilégié pour la construction et la représentation des identités sexuelles et du genre, quelles perspectives l'analyse de ces constructions et de ces représentations ouvre-t-elle au sein des études littéraires? C'est cette question qu'explore ce volume de Poétiques Comparatistes. S'il est, dans le domaine des sciences humaines, un champ théorique et critique dans lequel les clivages entre les deux côtés de l'Atlantique sont marqués, c'est bien celui où s'inscrivent les études des représentations des identités sexuelles. Des feminist studies aux queer studies, ce champ a une histoire et une évolution, d'abord en Amérique du Nord, où il s'est construit à partir d'une certaine " pensée française ". Par un effet de retour, l'institution universitaire française commence à s'ouvrir aux approches " queer ". C'est donc logiquement comme un dialogue transatlantique que ce volume est pensé. Permettant une confrontation des approches théoriques, il propose de grandes synthèses sur des problématiques essentielles, qu'il s'agisse de la représentation des relations homoérotiques dans l'Antiquité, des relations entre mythes et gender, de l'émergence historique de la catégorie de l'homosexuel ou des relations entre les différents courants du féminisme et des études queer ; en même temps, il offre un large éventail d'analyses de textes littéraires et cinématographiques.