Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les instantanés de l'histoire : grands reporters de guerre. Entre observation et engagement
Barbancey Pierre ; Girard Renaud ; Perrin Jean-Pie
ULM
9,50 €
Épuisé
EAN :9782728804832
Du Cambodge à l'Afghanistan, des Balkans à l'Afrique subtropicale, des guerres du Golfe au conflit israélo-palestinien et aux révolutions arabes, ils ont couvert tous les grands conflits contemporains. Faisant voyager le lecteur sur leurs épaules, ils savent extraire la politique du quotidien des populations qu'ils rencontrent sur le terrain. "Volontaires" de l'information, témoins engagés, ils se muent alors en historiens du présent. En dialoguant dans ce livre, Pierre Barbancey (L'Humanité), Renaud Girard (Le Figaro), Jean-Pierre Perrin (Libération) et Jon Swain (The Sunday Times) nous font découvrir les conditions matérielles du grand reportage de presse écrite, saisir les mutations de leur métier au cours des dernières décennies, comprendre la fascination que le reporter de guerre exerce sur le public. Quelles sont donc les motivations de ces civils qui se précipitent sur des lieux de combat que tout le monde cherche à fuir, pour donner à voir ce que chacun sent devoir connaître sans être prêt à l'affronter directement ?
Résumé : Alliant un panorama des diverses solutions urbanistiques adoptées par la plupart des pays sur les cinq continents et de nombreux exemples précis sur la situation française (ainsi s'ouvre-t-il sur la rue d'Aubagne à Marseille), ce livre démonte les fausses solutions et traite des pistes réalistes souhaitables. Il propose un diagnostic du pire à bannir et du meilleur à développer à une époque où ce qui reste à sauver d'un mode de vie vivable peut encore l'être.
e 1863 à 1931, la Nouvelle-Calédonie est connue sous le nom de " la Nouvelle ". Vingt-deux mille transportés des travaux forcés, plus de 4 000 déportés politiques, surtout de la Commune de Paris, près de 4 000 relégués, en majorité récidivistes de délits mineurs, auxquels il faut ajouter plus de 1 000 femmes transportées ou reléguées y débarquent, faisant de cette terre kanake du Pacifique Sud, l'archipel des forçats. Louis-José Barbançon retrace l'histoire de la Transportation des forçats à " la Nouvelle ". Une histoire vécue à travers l'exemple du premier convoi de 250 forçats de l'Iphigénie, arrivés dès 1864. Comme l'écrit l'auteur : " dans un pays d'immigration, l'importance dévolue aux premiers arrivés, pionniers volontaires ou malgré eux, reste une dominante de la conscience collective. On a les Mayflower qu'on peut ". Il s'agit par une étude exhaustive des dossiers individuels de ces premiers transportés de retrouver leurs origines et de découvrir leur vie et leur devenir dans la colonie pénitentiaire. Ce ne sont pas des forçats virtuels qui sont mis en scène mais bien des hommes de chair et de sang replacés dans le contexte historique d'une terre de bagne, face à la répression ou à la réhabilitation. L'originalité de ce travail tient dans le fait qu'au-delà des lois, des statistiques, de la chronologie, l'auteur tente de donner la parole à des femmes et à des hommes de rien dont il est lui-même originaire, faisant accéder ces oubliés de toujours, comme l'écrit en préface Michelle Perrot " à la dignité de l'Histoire ".
Longtemps, la terre de Nouvelle-Calédonie a retenti des bruits de chaînes. En deux volumes intitulés " Les chaînes ", consacré à la phase de répression subie par les forçats à la suite de leurs condamnations, et " La terre "qui traite des phases d'amendement et de réhabilitation, cet ouvrage de plus de 1 000 pages et 1 000 illustrations se propose de mettre à la disposition des lecteurs une somme de la connaissance actuelle sur le bagne de " la Nouvelle" . L'image y est première. Pour autant, les commentaires historiques abondants concernent pratiquement toutes les facettes du bagne calédonien, son côté obscur comme ses rares mais précieux instants d'espoir. L'histoire de l'archipel calédonien constitue un tout mais le bagne la rattache à l'histoire des bagnes australien et guyanais et à ce choix des sociétés européennes d'éloigner, au-delà des mers ou des espaces sibériens, celles et ceux qu'elles ne jugent alors pas dignes de garder en leur sein. Une terre kanak a reçu exclus, ces maudits, ces damnés, à la fois terre-tombeau et terre-phénix qui a permis de renaitre.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.