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De Carthage à Jéricho. Mythes et réalités du mercenariat celtique (Ve-Ier siècle a.C.)
Baray Luc
AUSONIUS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782356131829
Du Ve siècle à la fin du Ier siècle a.C. , de l'Afrique du Nord à la Judée en passant par la Sicile, l'Italie, la Grèce et l'Asie Mineure, des milliers de guerriers celtes ont été recrutés par les Carthaginois et les Grecs. Les mercenaires celtes jouèrent un rôle souvent décisif dans le théâtre des guerres méditerranéennes pendant cinq siècles. Guerriers étrangers, motivés par l'appât du gain et la recherche de terres où s'installer, les Celtes essaimèrent partout sur tous les fronts où leur savoir-faire technique et leur bravoure paraissaient indispensables. Luc Baray nous propose de déconstruire le mythe et de revenir aux sources littéraires pour déterminer avec précision et érudition quelles ont été l'origine et l'importance de ces mercenaires dans les armées de Méditerranée. Il dresse un état précis de nos connaissances et nous fait comprendre la nature des engagements, le contexte particulier des recrutements, en cherchant toujours à distinguer les statuts ? mercenaire ou auxiliaire ? derrière les dénominations. Cette analyse serrée des textes nous offre aussi un éclairage inédit sur tous ces fronts qui secouèrent et déchirèrent la Méditerranée avant la fin du Ier siècle a.C.
Les sources littéraires antiques nous apprennent que plusieurs milliers de Celtes ont été recrutés comme mercenaires dans les armées puniques et grecques, au cours des cinq derniers siècles avant J; C. Les objets archéologiques supposés témoigner de ces engagements sont relativement rares (armes ou représentations sculptées ou peintes d'armes ou de guerriers celtes) et inégalement répartis sur l'ensemble des théâtres d'opérations du Bassin méditerranéen (Italie, Sicile, France méditerranéenne, Asie Mineure, Égypte...) et de l'Europe nord-alpine. Luc Baray propose une approche critique de l'interprétation traditionnelle des objets de la culture de La Tène et des représentations figurées censés avoir jalonné les itinéraires empruntés par les contingents de mercenaires celtes à destination des régions d'embauche ou de retour dans leur pays natal. L'auteur nous invite à nous méfier des raccourcis aussi erronés que dangereux assimilant production matérielle et identité ethnique, ou identité culturelle et identité ethnique. Ce livre analyse successivement les différents objets ou types d'objets concernés par cette problématique d'anthropologie historique et culturelle.
Les pratiques funéraires constituent depuis toujours un domaine privilégié par lequel les archéologues tentent d'appréhender les croyances, les structures et les hiérarchies des sociétés qu'ils étudient. Ce domaine, toutefois, a été abordé au moyen de méthodes différentes, en référence à des modèles différents d'interprétation. C'est pour faire progresser ce débat essentiel qu'ont été réunies dans cet ouvrage les contributions d'une quarantaine de chercheurs. Il procède de la nécessité ressentie de croiser les points de vue, en particulier ceux des ethnologues avec ceux des archéologues. Cet ouvrage prolonge une réflexion qui s'est déroulée sur trois ans (2000-2003) dans le cadre du Laboratoire d'Anthropologie Sociale du Collège de France, en collaboration avec l'UMR 7041 (Nanterre) et l'UMR 5594 (Dijon).
C'est à une nouvelle lecture anthropologique des relations de pouvoir dans les sociétés gauloises du Ier siècle avant J. -C. que nous convie Luc Baray. L'approche de ce spécialiste, l'un des tous meilleurs en France sur les peuples celtes, bat en brèche bien des idées reçues sur la prétendue clientèle guerrière chez les Gaulois et la confusion souvent entretenue avec la vassalité. Sa démarche novatrice appliquée aux sources gréco-latines révèle des cohérences et des logiques sous-jacentes, non perceptibles au premier abord, mais surtout met en évidence des distorsions inhérentes aux sources elles-mêmes, qui procèdent d'observateurs étrangers à la culture et aux sociétés gauloises.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.