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Moscou-Paris, un aller simple
Balzamo Elena
MICHEL DE MAULE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782876234567
Née et éduquée en Russie soviétique, Elena Balzamo vit désormais en France. À travers trois histoires - celle de sa grand-mère, considérée dans les années vingt à quarante comme une " ennemie du peuple ", sans cesse arrêtée et emprisonnée, celle de son père, un scientifique de haut niveau en hutte à des tracasseries permanentes, et de la sienne propre, celle d'une étudiante à Moscou -, l'auteur témoigne de l'expérience de trois générations de Russes semblables à bien d'autres. Expérience difficile à cerner, difficile à raconter, car dominée par la peur. Cette peur imprégnait l'existence quotidienne, et il fallait apprendre à vivre avec. Impossible de s'y soustraire en se réfugiant dans la sphère privée : même là on était à la merci de l'Etat- mais aussi, mince satisfaction, en contact direct et permanent avec l'Histoire.
Plus d'un siècle après la mort d'August Strindberg (1849-1912), un des fondateurs du théâtre moderne, ses pièces continuent à fasciner le public, dans son pays, en Suède, et dans le monde entier. Leur célébrité occulte parfois les autres pans de son oeuvre, car il était également romancier, poète, polémiste, historien, adepte des sciences et un épistolier inégalable. Les essais réunis dans ce volume s'attachent à des aspects de sa personnalité et de ses écrits qui ont échappé à la curiosité des exégètes et, chemin faisant, ils projettent une lumières nouvelle sur son théâtre et ses oeuvres phares : Mademoiselle Julie, Le Songe, La Danse de mort...
La collection accueille l'un des contes russes les plus populaires qui, curieusement, n'a jamais été traduit en français. Les enfants sont plongés dans une aventure mystérieuse où la poule Bigarrie, autrement dit bigarrée, pond un oeuf en or. Tout le monde est ravi, sauf que personne ne sait à quoi pourrait servir ce cadeau royal. Peut-on le manger ? Les heureux propriétaires tachent de le faire, en vain. Plus ils tapent fort, plus le trésor leur résiste. Mais, comment souvent dans les contes, c'est le plus faible, une petite souris toute frêle, qui y parvient sans peine. Mais le couple ne restera pas sur sa faim, car la poule promet de leur fournir de vrais oeufs, sans chichis. Une jolie parabole, d'une simplicité apparente, toute en rimes, qui incite les petits et les grands à réfléchir à la juste valeur des choses et à la force des faibles.
Olaus Magnus (1490-1557), le dernier archevêque catholique de Suède, dut quitter son pays au milieu des années 1520 à cause de la Réforme. Durant son long exil, en Pologne et en Italie, il composa deux ouvrages qui façonnèrent la perception de l'Europe du Nord chez ses contemporains : une carte (Carta marina, 1539) et un livre (Histoire des peuples du Nord, 1555), véritable bestseller de l'époque. Les huit essais réunis dans ce volume visent à mettre en lumière différents aspects de son oeuvre, afin de mieux en cerner les contours et la portée de sa pensée, et de dresser un "portrait-robot" de ce grand savant du début des Temps modernes, dont aucun portrait ne nous est parvenu.
Strindberg est le premier auteur scandinave - et à fortiori suédois - à bénéficier d'un Cahier de l'Herne. Ce choix s'explique à la fois par l'importance de son oeuvre et par le caractère fragmentaire et incomplet de son image en France. Nous partons du constat que l'image de Strindberg en France a depuis toujours souffert d'une distorsion fâcheuse : on ne voyait et on ne voit en lui qu'un auteur de théâtre. Or, nous sommes intimement convaincu que c'est dans leur ensemble que ses écrits doivent être considérés pour être appréciés à leur juste valeur. C'est pourquoi nous avons décidé de privilégier les aspects de son oeuvre les moins connus en France, à savoir la correspondance, les recherches scientifiques et occultes, la pensée politique et les causeries, au détriment de sa production dramatique, sans toutefois l'ignorer tout à fait. Ce Cahier se devait de témoigner du volume et de l'hétérogénéité d'une telle oeuvre, et nous avons tenté, dans la mesure du possible, de rendre compte de sa prodigieuse diversité. Outre la présentation de nombreux textes inédits qui en témoignent, nous avons fait appel à des témoins et spécialistes de l'oeuvre de Strindberg, de pays, d'époques et d'horizons différents, afin de présenter au lecteur ces divers aspects de l'oeuvre strindbergienne. Compte tenu de ces données, le présent Cahier entend simultanément présenter au public un bilan des dernières recherches sur l'oeuvre de Strindberg, compléter (et parfois rectifier) la vision de cet auteur en France, grâce à l'apport des connaissances acquises dans ce domaine dans les autres pays, et valoriser les traductions existantes de ses oeuvres, en leur fournissant le cadre référentiel qui jusqu'ici leur faisait défaut.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.