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L’homme armé. Expériences de la guerre et du combat en Castille au XVe siècle
Baloup Daniel
CASA DE VELAZQU
35,00 €
Épuisé
EAN :9788490963616
L'expérience et la culture de la guerre au Moyen Age étudiées à partir de récits biographiques de la noblesse castillane. A partir des chroniques nobiliaires d'époque trastamare, cette étude cherche à établir comment la guerre était vécue et racontée en Castille au XVe siècle. Les deux premiers chapitres portent sur les conditions de production de ces textes, et abordent les problèmes posés par la mise en récit de l'expérience vécue. Les trois suivants montrent que la culture de guerre est alors largement partagée au sein de la noblesse, sans considération de genre ni de statut : femmes et clercs n'en sont pas exclus. En revanche, le discours sur la guerre construit une forme d'exclusivité nobiliaire qui se manifeste dans le traitement narratif réservé aux combattants roturiers. Le dernier chapitre aborde enfin le combat dans une perspective anthropologique, en s'attachant au corps et aux émotions du guerrier.
Souvent négligé dans la bibliographie consacrée aux croisades, le continent africain se révèle pourtant la destination récurrente d'expéditions militaires menées au nom de la défense ou de la propagation de la foi chrétienne. Composé de treize contributions encadrées d'une introduction et d'une conclusion, le présent ouvrage offre un panorama particulièrement complet du phénomène à l'une de ses périodes cruciales : la fin du moyen Age et le début de l'époque moderne. Il démontre la diversité des acteurs, des motivations et des enjeux qui animent ces entreprises. A la suite des auteurs, le lecteur est invité à traverser tout le continent d'est en ouest, depuis les rêves d'une offensive qui associerait la Nubie ou l'Ethiopie aux forces occidentales mobilisées contre les puissances islamiques, jusqu'aux entreprises concrètes des Portugais à Ceuta puis le long de la côte atlantique, en passant par les attaques ponctuelles contre les cités commerçantes du Maghreb central. Au-delà du caractère indiscutablement hétéroclite des manifestations africaines du phénomène croisé, une certaine unité entre ces expéditions se dégage, marquée par une réelle fascination pour ces espaces si proches et si mal connus, un véritable tropisme africain de l'Occident, qui permet à bon droit de considérer l'Afrique comme un front de croisade à part entière.
Passé l'élan victorieux de la première croisade, les Latins se heurtent en Orient à des difficultés toujours plus grandes. La perte de Jérusalem, conquise par Saladin en 1187, puis celle d'Acre, qui tombe en 1291, puis encore l'irrésistible avancée ottomane et la chute de Constantinople, en 1453, suscitent la rédaction de nombreux projets de croisade : devant l'accumulation des échecs, il apparaît désormais évident que l'organisation de nouvelles expéditions nécessite un effort de prévision et de gestion des moyens afin de mettre toutes les chances du côté des puissances chrétiennes. Parfois, c'est un prince ou le pape qui commande un rapport ; plus souvent, les auteurs de ces projets de croisade agissent spontanément, parce qu'ils sont sincèrement préoccupés par le sort de la chrétienté ou pour faire progresser leur carrière en attirant l'attention d'un puissant. D'une façon ou d'une autre, ces textes illustrent le développement d'une pensée prospective qui, sans écarter les références aux Ecritures et aux prophéties, se caractérise par sa visée pratique : il s'agit d'évaluer les forces et les faiblesses de l'adversaire, d'élaborer une stratégie et des tactiques de conquête, de susciter une coalition des forces chrétiennes et de trouver les moyens financiers, matériels et humains du succès. Parce qu'ils n'ont, pour la plupart, jamais été suivis d'effets, ces textes ont été longtemps négligés par les historiens. Le présent volume participe d'un regain d'intérêt pour une source susceptible de beaucoup nous apprendre, en particulier sur les visions géostratégiques dominantes à la fin du Moyen Age et sur l'évolution des rapports de force entre les puissances européennes.
Est-il possible d'évaluer les conséquences de l'enseignement religieux sur l'imaginaire et sur les comportements des Castillans à la fin du Moyen Âge ? Pour répondre à cette difficile question, les textes réunis dans ce volume ont exploré trois domaines dans lesquels il semblait possible de suivre la réception des leçons de l'Église : le développement de nouvelles dévotions (à la Trinité, au sang du Christ), l'adoption de pratiques ou de comportements préconisés par le clergé (la confession, le respect des lieux consacrés) et les attitudes a l'égard de la communauté juive et des judéo-convertis. Ces textes font apparaître, parmi d'autres acquis, l'importance du substrat intellectuel sur lequel l'enseignement religieux vient se greffer, la participation de la pastorale chrétienne à la construction des identités collectives et la fragilité du monopole que l'Église prétendait exercer sur la diffusion de la doctrine. Sur un terrain encore assez peu exploré, le présent ouvrage vient poser des jalons à partir desquels la recherche historique peut espérer parvenir à une meilleure compréhension de la vie religieuse des laïcs entre le XIIIe et le Xve siècle.
Etudier le financement et la logistique des croisades revient à s'intéresser aux moyens dont disposent les puissances civiles et ecclésiastiques, au Moyen Age, pour venir à bout d'une entreprise complexe, qui doit être portée dans la durée et en concertation avec des partenaires qui souvent, sur d'autres terrains, sont concurrents, voire ennemis. D'une certaine manière, parce qu'elle touche à la question des finances royales ou pontificales et à celle des moyens militaires, terrestres et maritimes dont disposent les princes et les cités, la problématique du présent volume n'est pas rapport avec celle, ô combien féconde depuis plus d'une trentaine d'années. de la genèse de l'Etat " moderne " . Mais l'ouvrage en donne un aperçu en grande partie inédit. A travers une série de cas choisis dans toute l'Europe, les auteurs 'attachent à analyser la mise en oeuvre pratique de l'esprit pragmatique et de la pensée administrative qui habitent les entrepreneurs de croisade à la fin du Moyen Age. Il s'agit d'une réhabilitation : l'historiographie traditionnelle a souvent considéré les croisades tardives comme de simples rêveries passéistes ou comme des leurres destinés à influencer le cours des discussions diplomatiques entre souverains chrétiens. En dépit des tentatives avortées et de quelques sanglants échecs, elles appellent un tout autre jugement et une reconsidération : les contributions réunies ici témoignent des limites mais aussi de l'ambition des opérations déployées, à la fin du Moyen Age, au nom de la défense de la chrétienté.
Pellistrandi Benoît ; Sirinelli Jean-François ; Pe
Au delà du phénomène de mode dont elle est l'objet, l'histoire culturelle a acquis une légitimité scientifique grâce aux travaux qui en ont démontré la fécondité épistémologique. Ce livre aborde les thèmes traditionnels de l'histoire culturelle : les politiques culturelles, les intellectuels, la lecture et l'édition, l'histoire de l'art, le patrimoine, les médias, les transferts culturels. Il montre comment des champs nouveaux gagnent à être investis par une approche d'histoire culturelle comme les cultures politiques, le lien entre religion et culture, entre identité nationale et histoire, ou encore les cultures de guerre. Il examine enfin les articulations entre culture nationale et cultures régionales dans leurs modalités française et espagnole, ainsi que la signification de la naissance et de la consolidation de la culture de masse. Au fil des démonstrations, apparaissent des historiographies singulières dont le rapprochement permet une comparaison des situations et pose le socle d'un dialogue entre la France et l'Espagne.