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Le moine et la psychanalyste
Balmary Marie
ALBIN MICHEL
20,10 €
Épuisé
EAN :9782226159953
Lorsqu'un moine et une psychanalyste - juive et agnostique - s'interrogent ensemble non pas tant sur ce qui guérit que sur ce qui pourrait « sauver », que peut-il naître de cette rencontre ? Une parole libre, dans laquelle le verbe « croire » se passe de complément, et qui exprime une autre idée du désir, pour la psychanalyse comme pour la religion. Parole tendue, confrontation parfois, au sujet de l'Eglise et de ce Dieu demandeur de sacrifices que la psychanalyste compare à un Ogre mangeur d'âmes. Parole heureuse, qui conduira les deux interlocuteurs vers des rendez-vous avec Abraham, le psalmiste et Jésus, mais aussi avec Mozart, Rimbaud mourant près de sa soeur ou Montaigne au chevet de la Boétie. Marie Balmary choisit ici pour la première fois la voie de la parabole, s'inspirant, entre autres, du dialogue réel qu'elle eut avec le moine Marc-François, frère de Jacques Lacan. Avec ce récit atypique et passionnant, elle nous introduit dans un monde de relations libératrices, autre nom du « ciel ».
Résumé : On ne peut pas écouter l'autre, en tant que psychanalyste, sans se demander d'où vient à l'homme l'aptitude à dire " je ", à parler sa vie, sa mort, en première personne. Car l'efficacité de la cure analytique repose sur l'accès du patient à JE sujet, ce à quoi aucun animal n'est parvenu. Or la science, après Darwin et avec Freud, croit l'homme " issu de la série animale ". Où donc le sujet trouvera-t-il sa généalogie ? Pas dans la nature. Où donc, dans la culture, puisque la religion de l'habitude croit lire au début de la Bible la création de l'homme comme objet vivant par un Dieu Tout-Puissant ? Ce livre est un nouveau voyage dans nos récits d'origine, en quête de l'apparition du sujet : le premier JE de Dieu - du diable - et de l'humain ; comment cet humain est bien créé, mais non l'homme et la femme qui n'apparaissent que par leur rencontre ; l'importance de la loi symbolique pour JE et TU dans leur éveil... Marie Balmary revisite ainsi les grandes figures bibliques et évangéliques, leur posant à chacune la question du sujet et de l'autre. jusqu'à ce qu'apparaisse une nouvelle cohérence de ces textes avec l'expérience clinique. Au lieu heureux où l'homme ne se vit désormais plus comme chose, bête ou esclave, mais comme sujet fils, engendré d'esprit. Au-delà de la création et de la mort.
Depuis longtemps, Marie Balmary lit l'oeuvre de Freud et la Bible en même temps. Indifférente aux diverses traditions intellectuelles qui ont décrété l'hétérogénéité radicale de ces deux univers, elle s'efforce d'explorer les profondes analogies des récits fondateurs qui renvoient à l'expérience de l'inconscient et à celle de la Révélation. Certes, Freud s'était passé de Dieu pour dire l'homme, et la religion, souvent, se plaît à faire l'économie de l'humain pour révéler Dieu. Mais ne fallait-il pas tenter l'aventure d'une réflexion double et susceptible de saisir ce qui -dans le Testament dévoilé par Freud, l'inconscient, comme dans les Écritures- peut parler d'une même voix? Tel est l'objet de ce livre... On y trouvera donc Adam et Eve, l'épisode de Babel, l'histoire d'Abraham dans ses étapes les plus décisives, de son départ à la guérison de Sarah et l'élévation d'Isaac... et, en résonance, des passages évangéliques; tous écoutés à partir de leur langue, comme un psychanalyste écoute un rêve. Il ne s'agit pas ici de traduire Freud dans le langage de ce qu'il tenait lui-même pour une «illusion». Il a semblé plus urgent de bâtir une exégèse ouverte et multiple, ce dont cet essai s'acquitte avec rigueur et pertinence.
Balmary Marie ; Bennani Jalil ; Dufour Dany-Robert
Depuis Freud, la religion a parfois été interprétée comme un secours que l'humanité aurait cherché sous des formes diverses. Les chants des croyants furent relégués au rang de cris angoissés et les promesses des religions confondues avec de vaines tentatives de réconfort. Nombreux sont ceux qui pensèrent alors que les lieux de culte allaient être désertés, les hommes trouvant ailleurs l'espérance de leur salut: sur le divan. Mais ce nouvel espace n'éclipsa finalement pas le premier. Ecrivains, universitaires et psychanalystes s'interrogent. Quelle place tient le sacré dans l'inconscient? Doit-il être considéré comme un symptôme ou s'agit-il au contraire d'être à l'écoute de ce qu'il dit? Et lorsque le sacré, d'ordinaire insaisissable, vient à se lire, par exemple dans les rêves, qu'a-t-il à nous révéler?
Marie Balmary applique à Freud lui-même la démarche qu'il suivait avec ses patients. Sa méthode, des Grecs à la Bible, de la vie de Freud à ses écrits, est fidèlement freudienne. Elle nous convie à une reconsidération de tout l'édifice psychanalytique.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin