Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Comment préserver les ressources naturelles ?
Ballet Jean ; Koffi Jean Marcel ; Komena K.B. ; Ra
ULM
7,10 €
Épuisé
EAN :9782728804610
La gestion participative des ressources naturelles a été imposée aux pays en développement par les bailleurs de fonds internationaux dans les années 1990. Cette nouvelle modalité de gestion des ressources se construit en théorie avec l'appui des populations locales pour leur propre bénéfice. Dans la réalité, elle tend plutôt à s'imposer à elles. Elle les détourne de l'accès à des ressources sanctuarisées. Elle favorise globalement la captation de rente par l'État et certaines ONG de conservation. Les projets de gestion participative se révèlent alors souvent inadaptés pour les populations. Ils renforcent les inégalités sociales au niveau local et ne parviennent pas à réduire de manière substantielle la dégradation des ressources naturelles. Un tel constat plaide donc pour une reconfiguration de cette gestion sur la base d'une véritable démocratie participative et pour le développement de processus longs permettant un véritable apprentissage collectif.
Résumé : Comme sur un tableau noir, on dessine, on efface, on recommence, on invente l?histoire à l?infini avec le personnage Tom Gom qui nous entraîne dans son univers en réalité pas du tout noir!
Rompant avec une monarchie qui se proclamait solaire, la République française s'affirme volontiers volubile, sinon éloquente, le mot se substituant volontiers à l'acte. Plus propre aux métamorphoses qu'un héros homérique, par cinq fois inventé sous des formes diverses, ce régime, instauré par des avocats et des professeurs, voire des poètes, ne saurait être que fertile en mots - certains disent plus noblement "paroles". Ce qui surprend, en cette effervescence, de l'un à l'autre des vingt-cinq présidents qu'accueillit l'immuable Elysée, c'est qu'en fin de compte le recours aux mots n'ait pas été inversement proportionnel au passage à l'acte. Les plus inertes n'ont pas été les plus éloquents. La croissance exponentielle du pouvoir présidentiel n'a cessé de s'accompagner de celle de la parole, de louis Napoléon Bonaparte à Emmanuel Macron.
Ballot Jean-Christophe ; Handke Peter ; Barré Fran
En quatre saisons, Jean-Christophe Ballot a arpenté la montagne Sainte-Victoire jusqu'à s'y fondre, s'y dissoudre, en quête d'une révélation. En écho aux Trente-six vues du mont Fuji gravées par Hokusai, l'artiste retient une séquence de 36 vues de la montagne, en 46 tableaux. Il y restitue les variations incessantes des jeux de l'air et de la lumière. Avant lui, en hommage à Paul Cézanne, Peter Handke avait traduit dans La leçon de la Sainte-Victoire la nécessité qui s'était imposée à lui de découvrir et d'interroger cette montagne provençale. En mêlant les images de Jean-Christophe Ballot à des extraits du texte de Peter Handke, l'ouvrage force la rencontre inédite de deux oeuvres et de deux regards intemporels et poétiques sur un site inscrit dans le patrimoine naturel, culturel et vivant.
Rompant avec une monarchie qui se proclamait solaire, la République française s'affirme volontiers volubile, sinon éloquente, le mot se substituant volontiers à l'acte. Plus propre aux métamorphoses qu'un héros homérique, par cinq fois inventé sous des formes diverses, ce régime, instauré par des avocats et des professeurs, voire des poètes, ne saurait être que fertile en mots - certains disent plus noblement "paroles". Ce qui surprend, en cette effervescence, de l'un à l'autre des vingt-quatre présidents qu'accueillit en un siècle et demi l'immuable Elysée, c'est qu'en fin de compte le recours aux mots n'ait pas été inversement proportionnel au passage à l'acte. Les plus inertes n'ont pas été les plus éloquents. La croissance exponentielle du pouvoir présidentiel n'a cessé de s'accompagner de celle de la parole, de Louis Napoléon Bonaparte à Nicolas Sarkozy.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.