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La jeunesse de Mademoiselle X. Une histoire d'amour
Ballestra Silvia
SEUIL
18,30 €
Épuisé
EAN :9782020397117
Jeune fille de bonne famille, mademoiselle X hérite d?une usine de pâtes aux ?ufs. Souhaitant régulariser le statut des ouvrières qui travaillaient au noir, elle provoque alors la faillite de l?entreprise. Prise en tenaille par ses salariées furieuses d?avoir perdu leur travail et un Roi des Marches - un bon mixe de Tapie-Berlusconi - qui la somme de céder son usine, mademoiselle X décide donc de se retirer temporairement à Grottaville, cité de son adolescence. Après sa vie étudiante à Bologne, ce retour aux sources ne peut que convoquer quelques réminiscences. Amour platonique et fou avec le chanteur-guitariste des «ehhh», un groupe de rock français, et berlue de ses ami(e)s qui ont ou non changé, sont comme les ultimes ponts qui vont céder pour lui ouvrir le monde des adultes. Arborant un ton espiègle, alerte et enjoué, Silvia Ballestra se déguise en reporter à sensations. De fait, elle n?hésite pas à libérer la narration de toute contrainte romanesque, lui conférant les attributs de l?article explosif d?une destinée extra-ordinaire, ou du moins de la biographie d?un personnage exceptionnel: apostrophe aux lecteurs, longues digressions, propos décousus et désordonnés, truffés de fausses pistes comme pour en maintenir le suspense, ou encore nimbe de merveilleux là où seul le banal prédomine?La jeunesse de mademoiselle X a toutes les allures d?un conte où l?histoire, pourtant, ne débutera jamais. Car «notre» héroïne n?est que l?emblème d?une adolescente en passe de devenir une adulte qui, pour ce faire, doit élimer un à un tous ses souvenirs - amoureux, amicaux - de ce temps désormais forclos. «(?) l?ensemble de ces racontars suprêmes est avant tout un bruyant adieu à toutes les âneries de l?extrême jeunesse. Et non un enterrement, bordel! Une fête de libération, ça oui!» assène l?auteur. Pourtant, loin de revisiter un mythe - celui des oripeaux de la naïve jeunesse dont il faut se débarrasser -, Silvia Ballestra donne des accents générationnels à son ouvrage qui stigmatise les trentenaires dans leur utopisme et leur difficile face-à-face avec la réalité. Au terme de la lecture, ce n?est donc pas précisément par l?esprit de fête que l?on est envahi, mais bien par le temps qui passe! --Sylvaine Jeminet
Dans cette fresque d'une génération en sept épisodes, le monde juvénile apparaît sous ses multiples facettes à travers une parodie de genres littéraires, de la bande dessinée au thriller et à la science-fiction. Ainsi, peuplant des pages souvent hilarantes, découvrira-t-on aussi bien des personnages cyberspatiaux que des intellectuels pédants, le sosie de Jimi Hendrix enfant ou Bret Easton Ellis en personne. Mais derrière les déformations grotesques et les accélérations du comique, le réel sourd tel un bruit de fond un peu étourdissant. Silvia Ballestra affronte en effet tous les problèmes existentiels et sociaux de sa génération (la famille, la politique, la littérature...), décrivant les habitudes, les mythes, l'entêtement des jeunes, tout en saisissant fort bien la force de contestation qui les habite.
Ballestar Vincenç-B ; Vigué Jordi ; Richebé Martin
Voici une méthode simple et accessible pour l'artiste débutant. Connaître les formes élémentaires, maîtriser le croquis préliminaire, apprendre à composer un paysage, étudier les proportions, telles sont certaines des techniques indispensables à assimiler lorsque l'on commence à dessiner. Vous trouverez dans cet ouvrage, très facile d'accès, abondamment illustré, une méthode en 39 leçons pour maîtriser les notions de base et vous permettre d'exprimer librement votre créativité. Quel que soit le support - fusain, craie, pastel, crayon, graphite - l'expérimentation et la pratique vous permettront de réaliser facilement des dessins dans des genres très différents: natures mortes, paysages urbains, animaux, portraits ou caricatures. Que vous soyez débutant, étudiant en art ou professeur à la recherche d'une méthode pédagogique, ce livre vous séduira par sa simplicité et ses nombreux conseils pratiques.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Svevo Italo ; Fusco Mario ; Piroué Georges ; Miche
Tu dois te représenter quelle violence je me suis fait pour sauter à pieds joints dans mes nouvelles occupations. Je dois en être intimement secoué et, lorsque, sans me le demander, mon roman se présente à moi, moi qui ai toujours aimé tout ce que j'ai fait, je reste stupéfait devant l'évidence de mes images, et j'oublie le monde entier. Ce n'est pas l'activité qui me rend si vivant, c'est le rêve..." Italo Svevo, à sa femme, 1900. "Vers la fin de l'après-midi, ne sachant à quoi m'occuper, je pris un bain. Je sentais sur mon corps une souillure et j'éprouvais le besoin de me laver. Mais une fois dans ma baignoire, je pensai:"Pour me nettoyer, être vraiment net, il faudrait que je sois capable de me dissoudre tout entier dans cette eau."En moi toute volonté était si bien abolie que je ne pris même pas le soin de m'essuyer avant de remettre mes vêtements. Le jour tomba. Je restai longtemps à ma fenêtre à regarder, dans le jardin, les feuilles nouvelles des arbres; et, là, je fus pris de frissons. Avec une certaine satisfaction, je pensai que c'était un accès de fièvre. Je ne souhaitais pas la mort, mais la maladie; une maladie capable de me servir de prétexte pour faire ce que je voulais, ou de m'en empêcher" La Conscience de Zeno, chap. VI.
Quatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.
«À travers l?écriture, je m?approche du moi-même d?il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L?âge de dix ans ne m?a pas porté à écrire, jusqu?à aujourd?hui. Il n?a pas la foule intérieure de l?enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l?extérieur en adultes présumés, mais à l?étroit dans une taille de souliers plus petite.» Comme chaque été, l?enfant de la ville qu?était le narrateur descend sur l?île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l?excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l?envoient à l?infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l?adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d?initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l?engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l?«âge d?archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l?enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.