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Traductologie et enseignement de traduction à l'Université
Ballard Michel
PU ARTOIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782848321004
Ce volume traite de la place de la traductologie à l'université et de sa relation à l'enseignement de traduction. Le panorama est large puisqu'il va de la discipline elle-même à son incidence sur les diverses formes d'enseignement liées à la traduction: didactique et professionnel. On trouvera en tête de volume une évocation des enseignements classiques et des concours utilisant la traduction; puis des propositions concrètes pour nourrir la réflexion et l'enseignement de traduction dans les filières dites classiques, une exploration des limites de l'apport de la théorisation, des propositions diverses de mise en contact entre les filières et les types de traduction. Si l'on peut retrouver dans le regroupement des études qui composent ce volume la dichotomie de finalités et de procédures qui ont longtemps caractérisé ces deux domaines, on peut constater que des passerelles s'établissent et que des rapprochements s'opèrent: il y a des échanges de points de vue et de méthodes. Les auteurs ont tous le souci, lorsqu'ils abordent les questions de méthodologie, d'asseoir leurs propositions et leurs réflexions sur des corpus abondants et variés.
On s'est plu, depuis quelque temps, dans les études sur le langage, à souligner le primat de l'oral ; il n'est pas mauvais que la recherche en traductologie rappelle et explore cet aspect dans un domaine qui fut longtemps, et indûment, associé à l'idée de texte écrit : les premiers traducteurs n'ont-ils pas été des interprètes ! C'est donc la langue parlée qui est au c?ur des études constituant ce volume, depuis son utilisation classique dans les dialogues de roman ou de théâtre, ou bien son association à des formes 'flottantes' de littérature populaire orale, jusqu'à son intégration, sous forme spécifique, dans un genre plus contemporain tel que la bande dessinée, ou encore sa présence sous forme de parole 'réelle', plus ou moins authentique, dans des productions cinématographiques ou publicitaires. En complément de ces explorations centrées sur des ?uvres représentatives de genres, on trouvera des études davantage axées sur certains aspects spécifiques de la langue orale et concernant le transfert de leur expression dans l'écrit : l'onomatopée, forme brute de représentation des bruits, signe moins anodin qu'il n'y parait, dans la mesure où il pose le problème de la relation du sens aux sons ; l'interjection comme cri mais aussi comme mode de communication, ébauche ou annonce de cette forme éminemment sociolinguistique qu'est l'appellatif. Par ailleurs, le désir de rendre les spécificités de l'oral à l'aide de la langue écrite est lié à l'expression des sonorités et des tonalités en tant que témoignages d'émotions ou indices de rattachement à des implantations sociales ou géographiques. Il y a enfin, de toute évidence, dans l'utilisation littéraire du discours oral ou pseudo-oral, des problèmes liés non seulement à une syntaxe particulière mais aussi aux contacts entre des modes différents d'énonciation, et la traduction du discours intérieur en est une illustration particulièrement riche. Ces formes ainsi que les genres liés à l'oral sont pris comme base d'observation pour tenter de dégager les spécificités des techniques mises en ?uvre par les traducteurs par-delà les recoupements et les inévitables transversalités des problèmes. Enfin les études réunies dans ce collectif ne se limitent pas au couple anglais-français et font intervenir, lorsque le support s'y prête, la comparaison de traductions multiples d'un même texte dans une même langue ou des langues différentes, afin de faire apparaître ou de suggérer l'influence des contextes culturels et la part de subjectivité perceptibles dans les différences de performance des traducteurs.
Hommage à l'action des traducteurs à travers les siècles. Nous prenons aujourd'hui conscience de l'importance de la traduction dans le monde que ce soit au travers de l'activité des traducteurs et interprètes dans les institutions européennes et internationales ou du doublage et du sous-titrage cinématographiques, pour ne citer que deux exemples significatifs. Ce qui est moins connu du public, c'est la place de la traduction dans l'histoire de la société, de la culture et des langues. Sous cet angle, De Cicéron à Benjamin, en réunissant de façon chronologique et ordonnée un ensemble de témoignages ou d'études épars, peut se lire comme une initiation à l'histoire de la traduction.Mais il y a davantage; ce que l'on constate, c'est que la traduction, par sa nature feuilletée (herméneutique, reformulation, quête d'équivalence, réécriture) génère des interrogations et donc des réflexions. Ce parcours de traduction, qui va de l'Antiquité à nos jours, est ponctué de prises de position théoriques sur la nature de la traduction et la manière de l'effectuer; saint Jérôme nous donne le premier traité de traductologie, le Moyen Age recèle quelques textes et la Renaissance n'est pas en reste: Dolet et Du Bellay ne sont que des figures parmi d'autres; le XVIIe siècle voit naître en France les premières études scientifiques sur corpus avec De Méziriac et Gaspar de Tende; au XVIIIe siècle, l'Angleterre, avec le fameux traité de Tytler, n'a rien à leur envier. Toutes ces productions, dont certaines émanent de praticiens, s "Inscrivent dans des situations conflictuelles qui se sont perpétuées et affinées jusqu'à nos jours. On ne perçoit véritablement la portée des antagonismes actuels dans le domaine de la traductologie qu'à la lumière de ce cheminement passé; cet ouvrage demeure sans équivalent aujourd'hui."
Ce manuel propose une nouvelle approche du commentaire de traduction. En premier lieu, il apporte les éléments méthodologiques de base nécessaires à la description ordonnée des textes. Puis il offre la possibilité de les appliquer de manière progressive, en graduant la difficulté, des commentaires simples et autocorrectifs à des commentaires comparés plus complexes. Des corrigés, un index, des indications bibliographiques et des propositions pour des travaux de recherche plus synthétiques complètent l'ouvrage.Michel Ballard est professeur à l'université d'Artois.
Ce second volume est centré sur la génération du texte d'arrivée, il présuppose et fonctionne à partir des acquis et des préalables du volume précédent, volume 1 : Repérages et paramètres (construction du sens et perception des grands paramètres de la traduction : oralité, culture, figements, spécificités, sociolinguistique et communication, contacts de langues et de cultures). Des signes au texte, on envisage d'abord la forme des signes avec les catégories et la recatégorisation, les catégories comme potentiel combinatoire et voie d'accès à la réécriture, la différence de concentration comme variation de la densité des signes et des relations entre unités du texte. Puis modalités, temps et aspects comme catégories grammaticales gravitant autour du verbe et comme marqueurs de relations discursives. Avec le paradigme de désignation, on explore les variations dans la représentation d'un référent dans le discours, au niveau de signes, de syntagmes, ou via les schémas des figures de discours. Familles de paraphrases et transformations à des fins d'acceptabilité sont traitées avec l'expansion du syntagme nominal, la phrase, les propositions et les relations interpropositionnelles. Dans le cadre de la proposition, on aborde ensuite l'ordre des mots et la construction de l'énoncé en prenant le sujet pour repère. Enfin, avec la répétition, l'ellipse et les problèmes liés à l'anaphore, on traite plus spécifiquement de relations discursives assurant la cohésion du texte. Cette approche, analytique et globale, s'adresse aux étudiants faisant de la version de la première année aux concours. Il s'agit tout autant d'un parcours d'initiation que d'un ouvrage de référence permettant de trouver et de situer des solutions par rapport à un ensemble construit ; un système de renvois invite à établir des liens entre les problèmes. Un index détaillé permet une consultation pratique et rapide. Des suggestions de lecture et une abondante bibliographie permettent de poursuivre la réflexion dans des domaines spécialisés et de s'orienter vers la recherche. Tous les termes techniques sont progressivement expliqués ou définis et c'est l'index qui tient lieu de voie d'accès à un glossaire en contexte ; les problèmes exposés et analysés sont toujours illustrés par des exemples empruntés à des traductions publiées ou ayant servi en cours ou comme sujet d'examen ou de concours.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...