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Le dernier procès de Kafka. Le sionisme et l'héritage de la diaspora
Balint Benjamin ; Pignarre Philippe
LA DECOUVERTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782348045905
Au moment de mourir, en 1924, Kafka demande à son ami Max Brod - qui refusera - de brûler son journal, ses lettres, ses romans inachevés, etc. Quand, en 1968, Max Brod meurt à son tour à Tel-Aviv, Kafka est reconnu comme un des plus grands écrivains du siècle et son héritage devient un enjeu passionné. Les procès vont réveiller " l'éternel débat sur l'ambivalence de Kafka envers le judaïsme et le projet d'établissement d'un Etat juif, tout comme sur l'ambivalence d'Israël envers Kafka et la culture de la diaspora ". Selon l'auteur, " l'Etat juif repose sur une impulsion contradictoire : la nécessité de se purger de l'atavisme de la diaspora, avec l'idée que c'est seulement en Israël - et seulement en hébreu - que l'on peut à nouveau entrer dans l'histoire en tant que Juif ". Ce livre restitue le monde de Kafka de l'entre-deux-guerres. Le sionisme apparaît comme un refuge, face au double risque qui menace le peuple juif : d'un côté, la violence antisémite, de l'autre, la perte d'identité par une lente assimilation. Si Kafka n'a jamais vraiment adhéré au sionisme, il apprend l'hébreu avec passion. N'était-ce pas d'abord un " moyen de renaissance spirituelle " qui donnerait un nouveau sens à l'idée même de nation, grâce à l'amitié entre Juifs et Arabes ? A qui appartient Kafka ? Et, plus généralement, à qui appartient l'héritage de la diaspora ? Kafka lui-même n'avait pas tranché cette question, soulignant qu'il était un Juif écrivant en allemand : " Suis-je un écuyer monté sur deux chevaux ? Malheureusement, je n'ai rien d'un écuyer. Je gis par terre. "
Pourquoi, malgré de sérieux efforts de part et d'autre, la relation entre malade et médecin est-elle si souvent insatisfaisante, voire malheureuse, alors même que le médicament de beaucoup le plus fréquemment utilisé en médecine générale est précisément le médecin? Un remède aussi essentiel ne disposait encore d'aucune pharmacologie lorsque, en 1957, ce livre fut publié en Angleterre. Il y a cinquante ans, en effet, le psychiatre anglais Michael Balint (1896-1970), animateur de la Tavistock Clinic, fut à l'origine d'un mouvement médical qui reconsidéra totalement les relations médecin-malade-maladie. Il organisa plusieurs groupes de réflexion qui rassemblaient généralistes et psychiatres. Ces praticiens travaillèrent sur des cas très concrets pour discuter des conditions dudiagnostic et de l'exercice de la psychothérapie par les généralistes. Leur recherche n'eut pas pour ambition de livrer une solution miracle: l'objectif de Balint et de son séminaire fut surtout de permettre aux médecins de reconsidérer leur expérience de tous les jours, pour mieux cerner desproblèmes coûteux en travail inutile pour les praticiens et en souffrances tout aussi inutiles pour les patients.
Balint Michael ; Balint Enid ; Gosling Robert ; Hi
Chaque année, dans le monde occidental, on voit se multiplier les cours destinés à assurer aux médecins généralistes une certaine formation dans le domaine de la psychiatrie ou de la psychothérapie. Parallèlement, on assiste à une discussion permanente sur la valeur et l'utilité de tels cours. Michaël Balint et ses collaborateurs de la Clinique Tavistock ont entrepris une longue recherche à ce sujet dans le cadre des séminaires de généralistes organisés par cette institution. L'étude fait apparaître l'ambivalence des rapports de chacun à la psychiatrie et à la psychothérapie. Elle met aussi en cause le type de formation psychologique offerte généralement aux praticiens, inadaptée à leurs besoins et assurée par des enseignants mal préparés à cette pédagogie spécifique.
Largement ignorées par les études littéraires, les ambiances sont pourtant au coeur des littératures de langue française du XIX` siècle à nos jours : dans les tonalités affectives qui accompagnent les expériences de la vie quotidienne, dans notre rapport à l'espace urbain ou à l'environnement naturel, ou encore dans des situations d'interaction et de relation. Si le concept d'" ambiance " a été initialement dérivé du Stimmung ("tonalité affective e) des phénoménologues allemands pour rendre compte de l'atmosphère qui environne une personne ou un groupe, il permet ici d'interroger notre rapport aux lieux, aux objets, à la mémoire individuelle et collective et aux situations du quotidien. Ce concept, qui signifie l'omniprésence et l'insaisissable, nous conduit à analyser la façon dont l'écriture de l'ambiance et les thématiques qui y sont reliées infléchissent nos existences et nos engagements éthiques et politiques. C'est aux ressources du concept d'" ambiance" utilisées pour analyser le texte littéraire que se consacre ce volume polyphonique, avec l'ambition de rendre sensible la texture invisible de nos vies et de nos relations au monde.
Résumé : Il arrive à tous les psychanalystes d'avoir des patients difficiles qui les déconcertent et les embarrassent. Même les plus chevronnés et les plus compétents d'entre eux ont parfois des échecs. Comment est-ce possible ? Et quelle est l'explication de ce fait déplaisant ? A partir d'un " défaut fondamental " dont l'origine remonte à la petite enfance, Michael Balint démontre l'existence chez certaines personnes d'une " zone " particulière de l'esprit caractérisée par l'absence d'un tiers structurant. Cette absence empêche l'instauration du contre-transfert. Il importe alors que l'analyste procède à un réaménagement technique qui permette d'accepter la régression du patient.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.