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Les invisibles
Balestrini Nanni
POL
21,65 €
Épuisé
EAN :9782867441554
Les Invisibles" , ce sont ces garçons et ces filles des "années de plomb" , en Italie, entre 1970 et 1980, qui, de la contestation lycéenne à l'activisme révolutionnaire, ont perdu sous les coups d'une répression de plus en plus dure leurs illusions, leur liberté et, parfois, leur vie. Ce livre pose la question de la continuité et de la rupture avec 68, ainsi que le problème du passage de la famille à l'école, de l'école à la vie active, l'engagement politique. L'un de ces invisibles retrace ici son itinéraire - contestation lycéenne, militantisme, actions exemplaires - et, parallèlement, tient la chronique de son incarcération - interrogatoires, violences, révoltes, solitude. Phrases murmurées, ressassées dans l'isolement carcéral, plainte, complainte des erreurs et du découragement, Les Invisibles est aussi un document sur les dérives d'une génération perdue.
La violence est d'abord celle que subissent les textes dans le processus d'écriture utilisé par Nanni Balestrini; textes d'origines diverses, souvent des coupures de presse relatant les mêmes faits avec des mots et des points de vue différents, parfois des oeuvres littéraires, d'où il extrait des tronçons de phrases; la recomposition qu'il en fait tient du tissage, par la réapparition du fil à intervalles dans la texture; mais il s'agit d'un tissage irrégulier, ou souvent se croisent des fils d'origines très éloignées, et les rencontres fortuites, apparemment fortuites, engendrent des ruptures de sens et des sens nouveaux. Violence farte à la langue comme métaphore de la violence vécue au quotidien ou en situation de crise ? Sans doute, cela est plus que jamais évident dans cette oeuvre ou sont présentes violence existentielle de la maladie et de la mort, violence prédatrice de la guerre, violence sociale des insupportables inégalités de condition et l'exploitation du travail, violence réactionnelle de la rébellion individuelle ou de groupe et violence de la répression.
Balestrini Nanni ; Moroni Primo ; Revel Jeanne ; L
Livre d'histoires et d'analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d'une révolte, devenue "transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. ", La horde d'or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l'histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu'à la fin des années 70, qui verront s'exténuer les espérances et les jubilations d'une génération "outrageusement" enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d'or permet de combler un "manque d'histoire" de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l'Italie, mais également l'Europe, et dont l'actualité resurgit, près d'un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l'inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise "créative, politique et existentielle" à laquelle nous sommes confrontés.
Résumé : Du printemps à l'automne 1969, partant de la célèbre usine turinoise Fiat, la révolte ouvrière enflamme l'Italie et lance son cri de guerre contre la classe bourgeoise : nous voulons tout. C'est"l'automne chau ", moment fort de la longue vague révolutionnaire qui va secouer la péninsule au cours des années soixante-dix. Au centre des luttes trône la figure de l'ouvrier-masse, emblème de la rage, de la spontanéité et de l'autonomie ouvrière, qui affirme le refus du travail et la destruction violente du système d'exploitation capitaliste. Par une narration sans répit, en prise directe avec la réalité des révoltes et la voix de ses protagonistes, Nanni Bolestrini plonge au coeur de l'émergence linguistique et politique de ce nouveau sujet révolutionnaire, il fait entendre dans la chair même du texte le passage de la rébellion instinctive et individuelle du protagoniste à la dimension collective de la lutte. Expérimentation littéraire, ancrage historique et puissance de l'oralité font de ce roman l'un des témoignages les plus audacieux et vivants de la longue saison des révoltes.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "