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Renan en Orient
Balcou Jean ; Glasser Jean ; Guermès Sophie
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753582101
Renan en Orient est consacré aux deux grands voyages de Renan. Ce livre suit l'irrésistible mouvement qui entraîne la mission de 1860-1861 en Liban-Palestine à la circumnavigation de 1864-1865 au Proche Orient, mouvement qui s'inscrit dans un cycle majeur qui va de la rédaction en 1864-1874 de la Mission de Phénicie et en 1861-1882 des 7 volumes des Origines du christianisme. Le propre de ces Actes est précisément de se focaliser sur Renan en Orient et qui relève d'une sorte de roman expérimental, d'où jaillit la vie. Des lieux mêmes : une Phénicie sortie des fouilles, Jésus rencontré en Palestine, le départ foudroyant de Paul par monts et par flots, l'arrêt à Athènes avant de repartir, le christianisme s'allumant de port en port. Du voyageur lui-même : archéologue, poète de Jésus à Ghazir au Liban, suiveur infatigable de l'apôtre, pèlerin de l'Acropole, conquérant celte au pays du Levant. Ces deux grands voyages ont produit les matériaux de deux beaux monuments qu'on n'en finit plus de visiter. Avec, au coeur, passionaria christique, Henriette Renan, en repos là-bas, aux abords de l'antique Byblos.
Naturellement ouverte sur le monde en même temps que préservée dans sa personnalité, la Bretagne, terre naturelle de légendes, est aux portes de l'Occident "une frontière intime de l'âme", selon la belle expression de Julien Gracq. Dans une étude originale, Jean Balcou explore le légendaire breton à travers ses lieux et ses héros (ici les héros : Conan Mériadec, Arthur, la Tour d'Auvergne, Sainte Anne, Saint Guirec, Saint Mélar, Saint Yves, tristant et Iseut, Héloïse et Abélard, du Guesclin, Gilles de Rais dit Barbe Bleue, Marion du Faouët et d'autres encore) pour en retrouver la singulière puissance. Les photographies de Jean Hervoche en sont l'illustration et l'épreuve dans le pur esprit de la légende qui nie le temps et affirme la permanence de son insurrectionnelle jeunesse, entre nostalgie et énergie.
Résumé : Naturellement ouverte sur le monde en même temps que préservée dans sa personnalité, la Bretagne, terre naturelle de légendes, est aux portes de l'Occident " une frontière intime de l'âme ", selon la belle expression de julien Gracq. Dans une étude originale, Jean Balcou explore le légendaire breton à travers ses lieux et ses héros - ici les lieux - pour en retrouver la singulière puissance. Les photographies de Jean Hervoche en sont l'illustration et l'épreuve dans le pur esprit de la légende qui nie le temps et affirme la permanence de son insurrectionnelle jeunesse, entre nostalgie et énergie.
Comment la Bretagne devait-elle commémorer le centenaire de la loi de la Séparation des Eglises et de l'Etat ? En réunissant pour un colloque commun, sous l'égide du Comité Renan de Tréguier et en collaboration avec l'Institut culturel de Bretagne, les principaux chercheurs des universités de Rennes, Brest et Nantes. En imposant d'elle-même une spécificité où la langue bretonne, la question scolaire, la force de la religion et des traditions jouent un rôle essentiel. En creusant cette spécificité par l'inscription de l'événement dans la longue durée d'un avant et d'un après. En éclairant les travaux des historiens à la lumière de la littérature et des arts. En choisissant pour centre de la manifestation Tréguier, le berceau de Renan : Tréguier où l'inauguration tumultueuse de son monument sous la présidence d'Émile Combes fait date. Et la puissante pensée même de Renan amenait naturellement à l'internationalisation du débat. C'est pourquoi ce colloque fut à son tour un événement. C'est pourquoi aussi ces actes sont à considérer comme lieu de mémoire dont l'actualité fait toujours un lieu de leçon.
À notre époque de culture morcelée et lacunaire, la connaissance des textes fondateurs apparaît plus que jamais indispensable : les instructions officielles des programmes destinés aux collèges et lycées en portent témoignage. Confiés aux meilleurs spécialistes actuels, les volumes de cette collection proposent une analyse précise du texte mais aussi de sa descendance littéraire, c'est-à-dire des axes fondateurs sur lesquels d'autres oeuvres ont pu s'édifier. Une anthologie de quelques extraits essentiels complète l'ensemble. Le court récit René paru en 1802 dans le Génie du christianisme a immédiatement marqué toute une génération. Il restera longtemps la référence obligée de la jeunesse romantique. L'auteur lui-même sera dépassé par son personnage auquel tant de lecteurs aimeront s'identifier. C'est que de la convulsion révolutionnaire Chateaubriand faisait jaillir toute la mélancolie moderne. Et cette nouveauté d'âme s'exprimait en des accents inoubliables. Dès lors la fortune de René était assurée. Le propre de notre étude est de suivre cette fortune telle que de génération en génération de grandes voix l'ont maintenue et transformée. On se demande même qui, soit par affinité soit par rejet, n'a pas succombé au charme. Certes l'usage scolaire en a bien émoussé la force ou réduit le trouble. On verra comment, aux belles heures du dernier tiers du XXe siècle, de Butor à Yourcenar, la sauvagerie de René revient nous agresser. D'autant plus que désormais nous pouvons retrouver les aventures de René dans la fabuleuse saga indienne où il est apparu à son auteur. Ce qui promet une nouvelle postérité.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.