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ANKYLOSE
BALANDIER FRANCK
SERPENT A PLUME
13,30 €
Épuisé
EAN :9782268054568
Paris. Soleil d'hiver. Un homme et une femme sont assis à la terrasse d'un café. Première rencontre. Lui, la cinquantaine désabusée. Elle beaucoup plus jeune, banale et sans charme. Ils se sont trouvés via Internet. Elle lui a parlé d'un voyage vers l'Antarctique. Il a fait semblant de croire à son rêve. Il l'a choisie à cause de son insignifiance. Que cherche-t-il réellement ? Que veut-il se prouver ? Il sait qu'il n'ira guère plus loin avec elle qu'au bout de la nuit qui s'annonce. Ils sont trop différents. D'ailleurs, il a d'autres projets. L'"Ankylose" est l'histoire d'une dérive à travers une capitale revisitée et rêvée, transformée en banquise, qui conduit le couple improbable, d'abord jusqu'à un cimetière où le passé ressurgit soudain par l'intermédiaire d'un téléphone portable, puis jusqu'à l'hôtel du Départ. L'aventure s'achèvera-t-elle près d'une gare, au petit matin, ou plutôt, comme l'homme l'a imaginé, sur un quai de métro ? Le destin est parfois capricieux. Une série d'événements imprévus viendra tout bouleverser au dernier moment. Avec un art consommé de l'intrigue et du rebondissement, une écriture au scalpel, l'auteur nous conduit, non sans humour et tendresse, jusqu'au dénouement inattendu.
En septembre 1911, deux semaines après la disparition mystérieuse de la Joconde du musée du Louvre, Wilhelm de Kostrowitzky, dit aussi Guillaume Apollinaire, est impliqué dans une sombre histoire de statuettes volées. Il est incarcéré durant cinq jours à la Maison de Correction de Paris la Santé. Au cours de sa détention, il écrit. Cette péripétie douloureuse constitue l'objet de cette enquête. L'auteur y exhume des documents officiels et des témoignages que l'on pensait perdus. Minutieusement, il relate les circonstances de l'affaire et reconstitue, presque heure par heure, ce que furent les conditions d'incarcération du poète. Il analyse également les répercussions de cet épisode sur sa vie et son œuvre. Par une connaissance conjuguée du milieu carcéral et des procédés de création littéraire, Franck Balandier apporte une lecture différente des textes, remettant ainsi en cause, à juste titre, les interprétations émises par certains apollinariens. Il suggère une vision sans complaisance du poète de la modernité. Il en dresse les ambiguïtés et les faiblesses et, refusant toute adoration aveugle, il propose de l'homme une description plus juste, sans rien contester du génie qui l'anime.
Eté 1911. Panique au musée du Louvre. La Joconde a disparu. Très vite, les soupçons se portent sur le poète Apollinaire. Après une enquête expéditive, il est incarcéré à la prison de la Santé. Novembre 1918. La guerre n'en finit plus de mourir, bientôt supplantée, en efficacité, par la grippe espagnole. Apollinaire vit un dernier amour rêvé dans la fièvre d'un armistice qui tarde à venir. Sur son lit de mort, il reçoit une visite surprenante. Eté 2015. Dans une prison désertée, en voie de démolition, Elise, jeune universitaire, obtient l'autorisation exceptionnelle de visiter la cellule où le poète fut enfermé. Elle y fait une étrange découverte. Sur les traces d'un Apollinaire revisité, parfois même réinventé, Franck Balandier dresse le portrait d'un homme qui ne trouve réconfort et reconnaissance qu'à travers ses écrits. Familier du milieu carcéral, il offre la description saisissante d'un univers méconnu, fascinant quand il est regardé à travers les yeux d'un poète.
Protégée par de hauts murs et des siècles de silence, la prison hésite toujours au bord de notre présent. Il faut, pour la raconter, y être en quelque sorte introduit et l'avoir vécue de l'intérieur. Mais il faut aussi un regard pour oser la décrire et trouver les mots justes pour la maintenir à distance raisonnable. Partant de l'expérience douloureuse qu'en rapportent plusieurs poètes (Villon, Chénier, Rimbaud, Apollinaire, Genet, Sarrazin), l'auteur nous invite à pénétrer au coeur des prisons parisiennes. Du Châtelet à la Santé, en passant par la Conciergerie, Saint-Lazare, Mazas et la Petite Roquette, il s'agit d'un voyage intérieur, d'une exploration à la fois géographique, historique et littéraire. Dans la confrontation des témoignages poétiques, des archives pénitentiaires et des règlements, dans la distance imaginaire des lieux et des hommes, Franck Balandier propose ainsi une lecture inédite du monde carcéral.
Passent les jours et passent les semaines, Ni temps passé/Ni les amours reviennent, Sous le pont Mirabeau coule la Seine. C'est à Paris que Guillaume Apollinaire, éternel vagabond, poète de l'errance, se fixe et trouve son équilibre. Ce "flâneur des deux rives" y installe sa bohème. Poète, dramaturge, romancier, pornographe, journaliste, mystificateur, parfois même un peu voyou, il sait capter, mieux que personne, la modernité littéraire et artistique de la capitale. Il en est le passeur magnifique. Apollinaire tisse un réseau d'amitiés solides (Picasso, le meilleur ami, le Douanier Rousseau, Max Jacob, Gide, Cendrars...) et entretient des amours tumultueuses. Il est le découvreur du surréalisme, dont il invente le nom, et devient le chantre d'une formidable épopée littéraire et artistique. C'est à Paris qu'il vit, qu'il travaille, qu'il aime. Et c'est à Paris qu'il meurt, le 9 novembre 1918, deux jours avant l'armistice, il y a tout juste un siècle.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.