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Le Paris d'Apollinaire
Balandier Franck
ALEXANDRINES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782370890535
Passent les jours et passent les semaines, Ni temps passé/Ni les amours reviennent, Sous le pont Mirabeau coule la Seine. C'est à Paris que Guillaume Apollinaire, éternel vagabond, poète de l'errance, se fixe et trouve son équilibre. Ce "flâneur des deux rives" y installe sa bohème. Poète, dramaturge, romancier, pornographe, journaliste, mystificateur, parfois même un peu voyou, il sait capter, mieux que personne, la modernité littéraire et artistique de la capitale. Il en est le passeur magnifique. Apollinaire tisse un réseau d'amitiés solides (Picasso, le meilleur ami, le Douanier Rousseau, Max Jacob, Gide, Cendrars...) et entretient des amours tumultueuses. Il est le découvreur du surréalisme, dont il invente le nom, et devient le chantre d'une formidable épopée littéraire et artistique. C'est à Paris qu'il vit, qu'il travaille, qu'il aime. Et c'est à Paris qu'il meurt, le 9 novembre 1918, deux jours avant l'armistice, il y a tout juste un siècle.
Paris. Soleil d'hiver. Un homme et une femme sont assis à la terrasse d'un café. Première rencontre. Lui, la cinquantaine désabusée. Elle beaucoup plus jeune, banale et sans charme. Ils se sont trouvés via Internet. Elle lui a parlé d'un voyage vers l'Antarctique. Il a fait semblant de croire à son rêve. Il l'a choisie à cause de son insignifiance. Que cherche-t-il réellement ? Que veut-il se prouver ? Il sait qu'il n'ira guère plus loin avec elle qu'au bout de la nuit qui s'annonce. Ils sont trop différents. D'ailleurs, il a d'autres projets. L'"Ankylose" est l'histoire d'une dérive à travers une capitale revisitée et rêvée, transformée en banquise, qui conduit le couple improbable, d'abord jusqu'à un cimetière où le passé ressurgit soudain par l'intermédiaire d'un téléphone portable, puis jusqu'à l'hôtel du Départ. L'aventure s'achèvera-t-elle près d'une gare, au petit matin, ou plutôt, comme l'homme l'a imaginé, sur un quai de métro ? Le destin est parfois capricieux. Une série d'événements imprévus viendra tout bouleverser au dernier moment. Avec un art consommé de l'intrigue et du rebondissement, une écriture au scalpel, l'auteur nous conduit, non sans humour et tendresse, jusqu'au dénouement inattendu.
Résumé : Le Grand Dérangement contemporain marque le passage, par rupture, d'un passé défait à un présent où le devenir se produit dans une transformation continue sans achèvements identifiables. Il contraint à reconnaître aujourd'hui les mondes où l'homme contemporain inscrit ce qui l'engage dans un nouveau commencement, défini par des territoires dont il est le seul créateur aventureux. Ces " nouveaux Nouveaux Mondes " surgissent sous l'action des avancées conjuguées de la science, de la technique et de l'économisme désentravé. La démarche est ici exploratrice, conduite comme une découverte. C'est en observateur décentré, attentif aux révélateurs des grandes transformations contemporaines, que l'auteur propose des interprétations inédites. C'est en observateur engagé qu'il dénonce aussi les défaillances de l'action civilisatrice, la montée ininterrompue de la puissance, et qu'il évalue les réactions de l'outre-Occident à l'expansion de la surmodernité mondialisante. Cet essai incisif dérange en entendant décrypter, selon une ancienne formule, le " grand dérangement " actuel, qui fascine ou égare. Anthropologue, sociologue et écrivain, auteur d'une vingtaine d'ouvrages mondialement lus depuis cinquante ans (il propose et justifie en 1951 l'expression " Tiers-monde ", et publie dès 1961 son Anthropologie politique, devenu un classique), directeur des Cahiers internationaux de sociologie et de la collection " Sociologie d'aujourd'hui " aux Presses Universitaires de France, Georges Balandier a récemment fait paraître Civilisés, dit-on (PUF, 2003).
En septembre 1911, deux semaines après la disparition mystérieuse de la Joconde du musée du Louvre, Wilhelm de Kostrowitzky, dit aussi Guillaume Apollinaire, est impliqué dans une sombre histoire de statuettes volées. Il est incarcéré durant cinq jours à la Maison de Correction de Paris la Santé. Au cours de sa détention, il écrit. Cette péripétie douloureuse constitue l'objet de cette enquête. L'auteur y exhume des documents officiels et des témoignages que l'on pensait perdus. Minutieusement, il relate les circonstances de l'affaire et reconstitue, presque heure par heure, ce que furent les conditions d'incarcération du poète. Il analyse également les répercussions de cet épisode sur sa vie et son œuvre. Par une connaissance conjuguée du milieu carcéral et des procédés de création littéraire, Franck Balandier apporte une lecture différente des textes, remettant ainsi en cause, à juste titre, les interprétations émises par certains apollinariens. Il suggère une vision sans complaisance du poète de la modernité. Il en dresse les ambiguïtés et les faiblesses et, refusant toute adoration aveugle, il propose de l'homme une description plus juste, sans rien contester du génie qui l'anime.
Résumé : Les messianismes africains sont, par là même, mouvants et porteurs de multiples possibles. Ils peuvent se maintenir sur le plan de l'innovation essentiellement religieuse. Ils peuvent servir de refuge aux opposants "totaux" - comme ce fut le cas en Côte-d'Ivoire après le changement d'orientation politique du parti RDA, ou au contraire perdre leur combativité si un mouvement politique les contrôle et triomphe - comme il advint au Congo avec l'intervention et les succès électoraux de l'abbé Fulbert Youlou, choisi en tant que nouveau symbole d'unité et de renaissance. Au départ, cependant, leur signification n'est pas équivoque. Ils révèlent la prise de conscience d'un peuple qui se voit sans passé et sans avenir, qui réagit contre les atteintes à sa dignité. Ils expriment un besoin passionné de changement ; et parce qu'ils affirment le caractère universel de la dignité humaine, ils acheminent vers l'universel.
Elevé dans les quartiers populaires, de l'est de Paris, à Ménilmontant puis dans le Pigalle animé des années 30, la vie de Gainsbourg à Paris suit le parcours de sa réussite qui le conduit d'abord dans les quartiers ouest les plus huppés de la capitale, avant de le voir s'installer au coeur de Saint- Germain-des-Près, 5 bis, rue de Verneuil, sa maison musée dont les fans ont transformé la façade en oeuvre d'art in progress. Le Paris de Gainsbourg nous invite à une balade dans le temps et la géographie parisiennes d'un des grands artistes du XXe siècle. Emmanuelle Guilcher nous fait revivre l'ambiance des cabarets de la Rive Gauche (Madame Arthur, Milord l'Arsouille), où, pianiste puis chanteur débutant, Gainsbourg débute dans les années 50 ; elle nous raconte ses rencontres avec Boris Vian, Juliette Gréco, les temps de la bohême et ceux des grandes scènes du music-hall parisien : Bobino et Le Palace. Avec elle nous arpentons le quartier sur les pas du chanteur, pour flâner dans les galeries de la rue du Bac, boire un verre au café de Flore, déjeuner chez Lipp ou dans un bistrot du coin, longer les quais pour une visite au 36 quai des orfèvres ou encore une promenade au musée du Louvre. Signe de son inscription éternelle dans la mémoire et la vie parisienne, une station Serge Gainsbourg sera ouverte en 2011, hommage unique pour un chanteur mais clin d'oeil que l'auteur-compositeur interprète du Poinçonneur des lilas, amoureux de l'urbanisme de la capitale aurait apprécié. L'auteure est allée interviewer des figures du monde du spectacle dont Michel Drucker, Pierre
Ecoutez, c'est moi, le port de Marseille, qui vous parle. Gravissez les coupées de mes bateaux... je vous conduirai vers toutes les merveilles des hommes et de la nature", nous exhortait Albert Londres en 1926. Mais que nous importe cette invitation à faire le tour du monde, puisque le monde entier passe par Marseille ? Attablons-nous plutôt avec Joseph Méry autour d'une bouillabaisse alors qu'Alexandre Dumas, parti explorer le château d'If, décidera d'y enfermer Edmond Dantès. Découvrons le jeune Albert Cohen fraîchement arrivé de Corfou, tout émerveillé devant vitrines et cafés de la Canebière... Regardons alors défiler mille nations et mille aventures, et Tartarin s'embarquer pour le pays des lions, et Fabio Montale lutter contre le crime... Marseille des écrivains est un formidable guide pour voyager sans quitter cette cité inspiratrice des plus grands écrivains qui y sont nés ou qui y ont des horizons inconnus.
C'est Durrell à Sommières, flânant sur le marché inondé de soleil avant de retourner écrire, à son maset. C'est Chabrol sur le mont Lozère, arpentant "sa" Cévenne à pas de géant. Et Daudet le Nîmois, jouant enfant sous la porte d'Auguste à la marelle. Le Gard, depuis toujours, aime les gens de lettres. Et ils le lui rendent bien, comme le rappelle ce savoureux ouvrage. Il y a ceux qui y sont nés, comme Marc Bernard et Jean Carrière, et ceux qui l'ont adopté: François Nourissier, ouvrant les portes de son château bohème d'Arpaillargues, ou Pierre Combescot devenu camarguais par l'entremise de Jean Lafont. Ainsi nourris de leur terre natale ou d'élection, les auteurs deviennent de formidables guides. On songe évidemment au plus célèbre d'entre eux, Robert Louis Stevenson, et à son Voyage avec un âne dans les Cévennes. Son récit, écrit en 1878, prouve encore aujourd'hui que les trésors ne sont pas seulement dissimulés dans les îles. "
Je suis un vieux Parisien depuis 1940. J'ai toujours aimé passionnément Paris. Si l'on pouvait se faire naturaliser parisien, je le ferais". Si Georges Brassens était Sétois d'origine, c'est à Paris qu'il choisira de vivre dès l'âge de 18 ans dans le quatorzième arrondissement. Grâce à la bibliothèque du quartier où il passera des jours entiers, il découvre la littérature et la poésie. Réquisitionné en Allemagne par le S. T. O. (Service du Travail Obligatoire) en 1943, c'est dans une impasse misérable qu'il viendra se réfugier pendant l'une de ses permissions, hébergé chez la fameuse Jeanne, qui deviendra l'héroïne de plusieurs de ses chansons. Il y restera 22 ans. Les premières années dans le plus grand dénuement (J'en ai gardé un certain sens de l'inconfort, dira-t-il plus tard) . C'est le temps des vaches maigres, de l'extrême pauvreté dans un Paris populaire, où l'on pouvait vivre encore sans eau courante et sans électricité. En dehors de tout conformisme social, Brassens refuse tout travail salarié et se consacrera à l'écriture et la lecture. C'est là qu'il écrira quelques-unes de ses chansons les plus célèbres qui font désormais partie de notre patrimoine. Les débuts seront longs et difficiles avant la rencontre avec Patachou en 1952 qui le fera sortir de l'ombre. Le Paris de Brassens vous invite à un parcours, sur les traces de Brassens entre la rue d'Alésia, l'impasse Florimont et la rue Santos-Dumont, entre les années miséreuses d'après-guerre et les années de succès dans le Paris noctambule des cabarets et des music-halls des années cinquante et soixante. Un parcours qui permet de percer les secrets de certaines grandes chansons comme La mauvaise réputation, Les quatre bacheliers, Chez Jeanne, Les copains d'abord, Les ricochets ... Cette balade, parsemée d'anecdotes, de témoignages et de déclarations de Brassens lui-même (extraites de différents entretiens) permettent de mieux comprendre le parcours d'un artiste à Paris au vingtième siècle, et aussi de tracer le portrait d'un de nos plus grands auteurs contemporains, héritier spirituel de Villon et La Fontaine, qui nous a légué une oeuvre sans équivalent dans l'histoire de la chanson française.