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Miroslav Tichy
Bajac Quentin
CENTRE POMPIDOU
29,90 €
Épuisé
EAN :9782844263643
Miroslav Tichy a créé, dans la Tchécoslovaquie communiste, du début des années 1960 au milieu des années 1990, une oeuvre photographique obsessionnelle autour de la figure féminine, réinventant de toutes pièces la photographie en marge de tout courant artistique. Ses images, saisies de manière instinctive ou automatique avec des optiques approximatives et des appareils bricolés à l'aide de matériaux de rebut, proposent une réalité extraordinaire, érotisée et onirique: elles révèlent un artiste hors normes, marqué par des influences picturales classiques, mais dont la méthode s'apparente parfois à certaines pratiques amateur et de l'art "outsider'. Montrées pour la première fois en 2004, les photographies de Miroslav Tichy, inclassables et intemporelles, témoignent d'un talent singulier. Ce catalogue constitue le premier ouvrage sur l'artiste disponible en français."
Chéroux Clément ; Bajac Quentin ; Poivert Michel ;
Le vice appelé Surréalisme est l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image", écrivait Louis Aragon. "Passionnel" et "déréglé", nul autre qualificatif ne semble mieux décrire l'usage que les surréalistes ont fait des images. La photographie est omniprésente dans les différentes activités du groupe: elle se collectionne et s'échange; elle accompagne la publication des livres, des revues et de quelques tracts; elle inspire des textes ou des jeux; elle devient oeuvre entre les mains de certains et s'expose aux côtés des peintures, des sculptures, ou des objets surréalistes. Elle est aussi importante dans leur vie que dans leur art. A travers près de 500 reproductions d'oeuvres et de documents visuels, des essais historiques et théoriques, ainsi qu'une anthologie de textes, ce livre a pour ambition de recenser et d'étudier les multiples utilisations de la photographie par les surréalistes. Il rassemble un large florilège des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, ou Claude Cahun, présente des oeuvres peu connues comme les photomontages d'André Breton, Paul Eluard ou Antonin Artaud, et fait découvrir des corpus restés jusqu'alors confidentiels: les objets photographiques de Léo Malet, les montages d'images de Benjamin Fondane, les abstractions d'Artür Harfaux et bien plus encore. Par-delà l'hétérogénéité des pratiques et des formes plastiques, l'enjeu de cet ouvrage est de mesurer la rupture introduite modernes par les images modernes - la photographie, mais aussi le cinéma - dans le régime des représentations traditionnelles. Reprenant les mots d'Arthur Rimbaud, les surréalistes voulaient "changer la vie". Mais ils avaient compris que pour changer la vie, il fallait commencer par changer la vue. "C'est par la force des images, affirmait Breton, que pourraient bien s'accomplir les vraies révolutions."
Commencée au début des années 1980, la collection de photographies du Centre Pompidou est aujourd'hui riche de plus de 70 000 images. Composée d'ensembles significatifs construits autour du surréalisme, des avant-gardes européennes. de l'art expérimental ou conceptuel et de la performance, auxquels sont venues récemment s'ajouter d'importantes donations ou acquisitions de photographies contemporaines, c'est aujourd'hui l'une des plus riches d'Europe. A travers ses 365 illustrations, sélectionnées parmi les plus belles épreuves de Man Ray, Brassai, Dora Maar, Hans Bellmer, Constantin Brancusi, Laszlo Moholy-Nagy, Walker Evans, Henri Cartier-Bresson, André Kertesz, Robert Doisneau, William Klein, Robert Frank, Diane Arbus, mais aussi Raymond Depardon, Christian Boltanski, Sophie Calle, Thomas Ruff, Andreas Gursky, Cindy Sherman, Nan Goldin ou Jeff Wall, le présent ouvrage offre un panorama assez complet de cette prodigieuse collection. Réparti en six chapitres, organisés chronologiquement et thématiquement - Photographie dadaïste et surréaliste; Nouvelle vision et nouvelle objectivité; Fantastique social, réalisme poétique et photographie humaniste; Photographie expérimentale et abstraite Photographie mise en scène, fiction et narration Formes documentaires contemporaines -, que viennent introduire des essais rédigés par les meilleurs spécialistes, ce livre propose une véritable histoire de la photographie du XXe siècle à travers les collections du Centre Pompidou.
Des premières avant-gardes du XXe siècle aux créations les plus récentes, la photographie est passée du statut de simple moyen de reproduction technique à celui d'une discipline artistique à part entière. Présentant cent chefs-d'oeuvre de la collection du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, cet ouvrage rend compte de l'esprit délibérément expérimental qui a guidé la constitution d'un ensemble unique au monde, des réalisations de photographes aujourd'hui célèbres (de Arbus, Brassaï, Cartier-Bresson, Doisneau, kertész et Man Ray à Paul Strand ou Gursky) à celles de figures artistiques majeures (Brancusi, Duchamp, Magritte, Moholy-Nagy, Rodtchenko ou Boltanski). En soulignant une certaine pluralité des usages, cette sélection donne un aperçu riche et diversifié d'une histoire de la photographie moderne et contemporaine, de la Nouvelle Objectivité à la photographie plasticienne actuelle, en passant par les pratiques conceptuelles et documentaires ou les recherches numériques.
Née officiellement en 1839, avec l'invention du daguerréotype, la photographie a prodigieusement renouvelé les représentations du monde au point, aujourd'hui, d'en modifier la perception et d'interroger notre rapport au réel. De ses origines aux plus récents développements du numérique, cet ouvrage retrace la passionnante histoire de la photographie : le temps d'une invention - de 1839 à la fin des années 1870 -, marqué par la multitude des expérimentations techniques, l'industrialisation des procédés et l'émergence d'un discours théorique, souvent inquiet, sur le médium. Celui, ensuite, d'une certaine maturité technique - des années 1880 à la fin des années 1950 -, sous le règne de l'image instantanée et des procédés argentiques : des premiers appareils portables à la mythification de «l'instant décisif» de Cartier-Bresson, de l'émergence de la figure du photographe amateur au triomphe du photoreporter, la photographie s'affirme comme un élément clé de la culture moderne et urbaine. Enfin, de 1960 à l'entrée dans l'ère du numérique, le temps du paradoxe : d'une part, la pleine reconnaissance artistique, culturelle et économique de la photographie, d'autre part, le déclin de ses usages historiques et documentaires face à la concurrence accrue de l'image animée et aux dérives de certains traitements des images. En analysant ses enjeux esthétiques et sociaux, ce livre démontre aussi la capacité d'adaptation de la photographie, qui sans cesse se réinvente pour afficher une éternelle modernité.
J'ai choisi la peinture, elle m'était aussi nécessaire que la nourriture. Elle me paraissait comme une fenêtre à travers laquelle je m'envolerais vers un autre monde." Marc Chagall
Francis Bacon a aimé les livres. Les quelque mille ouvrages de sa bibliothèque témoignent de sa passion pour la littérature. Cinquante ans après l'exposition du Grand Palais qui le consacrait comme l'un des artistes majeurs de son temps, le Centre Pompidou s'attache aux relations que la peinture de Bacon n'a cessé d'entretenir avec ses auteurs de prédilection. Réinventant le rapport de la peinture au texte, Bacon a traduit ses lectures en images synthétiques et fulgurantes. Ce que son inspiration doit à Eschyle, à T.S. Eliot, à Joseph Conrad, à Friedrich Nietzsche, à Michel Leiris ou à Georges Bataille s'exprime de façon diffuse dans son oeuvre, particulièrement dans les douze triptyques que l'exposition fait dialoguer avec leurs récits fondateurs. Si l'imaginaire de Bacon s'est nourri de la littérature, les écrivains ont, en retour, trouvé dans ses tableaux une matière à réflexion. De Claude Simon à Hervé Guibert, de Gilles Deleuze à Philippe Sollers, l'oeuvre de Bacon a acquis en France un statut de véritable objet littéraire.
Le jour va naître. C'est l'heure de l'énigme. C'est l'heure aussi de la préhistoire." Ces quelques mots de Giorgio De Chirico résument la relation insolite et féconde qui unit la préhistoire à l'art moderne et contemporain. De fait, la préhistoire est une idée moderne : le mot lui-même ne se fixe qu'à partir des années 1860. Les découvertes archéologiques, et notamment celle des peintures pariétales, nourrissent réflexions et fantasmes. L'impact de ce vaste corpus d'images, d'hypothèses et de spéculations est immense sur les artistes. Paul Cézanne, Pablo Picasso, Joan Miró, Alberto Giacometti, Joseph Beuys, Yves Klein, Louise Bourgeois, jusqu'aux plus contemporains, comme Giuseppe Penone ou Pierre Huyghe, nombreux sont ceux qui ont été hantés par la question de la préhistoire. L'exposition présentée au Centre Pompidou explore les multiples échanges entre la communauté scientifique et les artistes en associant des oeuvres phares de la création moderne et contemporaine à des fossiles, outils, sculptures et gravures préhistoriques emblématiques. Le catalogue qui l'accompagne reprend ce parcours original en y apportant les regards de spécialistes ainsi que des repères bibliographiques et chronologiques.
Gauthier Michel ; Pierre Arnauld ; Lasvignes Serge
Le nom de Vasarely évoque instantanément les vibrantes images colorées massivement diffusées dans les années 1960 et 1970. Peu de gens savent que ces images font partie d'un projet esthétique né à la fin des années 1920 dans le sillage des avant-gardes historiques et du Bauhaus. Fort de cette expérience, Vasarely cherche à favoriser un authentique partage des formes en créant un alphabet plastique applicable aux objets et aux matériaux les plus divers. Renouant le dialogue entre l'art et la science, il ambitionne également de mettre en mouvement les formes abstraites en explorant les mécanismes de la perception visuelle, recherche qui fera de lui l'inventeur de l'art optico-cinétique. Cette exposition et le catalogue qui l'accompagne proposent la traversée d'une oeuvre conçue avec la conviction que l'art, si l'on parvient à changer ses modes de conception, de production et de diffusion, peut changer la vie.