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La subversion des images. Surréalisme, photographie, film
Chéroux Clément ; Bajac Quentin ; Poivert Michel ;
CENTRE POMPIDOU
45,50 €
Épuisé
EAN :9782844263902
Le vice appelé Surréalisme est l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image", écrivait Louis Aragon. "Passionnel" et "déréglé", nul autre qualificatif ne semble mieux décrire l'usage que les surréalistes ont fait des images. La photographie est omniprésente dans les différentes activités du groupe: elle se collectionne et s'échange; elle accompagne la publication des livres, des revues et de quelques tracts; elle inspire des textes ou des jeux; elle devient oeuvre entre les mains de certains et s'expose aux côtés des peintures, des sculptures, ou des objets surréalistes. Elle est aussi importante dans leur vie que dans leur art. A travers près de 500 reproductions d'oeuvres et de documents visuels, des essais historiques et théoriques, ainsi qu'une anthologie de textes, ce livre a pour ambition de recenser et d'étudier les multiples utilisations de la photographie par les surréalistes. Il rassemble un large florilège des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, ou Claude Cahun, présente des oeuvres peu connues comme les photomontages d'André Breton, Paul Eluard ou Antonin Artaud, et fait découvrir des corpus restés jusqu'alors confidentiels: les objets photographiques de Léo Malet, les montages d'images de Benjamin Fondane, les abstractions d'Artür Harfaux et bien plus encore. Par-delà l'hétérogénéité des pratiques et des formes plastiques, l'enjeu de cet ouvrage est de mesurer la rupture introduite modernes par les images modernes - la photographie, mais aussi le cinéma - dans le régime des représentations traditionnelles. Reprenant les mots d'Arthur Rimbaud, les surréalistes voulaient "changer la vie". Mais ils avaient compris que pour changer la vie, il fallait commencer par changer la vue. "C'est par la force des images, affirmait Breton, que pourraient bien s'accomplir les vraies révolutions."
Editions Xavier Barral Qu'est-ce que la photographie ? Textes Essais des commissaires d'exposition : Clément Chéroux & Karolina Ziebinska-Lewandowska Fiche technique 190 x 240 mm 180 pages environ Exposition " Qu'est-ce que la photographie ? " à la Galerie de photographies du Centre Pompidou Du 4 mars au 1er juin 2015 Que reste-t-il lorsque tout a déjà été photographié ? Que reste-t-il lorsque des décennies d'enregistrements photographiques semblent avoir épuisés tous les sujets, l'ensemble des mises en scènes imaginables et la totalité des angles de vues possibles ? Que reste-t-il lorsque le réel semble lui-même exténué à force d'avoir été redupliqué ? Il reste la photographie elle-même. Depuis les avant-gardes des années 1920 et 1930, les artistes se sont évertués à interroger le médium photographique lui-même pour tenter de comprendre sa qualité ou sa spécificité. De Man Ray à Jeff Wall, en passant par Ugo Mulas, le présent ouvrage réunit près 70 oeuvres issues des collections du musée national d'art moderne - Centre Pompidou qui ont toutes en commun de poser la même question : " Qu'est-ce que la photographie ? ". Parfois ce sont les photographes eux-mêmes qui éprouvent la nécessité de s'interroger sur ce qu'ils font et de proposer une forme de synthèse de leur art. Parfois ce sont les historiens, les théoriciens, ou simplement les regardeurs qui perçoivent dans une photographie produite incidemment une valeur de définition manifeste. Ainsi, derrière un titre qui fait mine de s'inscrire dans la tradition des tentatives de définitions définitives de la photographie, l'ouvrage Qu'estce que la photographie ? propose exactement le contraire : il est en somme résolument anti-ontologique. Clément Chéroux Conservateur au Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, Clément Chéroux dirige le Cabinet de la photographie. Historien de la photographie, docteur en histoire de l'art, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Vernaculaires, essais d'histoire de la photographie (Le Point du jour, 2013) et Henri Cartier-Bresson (Centre Pompidou, 2013). Il a été commissaire de plusieurs expositions dont récemment La Subversion des images : surréalisme, photographie, film (2009), Paparazzi (2013) et Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste (2014). Karolina Ziebinska-Lewandoska Karolina Ziebinska-Lewandowska est docteur en histoire de l'art, spécialisée dans l'histoire de la photographie. Après avoir été conservatrice à la Zacheta National Gallery of Art de Varsonie pendant onze ans, elle occupe, depuis 2014, le même poste au Cabinet de photographies du Musée National d'Art Moderne. Elle est également co-fondatrice de la fondation Archaeology of Photography, qui a pour but la sauvegarde des archives photographiques de Pologne.
Résumé : A la veille du couronnement de Charles III le 6 mai 2023, c'est à un autre couronnement que nous invite Henri Cartier-Bresson. Le 12 mai 1937 le jeune reporter est à Londres pour couvrir le couronnement du Roi George VI. Il y fait alors le choix radical de ne pas photographier la famille royale mais le peuple massé pour assister à l'événement. Tournant le dos au roi et inversant le regard, il réalise d'étonnants portraits de ces "regardeurs". Exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson du 3 mai au 4 septembre 2023.
Résumé : Ruth Orkin (1921-1985) n'a que 17 ans lorsqu'elle enfourche sa bicyclette et inaugure un "bike trip" à travers les Etats-Unis en 1939, de Los Angeles à New York. Sa traversée et son audace assez inhabituelle pour l'époque suscitent la curiosité des gens et de la presse locale qui lui consacre de nombreux reportages. Cette épopée prend les allures pour la jeune femme d'un voyage initiatique au cours duquel elle esquisse les prémices de son écriture photographique. Ses photographies de scènes de rue, de bâtiments découpés par des jeux subtils de lumière, ses images poétiques et touchantes seront montrées pour la pour la première fois en France à l'occasion d'une exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson du 19 septembre 23 au 14 janvier 24.
Diplopie (le fait de voir « double » un même objet) étudie deux formes de répétition induites par l'attentat contre les tours jumelles le 11 septembre 2001: publication de quelques image-types dans la presse, bien qu'il s'agisse sans doute de l'événement le plus photographié de l'histoire des médias; reprise dans ces images de celles d'une autre attaque surprise (Pearl Harbour) suivie d'une autre mobilisation nationale légitime (guerre du Pacifique). La globalisation iconographique dont témoigne le 11-Septembre s'exercerait ainsi non plus simplement de manière « horizontale », sur toute la planète au même moment, mais aussi « verticalement », à travers un imaginaire historique dominant.
J'aime l'autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu'il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre. Le noir a des possibilités insoupçonnées et, attentif à ce que j'ignore, je vais à leur rencontre.
Blistène Bernard ; Kantor Tadeusz ; Boltanski Chri
J'ai décidé de m'atteler au projet qui me tient à coeur depuis longtemps : se conserver tout entier, garder une trace de tous les instants de notre vie, de tous les objets qui nous ont côtoyés, de tout ce que nous avons dit et de ce qui a été dit autour de nous, voilà mon but." Christian Boltanski
Francis Bacon a aimé les livres. Les quelque mille ouvrages de sa bibliothèque témoignent de sa passion pour la littérature. Cinquante ans après l'exposition du Grand Palais qui le consacrait comme l'un des artistes majeurs de son temps, le Centre Pompidou s'attache aux relations que la peinture de Bacon n'a cessé d'entretenir avec ses auteurs de prédilection. Réinventant le rapport de la peinture au texte, Bacon a traduit ses lectures en images synthétiques et fulgurantes. Ce que son inspiration doit à Eschyle, à T.S. Eliot, à Joseph Conrad, à Friedrich Nietzsche, à Michel Leiris ou à Georges Bataille s'exprime de façon diffuse dans son oeuvre, particulièrement dans les douze triptyques que l'exposition fait dialoguer avec leurs récits fondateurs. Si l'imaginaire de Bacon s'est nourri de la littérature, les écrivains ont, en retour, trouvé dans ses tableaux une matière à réflexion. De Claude Simon à Hervé Guibert, de Gilles Deleuze à Philippe Sollers, l'oeuvre de Bacon a acquis en France un statut de véritable objet littéraire.
L'exposition "Christo et Jeanne-Claude, Paris ! " au Centre Pompidou dévoile les oeuvres réalisées pendant les années parisiennes du couple d'artistes, de 1958 jusqu'à leur installation à New York en 1964. Cratères, Empaquetages et Barils sont les jalons méconnus qui précèdent le magistral Pont-Neuf empaqueté (1975-1985), dont l'histoire est retracée. S'appuyant sur des essais, une riche iconographie et une chronologie détaillée, le catalogue témoigne de la genèse de cette oeuvre hors du commun.