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La photographie. Du daguerréotype au numérique
Bajac Quentin
GALLIMARD
21,30 €
Épuisé
EAN :9782070130665
Née officiellement en 1839, avec l'invention du daguerréotype, la photographie a prodigieusement renouvelé les représentations du monde au point, aujourd'hui, d'en modifier la perception et d'interroger notre rapport au réel. De ses origines aux plus récents développements du numérique, cet ouvrage retrace la passionnante histoire de la photographie : le temps d'une invention - de 1839 à la fin des années 1870 -, marqué par la multitude des expérimentations techniques, l'industrialisation des procédés et l'émergence d'un discours théorique, souvent inquiet, sur le médium. Celui, ensuite, d'une certaine maturité technique - des années 1880 à la fin des années 1950 -, sous le règne de l'image instantanée et des procédés argentiques : des premiers appareils portables à la mythification de «l'instant décisif» de Cartier-Bresson, de l'émergence de la figure du photographe amateur au triomphe du photoreporter, la photographie s'affirme comme un élément clé de la culture moderne et urbaine. Enfin, de 1960 à l'entrée dans l'ère du numérique, le temps du paradoxe : d'une part, la pleine reconnaissance artistique, culturelle et économique de la photographie, d'autre part, le déclin de ses usages historiques et documentaires face à la concurrence accrue de l'image animée et aux dérives de certains traitements des images. En analysant ses enjeux esthétiques et sociaux, ce livre démontre aussi la capacité d'adaptation de la photographie, qui sans cesse se réinvente pour afficher une éternelle modernité.
Quentin Bajac a dirigé le cabinet de la photographie du Musée national d'art moderne, au centre Pompidou de 2007 à 2012. Il dirige actuellement le département de la photographie au Museum of modern Art de New York.
La Collection de Photographies privilégie une approchethématique, transversale, voire poétique, de la photographiemoderne et contemporaine, illustrée d'une soixantained'oeuvres choisies parmi les 70 000 que compte la collectionphotographique du Centre Pompidou, l'une des plusimportantes sur le plan international. Le Corps en Eclats: Lafragmentation du motif, trait distinctif de l'esthétique moderne,trouve dans l'acte photographique un parfait vecteur: par lecadrage, la prise de vue, la focalisation, particulièrement celleobtenue par le gros plan, la photographie découpe etmétamorphose le réel. Ce faisant, elle modifie profondémentles deux genres fondamentaux de la saisie du modèle humain:le portrait et le nu. Des photomontages surréalistes auxproductions contemporaines, les artistes, en jouant de laconcentration du regard sur un détail anatomique, del'abolition des repères d'échelle et de la distance vis-à-vis dusujet, ou encore des effets de surface obtenus par le verregrossissant, recomposent de nouvelles cartographies du corps.
Un baiser à l'Hôtel de Ville, des gamins turbulents, desouvriers à l'usine, des gens du monde, des anonymes, desportraits de Picasso, de Tati... Robert Doisneau (1912-1994)est surtout connu pour ses photographies gaies, spontanées,poétiques de Paris et de sa banlieue. Mais ses soixante ans devie de photographe vont bien au-delà, avec près de 500000images produites. On a pu qualifier le regard de RobertDoisneau de reportage humaniste, réalisme poétique, humourtendre..., mais au fond, aucune catégorie n'est parvenue àdéfinir la richesse et la diversité de son oeuvre. Une pistecependant: il s'est situé lui-même comme un "pêcheurd'images" par opposition aux photographes "chasseurs". Eneffet, pour Quentin Bajac, le style de Doisneau, c'est avant toutla recherche d'une certaine simplicité, d'une immédiateté etd'une économie de moyens: une volonté de ne pas sedisperser, pour demeurer toujours en alerte, léger, mobile et àl'affût du monde. De ses dessins de jeunesse à ses agendaspersonnels, des reportages sur la libération de Paris auxsoirées mondaines pour Vogue, des illustrations pour La VieOuvrière aux commandes de Life, des tatoués aux enfants debanlieue, des rues de Paris aux cygnes de Palm Springs, 120documents pour aborder l'oeuvre de Doisneau.
Chéroux Clément ; Bajac Quentin ; Poivert Michel ;
Le vice appelé Surréalisme est l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image", écrivait Louis Aragon. "Passionnel" et "déréglé", nul autre qualificatif ne semble mieux décrire l'usage que les surréalistes ont fait des images. La photographie est omniprésente dans les différentes activités du groupe: elle se collectionne et s'échange; elle accompagne la publication des livres, des revues et de quelques tracts; elle inspire des textes ou des jeux; elle devient oeuvre entre les mains de certains et s'expose aux côtés des peintures, des sculptures, ou des objets surréalistes. Elle est aussi importante dans leur vie que dans leur art. A travers près de 500 reproductions d'oeuvres et de documents visuels, des essais historiques et théoriques, ainsi qu'une anthologie de textes, ce livre a pour ambition de recenser et d'étudier les multiples utilisations de la photographie par les surréalistes. Il rassemble un large florilège des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, ou Claude Cahun, présente des oeuvres peu connues comme les photomontages d'André Breton, Paul Eluard ou Antonin Artaud, et fait découvrir des corpus restés jusqu'alors confidentiels: les objets photographiques de Léo Malet, les montages d'images de Benjamin Fondane, les abstractions d'Artür Harfaux et bien plus encore. Par-delà l'hétérogénéité des pratiques et des formes plastiques, l'enjeu de cet ouvrage est de mesurer la rupture introduite modernes par les images modernes - la photographie, mais aussi le cinéma - dans le régime des représentations traditionnelles. Reprenant les mots d'Arthur Rimbaud, les surréalistes voulaient "changer la vie". Mais ils avaient compris que pour changer la vie, il fallait commencer par changer la vue. "C'est par la force des images, affirmait Breton, que pourraient bien s'accomplir les vraies révolutions."
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.