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Les Marocains et leurs langues. Ce que parler quatre ou cinq langues veut dire
Bahri Farid
BIBLIOMONDE
12,80 €
Épuisé
EAN :9782368020272
Quelle langue parle-t-on au Maroc ? La question paraît anodine. La réponse, pourtant, est loin d'être évidente, tant il y a de langues dans ce pays. Chacune a un rôle bien spécifique mais toutes définissent des projets identitaires bien distincts, qui peuvent être antagonistes. L'auteur analyse chacune d'elles non sur le plan linguistique, qui n'est pas l'objet du livre, mais sur la place qu'elles occupent dans la société marocaine et dans la politique de l'Etat marocain. Au Maroc, on parle l'arabe, bien sûr, mais celui-ci se décline en différentes versions, dialectale ou classique - et tous les intermédiaires -, entre lesquelles l'intercompréhension n'est pas toujours assurée, mais une partie des Marocains s'exprime aussi en berbère (ou amazighe), langue qui possède plusieurs variantes régionales. Le français, voire l'espagnol, hérités de la colonisation, et même aujourd'hui, l'anglais, occupent toujours au Maroc une position incontournable... Ainsi, le jeune Marocain est confronté dès son plus jeune âge à cette surabondance linguistique avec laquelle il devra se débrouiller selon ses aspirations, ses études, sa classe sociale, la région où il vit... Cet empilement de langues est le fruit d'une multitude d'influences culturelles accumulées au cours de 2000 ans d'Histoire et entre lesquelles les Marocains n'ont pas encore su faire des choix définitifs.
Du XXVe au VIIe siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient; il racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 ou 2600 avant J.-C.: Gilgamesh. Fils de déesse, plus divin qu'humain en son corps: "Pour deux tiers il est dieu, pour un tiers il est homme" dit l'Epopée, et plus homme que dieu en son âme car il connut l'incertitude, le doute, l'amour, la révolte, le désespoir, la sagesse, la mort. Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite; il fit partie de quelques grandes bibliothèques dont celle d'Assourbanipal. Mais le Proche-Orient ancien devait connaître de grands bouleversements: les Grecs, les Romains l'envahirent et lui imposèrent leurs cultures. Les siècles passèrent; L'Epopée de Gilgamesh tomba dans l'oubli. Il fallut attendre le XIXe siècle, époque des grandes découvertes archéologiques, pour que ce texte, admirable et essentiel comme les chefs-d'?uvre lentement tissés par le divin imaginaire, revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Texte d'une beauté que le temps n'est pas parvenu à altérer et qui nous fait découvrir, aimer, Gilgamesh le héros taillé dans le granit le plus dur, Enkidou son ami, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre. Cette version de L'Epopée de Gilgamesh a été établie d'après les fragments des tablettes sumériennes, babyloniennes,, assyriennes, hittites et hourites. La traduction et l'adaptation sont dues à Abed Azrié, poète et musicien syrien, qui a mis le texte en musique et l'a interprété (Disques Naïve).
La démarche d'autoévaluation permet aux établissements scolaires d'avoir davantage d'aisance dans l'élaboration de leur projet pédagogique, en appui d'une autonomie assumée et éclairée grâce à une évaluation plus régulière. Elle fait l'objet actuellement de plusieurs décisions institutionnelles en vue de sa généralisation prochaine. En tant qu'inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional, en charge des établissements scolaires et de la vie scolaire dans l'académie de Rennes, l'auteur participe à la coordination de la mise en oeuvre du dispositif dans l'académie et à la formation des chefs d'établissements. L'ouvrage illustre un modèle concret de mise en place d'une autoévaluation et de son cadre de référence. Il en analyse le contexte juridique, institutionnel et organisationnel de mise en place. Il fournit aux chefs d'établissements un canevas type pour construire leurs démarches d'autoévaluation autour de quatre axes : élève, processus, apprentissage organisationnel et moyens. Les obstacles potentiels relatifs à l'adoption et à la diffusion d'un outil d'autoévaluation globale dans l'EPLE posent la question de sa légitimité auprès des acteurs et des parties prenantes. C'est pourquoi, compte tenu du contexte institutionnel de l'EPLE, il sera proposé d'adosser la démarche d'autoévaluation à celle de la mise en oeuvre du projet d'établissement. Ainsi, l'outil d'autoévaluation est présenté et perçu comme un modèle de construction du projet d'établissement partagé entre les différents auteurs, et il définit le cadre des échanges qui permettent la mise en oeuvre du projet d'établissement. Le style rédactionnel combine exemples pratiques, témoignages, et analyses conceptuelles et théoriques. Il donne à l'ouvrage une dimension pédagogique qui sera très utile à la préparation des concours.
Voici deux pièces de théâtre, adaptées des nouvelles de deux grands auteurs : Nicolas Gogol et Gibran Khalil Gibran ... Uune rencontre entre Orient et Occident. Le Fou de Gogol n est pas vraiment conscient de sa folie. Mais il cherche un nouveau monde. Le Fou de Gibran en est conscient et cherche ce changement ... Dans les deux cas, c est notre folie qui est sur scène.
Tanger se situe sur le détroit, entre Atlantique et Méditerranée. Cette position ne cesse d'attirer la convoitise et d'inspirer son histoire. Comptoir phénicien et carthaginois, puis ville romaine, elle vit au rythme des empires méditerranéens jusqu'à échoir aux Arabes musulmans. Son destin, partagé entre Al-Andalus et le Maroc la projette dans une autre mondialité, celle de dar al-islam. Puis, c'est au tour des Portugais et des Anglais de s'en emparer jusqu'au moment où un sultan chérifien réintègre Tanger dans le giron marocain pour en faire sa capitale diplomatique. Légations et consulats s'y installent et les étrangers affluent. Un statut de ville internationale lui est attribué. Ecrivains et milliardaires américains, artistes français et espagnols s'y bousculent. Cet âge d'or mondial dure une trentaine d'années. Que reste-t-il à présent de ces mondialisations anciennes à l'heure où l'ouverture au monde se fait par de nouveaux équipements : port Tanger-Méd et aéroport Ibn Batoutaâ?
La première grande vague d'immigration vers la France, on l'a oublié, est venue d'Allemagne. En quête de travail ou du droit de s'exprimer, les Allemands ont été des centaines de milliers à sauter le pas. Il fut un temps où les rues de Paris étaient balayées par des migrants venus d'outre-Rhin. Pour les plus qualifiés, la France était le seul pays où ils avaient le sentiment de pouvoir faire carrière. Le récit s'appuie sur l'histoire familiale de personnalités : Hessel, Oberkampf, Bohringer, Haussmann, Hermès, Ophuls, Servan-Schreiber. sont aujourd'hui des noms incontestablement français. Leurs sagas familiales sont représentatives de celle de milliers d'autres. On croisera aussi le général De Gaulle, Marcel Proust ou Gustave Eiffel. tous ont des ancêtres allemands. Ces immigrés germaniques ont grandement contribué au rayonnement de l'art de vivre à la française, on leur doit aussi bien du mobilier, des vins (Champagne ou Bordeaux), de la musique, des banques... même la guillotine.
Les Roumains sont relativement peu nombreux à s'être établis en France mais ils lui ont apporté nombre de personnalités importantes comme la poétesse Anna de Noailles, au XIXe siècle, ou l'actuelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Les Français originaires de Roumanie ne se limitent pas à Cioran, Brancusi, ou Popesco, on peut aussi citer Henry Negresco, le fondateur du palace niçois, ainsi que Michel Drucker, Elisabeth Roudinesco, Jean-François Copé, trois enfants de médecins venus exercer en France... Si on élargit à l'actuelle Moldavie, on intègre la famille de Robert Badinter, ou celle de la chanteuse Barbara, ou encore André Ciganer, le père de l'ex-Cécilia Sarkozy. On peut aussi citer Serge Klarsfeld, originaire de Braïla, comme Serge Moscovici, le père de l'ancien ministre... sans oublier les transfuges de l'Est, Vladimir Cosma, Doïna Tranbadur, danseuse et mère de Michèle Laroque, Radu Mihaileanu... Autant de trajectoires individuelles qui s'inscrivent dans l'Histoire.
En 2020, une guerre désastreuse a fait perdre aux Arméniens une partie de l'enclave du Haut-Karabagh, ainsi que le glacis qui l'entourait. Ces territoires, contrôlés depuis le début des années 1990, sont passés aux mains de l'Azerbaïdjan, appuyé sur une coalition hétéroclite menée par la Turquie. L'attitude des alliés de l'Arménie, en particulier la Russie, n'a pas été aussi franche qu'espérée. Ce qui a conduit au cessez-le-feu humiliant du 9 novembre 2020. De plus, les exactions de l'armée azerbaïdjanaise sont perçues comme une réplique du génocide de 1915, un crime toujours nié par les voisins immédiats de l'Arménie. Cette nation pluri-millénaire sans tradition étatique récente, doit aujourd'hui analyser les raisons d'un tel désastre, apprendre à survivre dans un environnement géopolitique hostile et réinventer sa relation à une diaspora importante et influente, pour un si petit Etat. C'est ce que se propose de faire cet ouvrage qui se veut avant tout pédagogique et prospectif.