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Psychologie politique du populisme. Trump, Poutine et les ressorts de l'humiliation
Bafoil François
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037029133
L'assaut du Capitole à Washington le 6 janvier 2021 et la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine en février 2022 révèlent une dérive inquiétante vers une forme nouvelle de populisme. C'est cette pathologie sociale que François Bafoil interroge ici, en analysant les dynamiques qui sous-tendent les orientations politiques de Trump et de Poutine. A la lumière des perspectives théoriques de Freud et d'Elias sur les ressorts pulsionnels de la masse et sur les traumatismes sociaux causés par la recherche d'une souche originaire manquante, les politiques populistes de Trump et de Poutine s'éclairent à nouveaux frais : façonnées par l'amour et par la haine, elles se nourrissent des frustrations et du ressentiment des masses, et poussent à la violence. L'exacerbation de cette violence constitue même, pour ces chefs, une forme de promesse de renouvellement de la démocratie. Une démocratie du peuple et pour le peuple, une démocratie mise au service des masses, qui se fonde sur une conception de la vérité une et pure, source d'apaisement et de bien-être, et qui exclut tout étranger.
Résumé : Appliquées aux sciences sociales, les catégories de la psychanalyse permettent d'analyser l'action totalitaire et sa dérivée autoritaire en mettant en valeur ce qui est commun à tous les régimes qui s'en revendiquent : la destruction des cadres de l'espace et du temps ; leur substitution au profit d'une "sur-réalité" fantasmée ; un processus d'assignation des individus dans l'espace social en fonction de motions d'amour et de haine, que leur vouent les détenteurs de l'autorité. Qu'il s'agisse du bolchévisme stalinien, considéré ici comme la matrice de la "personnalité totalitaire", de sa version extrême avec l'Etat islamique et de celle, affadie, du parti dirigeant polonais "Droit et justice" (PiS), tous se caractérisent par la négation de la temporalité et de la distance, donc la négation des liens de causalité, le déplacement et la transformation des données de l'expérience. Autant de composantes propres à l'inconscient qui dans le rêve agit sur le donné factuel, le transforme, le nie et le reproduit sous une autre forme, plus conforme aux désirs du rêveur. C'est pourquoi les politiques qui en résultent peuvent s'apparenter à une hallucination.
Résumé : Entre 1870 et 1914, dans la société française, la figure de la prostituée est construite en miroir de la haine exprimée à l'encontre de "la" femme coupable ; plus tard, à l'égard de son double perçu comme son dégradé, l'homosexuel. Des hallucinations. Un large courant scientifique participe de cette construction de la femme fautive et ultérieurement, de "l'inverti" . Il alimente les politiques d'enfermement de la prostituée jusqu'à la faire disparaître du champ social, tandis que, fascinés, les romanciers naturalistes insistent sur sa chute irrémédiable. Puis au tournant de 1900, la diffusion du mal syphilitique s'amplifie. Pour tous, le mal est un virus. Et comme tout virus, il s'échappe. En se répandant partout dans la société, il révèle que le mal ne relève pas de la seule responsabilité des femmes mais s'étend aux comportements masculins, nourrissant culpabilité et haine généralisées. Or, dans l'ombre de la prostituée et d'une société ravagée par les préjugés et les méfiances, se découpe une nouvelle silhouette, celle de l'homosexuel - que d'aucuns réduisent à la prostituée quand d'autres le dénoncent comme un vice allemand.
L'effondrement du communisme en Europe centrale et orientale en 1989 a constitué un événement d'une portée considérable. Il a ouvert sur la réunification du continent européen et sur la consolidation de la souveraineté, longtemps et plusieurs fois perdue, des nouveaux Etats membres. L'affirmation de leur indépendance politique, économique et sociale a constitué la base de la transformation postcommuniste. Elle permet de comprendre comment les Etats est-européens se sont reconstruits en aménageant les différentes contraintes de la mondialisation et celles propres à l'Union européenne. La mondialisation n'a pas débouché sur un libéralisme incontrôlé. Les trajectoires historiques, recomposées parfois à l'aide de l'Union européenne, l'ont emporté en de nombreux cas pour assurer la solidarité. Le processus d'européanisation n'a pas débouché sur un simple transfert institutionnel d'Ouest en Est, mais bien sur une pluralité d'apprentissages de la part des acteurs centraux et locaux. Panorama complet de l'Europe centrale et orientale, cet ouvrage est le premier à analyser quinze années de transition et d'européanisation des différentes politiques publiques et de nombreux secteurs comme les réformes des droits de propriété, celles des régimes sociaux et des administrations publiques dans l'entreprise industrielle, l'agriculture, les syndicats, les sociétés civiles et les partis.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.