Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La femme hallucinée. Construction de la faute sexuelle dans la société française entre 1870 et 1914
Bafoil François
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037011053
Entre 1870 et 1914, dans la société française, la figure de la prostituée est construite en miroir de la haine exprimée à l'encontre de "la" femme coupable ; plus tard, à l'égard de son double perçu comme son dégradé, l'homosexuel. Des hallucinations. Un large courant scientifique participe de cette construction de la femme fautive et ultérieurement, de "l'inverti" . Il alimente les politiques d'enfermement de la prostituée jusqu'à la faire disparaître du champ social, tandis que, fascinés, les romanciers naturalistes insistent sur sa chute irrémédiable. Puis au tournant de 1900, la diffusion du mal syphilitique s'amplifie. Pour tous, le mal est un virus. Et comme tout virus, il s'échappe. En se répandant partout dans la société, il révèle que le mal ne relève pas de la seule responsabilité des femmes mais s'étend aux comportements masculins, nourrissant culpabilité et haine généralisées. Or, dans l'ombre de la prostituée et d'une société ravagée par les préjugés et les méfiances, se découpe une nouvelle silhouette, celle de l'homosexuel - que d'aucuns réduisent à la prostituée quand d'autres le dénoncent comme un vice allemand.
Au tournant du XXe siècle, les débats sur l'hérédité et le déterminisme biologique traversent l'ensemble des sciences, naturelles, médicales et sociales, laissant une large place à l'irrationalité dans le développement individuel et collectif. Freud et Weber s'y sont confrontés en s'attachant à définir la nature de la conscience et de l'inconscient pour comprendre les phénomènes de leur époque : ceux des masses en colère, de la religion et de l'antisémitisme, enfin de la guerre mondiale. L'intérêt de comparer ces deux pensées ne tient pas seulement au fait que pareille tentative a été rarement menée. Il tient surtout au fait que les mêmes questions se posent à nous aujourd'hui : celle de l'irrationalité du champ politique ; la dépersonnalisation individuelle et l'aliénation collective dans le groupe ; la soumission à l'autorité et le désir de la force ; enfin, celles concernant le risque toujours menaçant du renversement des démocraties dans les régimes autoritaires et la revalorisation incessante d'un antisémitisme jamais éteint.
Les pays qui ont rompu avec le colonialisme ou le communisme inventent de formes nouvelles de capitalisme : prébendier, d'Etat socialiste, libéral, post-colonial et, plus rarement, de marché. Malgré l'absence d'institutions et de sources de développement endogènes, ils tirent leur force de l'ouverture de leur marché aux investissements étrangers - ouverture conditionnée par des négociations avec les ensembles régionaux que sont l'UE et l'Asean. Comparant plusieurs trajectoires nationales en Europe de l'Est et en Asie du Sud-Est à différentes périodes de l'histoire, cet ouvrage examine les interactions entre le marché, la bureaucratie et les formes de domination politique. Il montre comment se construisent les marchés économiques sous l'effet de la violence exercée par les coalitions politiques, souvent en relation avec des partenaires étrangers.
L'effondrement du communisme en Europe centrale et orientale en 1989 a constitué un événement d'une portée considérable. Il a ouvert sur la réunification du continent européen et sur la consolidation de la souveraineté, longtemps et plusieurs fois perdue, des nouveaux Etats membres. L'affirmation de leur indépendance politique, économique et sociale a constitué la base de la transformation postcommuniste. Elle permet de comprendre comment les Etats est-européens se sont reconstruits en aménageant les différentes contraintes de la mondialisation et celles propres à l'Union européenne. La mondialisation n'a pas débouché sur un libéralisme incontrôlé. Les trajectoires historiques, recomposées parfois à l'aide de l'Union européenne, l'ont emporté en de nombreux cas pour assurer la solidarité. Le processus d'européanisation n'a pas débouché sur un simple transfert institutionnel d'Ouest en Est, mais bien sur une pluralité d'apprentissages de la part des acteurs centraux et locaux. Panorama complet de l'Europe centrale et orientale, cet ouvrage est le premier à analyser quinze années de transition et d'européanisation des différentes politiques publiques et de nombreux secteurs comme les réformes des droits de propriété, celles des régimes sociaux et des administrations publiques dans l'entreprise industrielle, l'agriculture, les syndicats, les sociétés civiles et les partis.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.