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Europe centrale et orientale. Mondialisation, européanisation et changement social
Bafoil François
SCIENCES PO
22,50 €
Épuisé
EAN :9782724610055
L'effondrement du communisme en Europe centrale et orientale en 1989 a constitué un événement d'une portée considérable. Il a ouvert sur la réunification du continent européen et sur la consolidation de la souveraineté, longtemps et plusieurs fois perdue, des nouveaux Etats membres. L'affirmation de leur indépendance politique, économique et sociale a constitué la base de la transformation postcommuniste. Elle permet de comprendre comment les Etats est-européens se sont reconstruits en aménageant les différentes contraintes de la mondialisation et celles propres à l'Union européenne. La mondialisation n'a pas débouché sur un libéralisme incontrôlé. Les trajectoires historiques, recomposées parfois à l'aide de l'Union européenne, l'ont emporté en de nombreux cas pour assurer la solidarité. Le processus d'européanisation n'a pas débouché sur un simple transfert institutionnel d'Ouest en Est, mais bien sur une pluralité d'apprentissages de la part des acteurs centraux et locaux. Panorama complet de l'Europe centrale et orientale, cet ouvrage est le premier à analyser quinze années de transition et d'européanisation des différentes politiques publiques et de nombreux secteurs comme les réformes des droits de propriété, celles des régimes sociaux et des administrations publiques dans l'entreprise industrielle, l'agriculture, les syndicats, les sociétés civiles et les partis.
Résumé : Entre 1870 et 1914, dans la société française, la figure de la prostituée est construite en miroir de la haine exprimée à l'encontre de "la" femme coupable ; plus tard, à l'égard de son double perçu comme son dégradé, l'homosexuel. Des hallucinations. Un large courant scientifique participe de cette construction de la femme fautive et ultérieurement, de "l'inverti" . Il alimente les politiques d'enfermement de la prostituée jusqu'à la faire disparaître du champ social, tandis que, fascinés, les romanciers naturalistes insistent sur sa chute irrémédiable. Puis au tournant de 1900, la diffusion du mal syphilitique s'amplifie. Pour tous, le mal est un virus. Et comme tout virus, il s'échappe. En se répandant partout dans la société, il révèle que le mal ne relève pas de la seule responsabilité des femmes mais s'étend aux comportements masculins, nourrissant culpabilité et haine généralisées. Or, dans l'ombre de la prostituée et d'une société ravagée par les préjugés et les méfiances, se découpe une nouvelle silhouette, celle de l'homosexuel - que d'aucuns réduisent à la prostituée quand d'autres le dénoncent comme un vice allemand.
Partout en Europe, l'installation d'éoliennes provoque des conflits qui engagent une multitude d'acteurs publics, privés ou associatifs, au sein de coalitions locales, régionales ou nationales, elles-mêmes soumises à de fortes contraintes juridiques, économiques, environnementales ou privées. Les innovations institutionnelles, financières et politiques issues de la résolution de ces conflits reflètent la vivacité de la démocratie locale et la variété de la notion d'acceptabilité sociale. Fruit d'une coopération entre chercheurs en sciences sociales et ingénieurs, cet ouvrage analyse différents cas en Grande-Bretagne, en France, au Pays-Bas, en Allemagne et en Pologne ? autant d'exemples de pays centralisés, régionalisés ou décentralisés. Il met au jour les préalables minimum à respecter avant l'installation d'éoliennes et élabore un référentiel d'aide à la décision.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.