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L'énergie éolienne en Europe. Conflits, démocratie, acceptabilité sociale
Bafoil François
SCIENCES PO
26,00 €
Épuisé
EAN :9782724618358
Partout en Europe, l'installation d'éoliennes provoque des conflits qui engagent une multitude d'acteurs publics, privés ou associatifs, au sein de coalitions locales, régionales ou nationales, elles-mêmes soumises à de fortes contraintes juridiques, économiques, environnementales ou privées. Les innovations institutionnelles, financières et politiques issues de la résolution de ces conflits reflètent la vivacité de la démocratie locale et la variété de la notion d'acceptabilité sociale. Fruit d'une coopération entre chercheurs en sciences sociales et ingénieurs, cet ouvrage analyse différents cas en Grande-Bretagne, en France, au Pays-Bas, en Allemagne et en Pologne ? autant d'exemples de pays centralisés, régionalisés ou décentralisés. Il met au jour les préalables minimum à respecter avant l'installation d'éoliennes et élabore un référentiel d'aide à la décision.
Au tournant du XXe siècle, les débats sur l'hérédité et le déterminisme biologique traversent l'ensemble des sciences, naturelles, médicales et sociales, laissant une large place à l'irrationalité dans le développement individuel et collectif. Freud et Weber s'y sont confrontés en s'attachant à définir la nature de la conscience et de l'inconscient pour comprendre les phénomènes de leur époque : ceux des masses en colère, de la religion et de l'antisémitisme, enfin de la guerre mondiale. L'intérêt de comparer ces deux pensées ne tient pas seulement au fait que pareille tentative a été rarement menée. Il tient surtout au fait que les mêmes questions se posent à nous aujourd'hui : celle de l'irrationalité du champ politique ; la dépersonnalisation individuelle et l'aliénation collective dans le groupe ; la soumission à l'autorité et le désir de la force ; enfin, celles concernant le risque toujours menaçant du renversement des démocraties dans les régimes autoritaires et la revalorisation incessante d'un antisémitisme jamais éteint.
L'effondrement du communisme en Europe centrale et orientale en 1989 a constitué un événement d'une portée considérable. Il a ouvert sur la réunification du continent européen et sur la consolidation de la souveraineté, longtemps et plusieurs fois perdue, des nouveaux Etats membres. L'affirmation de leur indépendance politique, économique et sociale a constitué la base de la transformation postcommuniste. Elle permet de comprendre comment les Etats est-européens se sont reconstruits en aménageant les différentes contraintes de la mondialisation et celles propres à l'Union européenne. La mondialisation n'a pas débouché sur un libéralisme incontrôlé. Les trajectoires historiques, recomposées parfois à l'aide de l'Union européenne, l'ont emporté en de nombreux cas pour assurer la solidarité. Le processus d'européanisation n'a pas débouché sur un simple transfert institutionnel d'Ouest en Est, mais bien sur une pluralité d'apprentissages de la part des acteurs centraux et locaux. Panorama complet de l'Europe centrale et orientale, cet ouvrage est le premier à analyser quinze années de transition et d'européanisation des différentes politiques publiques et de nombreux secteurs comme les réformes des droits de propriété, celles des régimes sociaux et des administrations publiques dans l'entreprise industrielle, l'agriculture, les syndicats, les sociétés civiles et les partis.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.