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La trace et le sentier. Mélanges dédiés au professeur Dominique Sarr Tome 1
Badji Mamadou ; Diop Amadou Abdoulaye ; Ngom Paul
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782343180687
Estimant, à l'instar de Bernard Durand, que l'université doit, conformément à sa tradition et par vocation, former non seulement des techniciens du droit mais surtout des juristes, le professeur Sarr a toujours jeté un regard critique sur le contenu de l'enseignement du droit, en exigeant une mise en relation avec le développement d'une culture générale de l'étudiant, orientée vers l'étude de l'évolution des institutions juridiques et des autres disciplines. Parallèlement à ses fonctions de professeur, Dominique Sarr s'est particulièrement intéressé à la recherche, défrichant de nombreux champs dans le domaine de l'histoire de la justice, notamment, où ses intuitions savoureuses continuent de nourrir de leur pertinence nos curiosités intellectuelles et occupent une place de choix dans les débats actuels sur la justice et l'Etat de droit. On remarquera dans ces Mélanges offerts à sa mémoire, des contributions de ses collègues, d'amis ou de disciples plus jeunes. Ces études transcendent les frontières disciplinaires, émanent d'horizons divers. En effet, elles sont aux confins du droit et de la science juridique, appellent une transversalité impliquant des matières telles que : droit civil, droit constitutionnel, droit du travail, et indispensable histoire du droit. Chacune constitue un vibrant hommage rendu aux qualités intellectuelles de l'universitaire, mais aussi à celles de l'homme qui lui est indissociable.
Il est de tradition dans nos Universités, lorsqu'un "maître", après de bons et loyaux services, est admis à faire valoir ses droits à la retraite de lui consacrer un recueil d'études. Les amis et ceux qui, il y a quelques années, étaient les étudiants du professeur Babacar Guéye et qui sont devenus ses collègues ont pris l'heureuse initiative de perpétuer cette tradition. Ils ont voulu, par cet acte, rendre hommage à un brillant juriste, à l'un des plus grands publicistes qu'aient connus les Universités des Etats d'Afrique francophone. Babacar Guéye est un professeur. Par la densité de son savoir scientifique, par la qualité de son verbe, il a contribué à la formation de plusieurs générations de juristes, non seulement au Sénégal, son pays d'origine, mais aussi dans toute l'Afrique francophone. Agrégé de droit public et de science politique en 1991, il est aujourd'hui professeur titulaire de classe exceptionnelle estimé et respecté, un véritable passeur, généreux dans la transmission du savoir et juste dans l'évaluation des étudiants. Enseignant, il a su créer chez nombre de nos congénères, la vocation de servir, en tant qu'universitaires, leur pays. Constitutionnaliste et internationaliste averti, il a mis son art au service de son pays, en tant qu'un des rédacteurs de la Constitution de 2001 ; ou comme président de la commission chargée de faire des propositions pour la création d'une Commission électorale nationale autonome au Sénégal (novembre 2004-janvier 2005), et comme médiateur dans diverses crises institutionnelles en Afrique. Son engagement civique ne peut qu'être salué.
Badji Mamadou ; Ngando Blaise Alfred ; Leca Antoin
Ce livre que nous présentent le doyen Mamadou Badji et le professeur Blaise Alfred Ngando, entourés d'une équipe de jeunes doctorants, atteste du dynamisme de l'Ecole d'histoire du droit en Afrique francophone. Le fil conducteur de la justice y est décliné dans une perspective historique sur un triple aspect : justice coutumière, justice coloniale et justice moderne. On saura gré aux auteurs de cet ouvrage collectif d'avoir accompagné la balance, non pas du glaive régalien, souvent mis à contribution, mais du fil à plomb qui marque la "verticale" du lieu et l'état de l'homme.
L'idée d'écrire ce manuel répond à une double exigence ; celle de combler un vide autant que de faire découvrir l'originalité des systèmes politiques africains, par-delà l'habillage juridique des institutions. Les difficultés, réelles ou suscitées, en matière de documentation, la rareté, voire l'inexistence d'ouvrages consacrés à la question, ont fait apparaitre la nécessité de mettre un instrument de réflexion à la disposition des étudiants et de tous ceux que la connaissance des institutions africaines ne laisse pas indifférents. Cet ouvrage s'appuie sur les faits importants et les grands traits structurels et de la sorte, facilite un premier contact de l'étudiant avec les cadres institutionnels et l'ordre social des foyers de vie collective organisée dont il met en lumière les ressorts internes et les bouleversements importants qui accompagnent le contact des entités politiques locales avec d'autres civilisations et qui en ont façonné le visage. Cheminant au gré des sources, il met en avant une synthèse de questions souvent étudiées par d'autres spécialistes selon leurs préoccupations propres.
En Afrique, les difficultés d'accès aux médicaments, persistantes pour certaines populations et certaines catégories de traitements, coexistent désormais avec leur diffusion extensive qui reflète une tendance globale de pharmaceuticalisation de la santé publique. En dix ans, les institutions internationales ont permis d'étendre considérablement la distribution de traitements contre les maladies infectieuses majeures (tuberculose, paludisme, sida) dans un objectif d'équité. Parallèlement, le marché informel et les "faux médicaments" ont focalisé l'attention des médias internationaux, et des dispositifs légaux et de pharmacovigilance ont été mis en place pour gérer les risques associés aux médicaments. De plus, la recherche thérapeutique s'est organisée, dans une démarche biomédicale transnationale et/ou à partir des pharmacopées locales. Ces évolutions complexes soulèvent de nombreuses questions éthiques, en partie nouvelles et pour certaines exacerbées dans un contexte de ressources limitées. Cet ouvrage examine ces nouveaux enjeux éthiques, à différents niveaux du micro- au macro-social et sous plusieurs angles : l'accès aux traitements et à la justice sociale, les régulations et l'éthique de la diffusion des médicaments, les ambiguïtés éthiques du médicament, les médicaments et l'éthique en contexte. Les éclairages apportés par l'anthropologie, le droit et la santé publique, décryptent les tensions et enjeux contextuels ou structurels. Cette synthèse concernant l'Afrique francophone permet de développer une réflexion informée autour du médicament, objet central dans l'éthique des soins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.