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Les transformations de l'Etat. Mélanges en l'honneur de Babacar Gueye
Badji Mamadou
PUTC
40,00 €
Épuisé
EAN :9782361702014
Il est de tradition dans nos Universités, lorsqu'un "maître", après de bons et loyaux services, est admis à faire valoir ses droits à la retraite de lui consacrer un recueil d'études. Les amis et ceux qui, il y a quelques années, étaient les étudiants du professeur Babacar Guéye et qui sont devenus ses collègues ont pris l'heureuse initiative de perpétuer cette tradition. Ils ont voulu, par cet acte, rendre hommage à un brillant juriste, à l'un des plus grands publicistes qu'aient connus les Universités des Etats d'Afrique francophone. Babacar Guéye est un professeur. Par la densité de son savoir scientifique, par la qualité de son verbe, il a contribué à la formation de plusieurs générations de juristes, non seulement au Sénégal, son pays d'origine, mais aussi dans toute l'Afrique francophone. Agrégé de droit public et de science politique en 1991, il est aujourd'hui professeur titulaire de classe exceptionnelle estimé et respecté, un véritable passeur, généreux dans la transmission du savoir et juste dans l'évaluation des étudiants. Enseignant, il a su créer chez nombre de nos congénères, la vocation de servir, en tant qu'universitaires, leur pays. Constitutionnaliste et internationaliste averti, il a mis son art au service de son pays, en tant qu'un des rédacteurs de la Constitution de 2001 ; ou comme président de la commission chargée de faire des propositions pour la création d'une Commission électorale nationale autonome au Sénégal (novembre 2004-janvier 2005), et comme médiateur dans diverses crises institutionnelles en Afrique. Son engagement civique ne peut qu'être salué.
En Afrique, les difficultés d'accès aux médicaments, persistantes pour certaines populations et certaines catégories de traitements, coexistent désormais avec leur diffusion extensive qui reflète une tendance globale de pharmaceuticalisation de la santé publique. En dix ans, les institutions internationales ont permis d'étendre considérablement la distribution de traitements contre les maladies infectieuses majeures (tuberculose, paludisme, sida) dans un objectif d'équité. Parallèlement, le marché informel et les "faux médicaments" ont focalisé l'attention des médias internationaux, et des dispositifs légaux et de pharmacovigilance ont été mis en place pour gérer les risques associés aux médicaments. De plus, la recherche thérapeutique s'est organisée, dans une démarche biomédicale transnationale et/ou à partir des pharmacopées locales. Ces évolutions complexes soulèvent de nombreuses questions éthiques, en partie nouvelles et pour certaines exacerbées dans un contexte de ressources limitées. Cet ouvrage examine ces nouveaux enjeux éthiques, à différents niveaux du micro- au macro-social et sous plusieurs angles : l'accès aux traitements et à la justice sociale, les régulations et l'éthique de la diffusion des médicaments, les ambiguïtés éthiques du médicament, les médicaments et l'éthique en contexte. Les éclairages apportés par l'anthropologie, le droit et la santé publique, décryptent les tensions et enjeux contextuels ou structurels. Cette synthèse concernant l'Afrique francophone permet de développer une réflexion informée autour du médicament, objet central dans l'éthique des soins.
Effectuer un diagnostic situationnel de la pauvreté et des inégalités au Sénégal, repérer les points forts des modèles réussis de politiques redistributives dans le monde et piocher dans les théories de la justice ce qui pourrait servir d'abreuvoir à la politique sociale sénégalaise sont les trois fondements de cette réflexion. Partant de la théorie et de la philosophie politique à l'analyse et l'évaluation des politiques publiques en passant par les sciences économiques, les sciences juridiques et la sociologie, ce livre démontre que le Programme National de Bourses de Sécurité Familiale (PNBSF) peut s'appuyer les principes Rawlsiens même si dans la pratique, son efficacité dépend de sa possibilité d'augmenter les "capabilités" (Amartya Sen) tout en restant attentif aux "feedbacks" (Joan Tronto) des bénéficiaires finaux. Il montre qu'améliorer le PNBSF c'est également raffermir les liens sociaux entre les populations, renforcer le sentiment de nationalisme, impacter positivement le bien-être des ménages économiquement vulnérables, soutenir les politiques éducatives et oeuvrer pour le développement social.
L'idée d'écrire ce manuel répond à une double exigence ; celle de combler un vide autant que de faire découvrir l'originalité des systèmes politiques africains, par-delà l'habillage juridique des institutions. Les difficultés, réelles ou suscitées, en matière de documentation, la rareté, voire l'inexistence d'ouvrages consacrés à la question, ont fait apparaitre la nécessité de mettre un instrument de réflexion à la disposition des étudiants et de tous ceux que la connaissance des institutions africaines ne laisse pas indifférents. Cet ouvrage s'appuie sur les faits importants et les grands traits structurels et de la sorte, facilite un premier contact de l'étudiant avec les cadres institutionnels et l'ordre social des foyers de vie collective organisée dont il met en lumière les ressorts internes et les bouleversements importants qui accompagnent le contact des entités politiques locales avec d'autres civilisations et qui en ont façonné le visage. Cheminant au gré des sources, il met en avant une synthèse de questions souvent étudiées par d'autres spécialistes selon leurs préoccupations propres.
Dépassant la stricte exégèse des textes, qui pour autant n'est pas négligée, l'auteur nous initie avec méthode et finesse, aux règles qui gouvernent le droit foncier et ses acteurs, la vente, la location, la construction et l'urbanisme au Sénégal. Il y réussit avec talent et beaucoup de brio, grâce à un usage parfait de la langue du droit. Des écrits traitant de ces questions existent, assurément, mais la présente production scientifique se distingue par son originalité. En effet, la pertinence de la démarche de Maître Zeitoun réside non seulement dans la présentation d'un livre où il rassemble en un tout cohérent l'essentiel des règles, jusque-là éparses, mais aussi dans le style qui est du reste clair, concis et agréable à lire. Ces qualités révèlent la rigueur d'un orfèvre en la matière, soucieux par métier et par conviction d'expliquer et de faire comprendre, y compris au non-sachant, au profane, le droit immobilier dans sa globalité, en en présentant les différentes branches, les caractères et les sources. Le travail produit est nécessairement une oeuvre de référence..."
Art. 2 de la constitution de 1958 : "La langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est "La Marseillaise". La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité". Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple." Ce livre est le prolongement de celui publié en 2005 et consacré à "l'actualité de l'article 1er de la constitution de 1958". Ce sont, cette fois, une douzaine de constitutionnalistes appartenant aux Universités de Bordeaux, Paris, Rennes et Toulouse qui se sont rencontrés pour débattre des symboles inscrits à l'article 2. Signes de reconnaissance, les symboles ont suscité et suscitent encore de nombreuses questions, dans un contexte juridique et politique profondément renouvelé ces dernières années : que l'on pense par exemple à la politique d'intégration, à la place de l'immigration dans l'histoire nationale ou à la démocratie délibérative. L'analyse des symboles, qui peuvent être incompris, leur choix, qui peut être arbitraire, leur sens, qui peut reposer sur divers critères, leur transmission, qui n'emporte pas toutes les convictions, suscitent autant de questionnements actuels sur les principes politiques fondant le pacte républicain. La reconnaissance des langues régionales, la pénalisation de l'outrage public à l'hymne national et au drapeau, la remise en cause des idéaux démocratiques au nom du principe de réalité, la fin de l'uniformité de la République interrogent l'article 2.