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Impliciter, expliciter. L'intervention du traducteur
Bada Valérie ; Letawe Céline ; Pagnoulle Christine
PULG
19,00 €
Épuisé
EAN :9782875621689
Entre l'hypothèse selon laquelle tout peut se traduire et celle qui veut que la traduction soit impossible, la démarche du traducteur emprunte bien des voies diverses. Comme l'a fait remarquer Gideon Toury dans "The Nature and Role of Norms in Translation" , les décisions du traducteur sont contraintes par un ensemble de normes en vigueur dans la culture cible et par toute une série de facteurs qui l'obligent à "manoeuvrer" pour mieux remplir la fonction que la société lui a confiée : celle d'opérer l'acte de médiation qui rendra lisible un texte auparavant inaccessible dans son étrangeté. Le présent volume explore les notions d'implicitation et d'explicitation et la place qu'elles occupent dans cet acte de médiation. Les treize chapitres qui le composent constituent autant d'analyses de ces deux stratégies telles qu'elles sont mises en oeuvre par les traducteurs afin de dépasser l'écart entre culture source et culture cible. Depuis toujours, ces stratégies intéressent les théoriciens de la traduction : bien des traductologues (dont Shoshana Blum-Kulka) considèrent même l'explicitation comme un invariant de la traduction ; Antoine Berman, en revanche, la condamne comme étant une "tendance déformante" . A travers des réflexions théoriques et plusieurs études de cas, les auteurs du présent ouvrage s'interrogent sur la prévalence réelle de l'explicitation et sur les enjeux artistiques, sociétaux, mais aussi didactiques qui sous-tendent tant l'explicitation que l'implicitation.
Pollet Marie-Christine ; Scheepers Caroline ; Bada
Destiné aux enseignant. es en exercice ou en formation initiale, cet ouvrage est centré sur les référentiels en vigueur pour les cinquième et sixième années de l'enseignement secondaire de transition. Il propose des pistes didactiques transposables, en fonction de l'environnement scolaire, des objectifs et de la personnalité de chaque professeur. e. L'originalité de l'ouvrage tient en grande partie à l'équipe qui l'a conçu : des professeur. es de français du secondaire, issu. es de trois réseaux différents et travaillant dans des établissements socioculturellement contrastés, regroupé. es autour de deux didacticiennes du français, chercheuses et formatrices d'enseignant. es. Pour enseigner le français en cinquième et en sixième articule ainsi étroitement savoirs empiriques et scientifiques. En effet, quelques exemples de dispositifs sont dépliés d'un bout à l'autre, et appliquent les recommandations des prescrits officiels tout en proposant des productions originales. De plus, sont articulés systématiquement, dans les se ? quences de ? crites et UAA exploite ? es, des compe ? tences et des savoirs a` construire avec les e ? le`ves et de natures diverses : litte ? raires, linguistiques, culturels, re ? flexifs. Plusieurs choix didactiques forts sous-tendent cet ouvrage. L'un d'eux est l'attention portée aux savoirs, replacés au centre des dispositifs et au coeur d'actes (méta)cognitifs divers et complexes. Forte est donc aussi la volonté d'apporter des éclairages théoriques à certaines composantes des dispositifs, témoignant ainsi d'une conception de la didactique du français fondée sur et explicitant les liens entre théorie(s) et pratique(s). Marie-Christine Pollet (professeure à l'Université libre de Bruxelles) et Caroline Scheepers (professeure à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles) sont didacticiennes du français, chercheuses et formatrices d'enseignants.
Derlatka Caroline ; Ugolotti Sara ; Bada Valérie ;
Résumé : Un voyage inspirant qui nous montre l'incroyable pouvoir des histoires ! " Si tu ouvres un livre " est un merveilleux hommage à la plus incroyable des aventures : lire un livre. Car ce n'est qu' au creux de douces pages que l'on peut prendre le thé avec des sirènes, grimper sur les épaules d'un géant ou aller saluer la petite souris de la lune, celle qui accroche les étoiles dans le ciel ! Grâce aux illustrations empreintes de fantaisie de Sara Ugolotti et au texte poétique de Caroline Derlatka, petits et grands lecteurs vont parcourir des lieux et pays enchantés, là où seuls les mots et les histoires peuvent nous transporter...
De Londres à Accra, de Johannesburg à Kampala, le Barber Shop est un haut lieu de la socialisation intergénérationnelle pour les afrodescendants, un lieu où les langues se délient. Dans cette pièce qui traverse les continents, en une journée et en six villes, Inua Ellams interroge les masculinités noires contemporaines en recréant le rythme des conversations chez le barbier alors que le match Chelsea / Barcelone va commencer. L'exil, l'éducation ou la politique sont les sujets de discussion à bâtons rompus, où les différences s'expriment en passant d'un pays et d'une langue à une autre. Le Barber Shop rassemble pères, fils, oncles, amis d'enfance ou inconnus le temps d'une coupe de cheveux, un lieu d'accueil pour s'ouvrir sur des inquiétudes personnelles ou l'actualité mondiale, un lieu pour faire revivre les souvenirs d'un pays quitté depuis longtemps, un lieu pour être ensemble.
Tchiankpli signifie rassemblement ou regroupement de deux recueils. L'un Attoké signifie chauve souris. L'histoire raconte qu'en pleine fête des animaux de la forêt surgit une chauve souris, être vilain, lugubre, rejeté par ses pères parce qu'elle ignore si elle est un oiseau ou un mammifère. Les poèmes ici dénoncent le mal au sein d'une société africaine en voie de développement, magnifient la grandeur de l'homme. Ils présentent ses angoisses, ses peines et ses joies. Le deuxième recueil Terrain d'exil traduit la rencontre de l'auteur avec l'Autre. Regard sur son passé, découverte de soi face à la différence... Y sont décrites les émotions de l'auteur dans un autre environnement que le sien. Tchiankpli chante également la beauté de la femme et l'amour.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.
Comparer les comparables ? Comparer les comparatismes ? Pourquoi et comment comparer ? La première interrogation a été formulée par E. Lésinas dans le questionnement sur les relations avec autrui ; elle a été transférée récemment dans le domaine de l'anthropologie culturelle, et plus particulièrement dans celui de l'histoire des religions. Les doutes entretenus par les grandes entreprises comparatistes, de J. G. Frazer à Cl. Lévi-Strauss en passant par M. Eliade ou G. Dumézil, ont suscité la seconde, plus récemment encore. Quant à la troisième elle est l'objet, pour les religions antiques, des contributions réunies dans le présent volume, dans des tentatives devenues désormais plus modestes et plus expérimentales. En effet, pour l'Antiquité, les principes de l'analyse structurale dans l'anthropologie culturelle et sociale des années 1960 ont conduit soit au paradigme indo-européen des trois fonctions, soit à un renouveau du paradigme sémitique : approche moins diachronique que synchronique dans le premier cas ; fréquente perspective historique de dérivation dans le second. Déconstructionisme et relativisme postmoderniste ont contribué à déstabiliser la belle assurance des oppositions et schémas structuraux. Ils ont montré les risques d'un universalisme et d'un essentialisme naturalisants. Désormais, la démarche comparative est revenue à des pratiques moins ambitieuses, soit sur le mode du questionnement et de l'expérimentation autour d'un problème, soit sur le mode de la comparaison différentielle à la recherche de spécificités définies par contraste, soit encore sur le mode dialogique et réflexif qui est aussi devenu celui de l'anthropologie culturelle et sociale. A l'exemple des phénomènes que nous plaçons sous l'étiquette de la religion, comment réhabiliter une démarche comparative à la fois rigoureuse et critique ? Questionnements donc, à partir d'exemples précis, sur les modèles d'intelligibilité dont nous nous inspirons, dans la dialectique parfois conflictuelle entre catégories "émiques" et catégories "étiques", pour refonder une analyse comparative productive, en histoire des religions en particulier et en sciences humaines en général.