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Ksenia
Backès Jean-Louis
COOPERATIVE
19,00 €
Épuisé
EAN :9791095066736
Les salons de Saint-Pétersbourg, en ce printemps 1909, sont en émoi. Il n'est question que de l'incident qui vient d'avoir lieu lors d'un concert donné chez la grande-duchesse Maria Alexandrovna : une dame, Ksenia Mikhaïlovna Sadovskaia, s'est évanouie en écoutant un jeune musicien français engagé depuis quelques années par l'orchestre du théâtre Mariinksi, Alexandre de Porcayragues, jouer de l'alto. Que cache ce malaise ? Quelle fibre secrète le son de l'instrument, plus grave que celui du violon, a-t-il touchée en Ksenia Mikhaïlovna, pour que celle-ci se soit trouvée mal ? Le médecin qui la soigne ne va pas tarder à demander au jeune altiste de venir jouer pour sa patiente, afin de la soumette à une sorte de cure par la musique. Cette rencontre changera le destin d'Alexandre. Savamment construit, faisant alterner la rumeur des salons de la ville, en une suite de dialogues, avec une série de lettres, notamment celles qu'échangent Alexandre de Porcayragues et sa soeur Hélène restée en France, le roman de Jean-Louis Backès multiplie les coups de théâtre jusqu'à la découverte de la clé de l'énigme longtemps après par le meilleur ami d'Alexandre, un jeune médecin, resté en Russie après la révolution. Avec ce quatrième roman, Jean-Louis Backès, romancier, essayiste et traducteur, notamment de littérature russe, tient le lecteur en haleine tout en rendant hommage à une culture russe disparue, symbolisée par le destin bouleversant de Ksenia, l'héroïne bien réelle dont le visage orne la jaquette de cette édition.
La Souterraine existe-t-elle ? C'est une ville, évidemment, que certains situent dans la Creuse. Mais c'est peut-être aussi une société secrète. Le narrateur rencontrera toutes sortes de gens (à commencer par le druide qui le mettra sur la piste). On lui parlera d'une reine morte en Afrique du Nord voici deux mille ans, d'un poète péruvien ou argentin qui un beau jour aurait décidé d'écrire en français parce qu'il ne savait pas ce qu'était une chrysolithe, d'un chef d'Etat qui aurait (mais où ? ) organisé les funérailles de Dieu. On lui racontera des histoires de vampires, de pierres sacrées, d'anthropophagie rituelle. Il erre à travers la France, va voir de vieux amis, découvre par hasard de curieux hurluberlus. Hurluberlus, ou sages ? Il n'en sait rien. Il s'embrouille dans son propre récit, parce qu'il y a aussi ce dont il ne veut pas parler et qui revient : une chute en montagne, deux corps déchiquetés. Est-ce que tout cela tient ensemble ? Est-ce qu'une secte mystérieuse, à laquelle appartiennent ses amis d'enfance, a décidé de lui faire subir, progressivement, une initiation ? Est-ce qu'il se raconte des histoires ? Est-ce qu'il se fait des illusions ? La Souterraine existe-t-elle ?
Résumé : L'époque romantique a aimé un genre que définissent trois critères : les textes racontent une histoire, ils sont en vers, et relativement brefs. On a renoncé à l'épopée classique. On préfère s'inspirer de traditions populaires. On expérimente de nouvelles manières de raconter. On glisse au dialogue dramatique. Le poème explore le fantastique, l'histoire, la vie quotidienne. Partout il semble en rivalité avec le roman. En quoi le respect du vers lui permet-il de maintenir la distance ? Cette superbe floraison de récits en vers, illustrée par les noms de G?the, de Byron, de Pouchkine, de Mickiewicz, d'Espronceda, de Hugo, de Musset, de Tennyson, s'est-elle achevée avec le XIXe siècle ? Pourquoi certains poéticiens modernes définissent-ils la poésie par le refus du narratif ?
Un essai : Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier : Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extrait de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
En 1931, Paul Valéry accepta de poser pour une jeune sculptrice, Renée Vautier (1898-1991), qui souhaitait réaliser son buste. Récemment séparée de son premier mari, elle avait alors trente-trois ans. Bien plus âgé qu'elle, Valéry, encore douloureusement éprouvé par la fin de sa longue liaison avec Catherine Pozzi, subit la fascination de la jeune artiste et ne tarda pas à lui faire part de la passion qu'il commençait à éprouver pour elle. Passion sans espoir : celle qu'il surnomma bientôt "Néère" (anagramme de Renée et titre d'un célèbre poème d'André Chénier) ne lui cacha jamais qu'elle ne partageait pas ses sentiments. Cela n'empêcha pas le poète de continuer à lui faire la cour durant plusieurs années. Les cent soixante lettres inédites que nous révélons aujourd'hui témoignent de cette histoire d'amour malheureuse. D'une qualité littéraire digne de ses grandes oeuvres en prose, elles montrent un Valéry tendre et plein d'esprit, sachant jouer de tous les charmes de sa conversation pour séduire, sans cacher à sa correspondante (dont les réponses n'ont pas été conservées) qu'il est sujet à de graves accès de mélancolie : ceux-là même qu'il décrit si bien, au même moment, dans le dialogue intitulé L'Idée fixe. Bien plus qu'un témoignage sur la vie privée d'un grand poète au sommet de sa gloire, ces Lettres à Néère méritent d'être considérées comme une oeuvre à part entière, pleine de bonheurs d'écriture surprenants.
Résumé : Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.
Dix poèmes de cent vers assonancés composent ce livre d'amour et de deuil qui n'a, dans la poésie contemporaine, aucun équivalent, ni dans sa forme ni dans ses thèmes. Le jeune poète qui les a écrits en a fait un mémorial de la fin du vingtième siècle et un itinéraire où la souffrance et le désespoir sont victorieusement combattus par le pouvoir lumineux de la poésie. "Il y a de la beauté dans le paysage menacé / De notre amour, de notre pays en proie à l'adversité", écrit l'auteur qui arpente les rues de Paris avec au coeur "la nostalgie de demain". Celui qui se veut "un regard sur le monde, une savante lumière" est un veilleur dont la fonction est aussi essentielle que cachée. La poésie de Germont intrigue et retient l'attention par le ton très personnel d'une parole qui n'est nullement obscure et semble même souvent limpide, et qui pourtant, à une lecture attentive, s'avère d'une complexité et d'un raffinement très savants.
Résumé : Créé au tout début du XIXe siècle par le marionnettiste Laurent Mourguet (1769-1844), Guignol fut pendant plus d'un siècle le porte-parole du petit peuple de Lyon, et surtout des "canuts", les ouvriers de la soierie. Au plus fort de leur popularité, jusque dans les années 1950-60, Guignol et son inséparable ami Gnafron furent au coeur d'une intense production théâtrale, due à de très nombreux auteurs. En 1925, la société des Amis de Guignol édita à Lyon, à tirage très limité, un choix des meilleures pièces écrites au cours des soixante années précédentes, pour compléter le premier répertoire "classique" rassemblé par Jean-Baptiste Onofrio en 1865. C'est ce recueil rarissime, plein d'inventions savoureuses, que nous rééditons aujourd'hui.