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Crimes et délits dans la vallée du fleuve Sénégal de 1810 à 1970
Ba Chérif ; Faye Ousseynou
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782296102613
Avec ce livre de Daha Chérif Ba, l'on est en présence d'un discours qui renseigne avant tout sur l'attention accordée à la vallée du fleuve Sénégal par les (entrepreneurs) politiques, les " experts du développement ", les chercheurs en sciences sociales, etc... Mais la vallée du fleuve Sénégal retient aussi l'attention à cause de son statut de foyer de départ migratoire ancien et dynamique... Elle se donne également à lire dans la littérature savante comme un lieu de mémoire riche de ses micro-restes archéologiques, de ses gestes et de ses paroles secrètes, sacrées et magiques... Mais, cette image savante ou sacralisée ne doit pas faire perdre de vue la prégnance de celle-ci, prosaïque, qui fait de la vallée du fleuve Sénégal une terre d'élection des figures criminalisées du Maure, du boisselier lawbe et du berger peul. Il importe de souligner l'épaisseur historique du stigmate qui fait de ce biotope un lieu de (re)production de la violence (notamment acquisitive et ludique), de fabrication et de diffusion d'" identités explosives ", de manifestation des formes d'éloge de l'altérité et de l'irréductibilité... Ce livre éclaire sur la cartographie du crime en distinguant comme lieux de déroulement du conflit avec la loi, outre les établissements humains (hameaux, villages, villes éclatées en centre-ville et en " banlieues "), les différents biotopes, affluents et défluents du fleuve Sénégal. L'ingénierie du hors-la-loi en fait aussi des zones-refuges, des étapes de son parcours quotidien. Les auteurs de cette criminalité rurale et urbaine qui revendiquent des appartenances sociales différentes, des schèmes culturels souvent incompatibles, sont mus par des intérêts parfois antagoniques... Ce livre rend davantage compte des tenants et aboutissants du crime de sang et du crime économique, dont l'emmêlement traduit la profondeur des divisions, l'intensité des désirs et la forte détermination des protagonistes. Ba montre que la confrontation avec le colonisateur s'est déroulée essentiellement au XXe siècle dans cet établissement humain où ce dernier élit domicile, accueille le hors-la-loi dit " indigène " pour l'enfermer et le punir dans ses prisons... La référence au suicide, qui clôture les développements de Daha Chérif Ba, constitue, à elle seule, un motif suffisant pour lire cet ouvrage qui est un révélateur du drame humain porté par les gens du crime et par les gens du délit.
Dado, l'héroïne de ce premier roman, est envoyée à Dakar par ses parents. Elle doit vivre chez son cousin Pathé, qui veut une seconde épouse, la première ne lui ayant pas donné d'enfants. Ne dit-on pas chez eux " les cousines sont faites pour les cousins " Mais l'épouse mène la vie dure à Dado, qui décide de partir. Mais une jeune femme sans époux aujourd'hui en Afrique n'a pas la vie facile. Pour Dado, devenue domestique, cela se traduira par toutes sortes d'abus et d'exploitations, jusqu'à la mort, tragique et pourtant banale. " C'était un drame de plus. On ne peut plus les compter, ces drames... "
Ce livre montre qu'une analyse du concept de laïcité bute immanquablement sur la double difficulté de l'extraire de sa forte imprégnation de la tradition républicaine française d'un côté, et, de l'autre, de cette vision très étriquée qui en fait une séparation radicale de l'Etat et des religions dans leur grande diversité. L'enjeu est désormais de sortir de cette vision réductrice pour aller vers une conception ouverte et dynamique qui l'instruit comme un principe républicain de la modernité politique. Ainsi, le postulat de départ est d'appréhender la laïcité comme un principe intégrateur au sein des sociétés modernes. Un tel postulat fait voir au bout du compte que les conceptions du monde, les croyances, les pratiques cultuelles et culturelles ne peuvent cohabiter harmonieusement que dans un "vouloir vivre-ensemble" encadré par les principes de la paix.
Ba Daha Chérif ; Bathily Abdoulaye ; Seydi Yancoba
Résumé : Lorsqu'en 1704, à la faveur de la guerre de Succession espagnole, les Anglais s'emparèrent du rocher de Gibraltar, il ne s'agissait nullement et évidemment pour eux de s'assurer la maîtrise et le contrôle de la route conduisant à l'empire qui n'existerait que trois quarts de siècle plus tard. Mais, du moment qu'échappant à la France, l'Inde eut passé à la Grande-Bretagne, le rocher espagnol devint une position de premier ordre à l'entrée de la mer méditerranéenne par où passait la route des Indes la plus directe. Quand la percée de l'isthme de Suez eut abrégé et écourté de 80% le chemin du golfe Persique, l'Angleterre, cramponnée plus obstinément que jamais à Gibraltar, s'avisa de l'importance incalculable et inestimable qu'aurait pour elle et ses intérêts commerciaux la possession de la porte de sortie de la Méditerranée, dont elle détenait déjà l'entrée. C'est à Suez même qu'il importait de tenir le verrou de la porte méditerranéenne qui s'ouvrait sur les Indes. Dès 1878, on pouvait donc prévoir que Londres n'épargnerait rien pour s'assurer la possession de l'Egypte. Et en 1882, le rêve se réalisait Depuis 1935, l'établissement en mer Rouge d'une Italie désormais engagée pour sa survie européenne et son rayonnement colonial, sembla avoir porté le dernier coup à la confiance et à l'assurance "quasi insolentes" britanniques. La route méditerranée était donc vulnérable. Dominions orientaux et Inde se révélèrent, par surcroit, comme étant des aires pétrolifères les plus riches du monde, la Grande Bretagne se trouvait, plus que jamais, engagée à ne rien lâcher de sa situation en Méditerranée, en général, sur le rocher de Gibraltar, en particulier. Rocher qui, jadis et pendant des siècles, fascina et alimenta les imaginaires par sa géographie déroutante, son site puissamment fortifié, sa ville haut perchée dévorée par des épidémies, rongée par la contrebande, ravagée par les affres des guerres impériales, d'Ales et mondiales, sur fond de disputes et de tiraillements anglo-espagnols que le Brexit ne réussit point à éteindre.
Chemins d'eaux nous mène sur les traces de Labbo Méry, un boisselier du village de Méryal Sayboobe, recueilli dès son jeune âge à Kayes, un hameau destiné à devenir une florissante escale à la croisée des chemins et des eaux du Haut-Sénégal. Kayes était un lieu d'accueil d'esclaves et de captifs en fuite, d'orphelins, de traite d'enfants égarés. C'était aussi un gros entrepôt commercial et militaire comme d'ailleurs toutes les escales fluviales du Sénégal (Dagan, Podor, Matam et Bakel). A Saint-Louis, Labbo est confié à la Signare Mathilde Duboeuf. Sa gouvernante, Coumba Labbo Méry finit par l'adopter et l'emmène à Méry. Emerveillé depuis sa tendre enfance par les énormes pirogues, les chalands, Labbo devient un excellent laptot, maître dans l'art de fabriquer des embarcations en bois. De retour à Saint-Louis, il commence à travailler sur les flottes commerciales ou militaires, ce qui le conduit jusqu'aux mines d'or de la Haute Guinée ! Labbo a eu aussi la chance de hanter les côtes atlantiques du Sénégal, de Saint-Louis, puis Dakar jusqu'au Gabon et au Congo, en Afrique équatoriale, sillonnant ainsi les eaux les plus tumultueuses et les plus impétueuses. Ce texte romancé est un prétexte pour revisiter l'histoire de la navigation sur le fleuve Sénégal, le long des côtes atlantiques africaines, la revue des bâtiments commerciaux et militaires sortis des chantiers navals de la Rochelle, de Bordeaux, entre autres, qui animèrent une vie de relation particulièrement dense et florissante. Un clin d'oeil à une période particulièrement agitée et riche de l'histoire du Sénégal, de la Sénégambie et de l'ouest africain : traite de la gomme, de l'or, des esclaves, les campagnes militaires d'annexion et de résistance, débuts et aléas de l'urbanisation, l'écologie, la médecine traditionnelle, l'organisation sociale traditionnelle, l'éclatement des épidémies dans les villes et escales, le développement des ports africains, la vie rurale, etc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.