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Chemins d'eaux
Ba Daha Chérif
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343189826
Chemins d'eaux nous mène sur les traces de Labbo Méry, un boisselier du village de Méryal Sayboobe, recueilli dès son jeune âge à Kayes, un hameau destiné à devenir une florissante escale à la croisée des chemins et des eaux du Haut-Sénégal. Kayes était un lieu d'accueil d'esclaves et de captifs en fuite, d'orphelins, de traite d'enfants égarés. C'était aussi un gros entrepôt commercial et militaire comme d'ailleurs toutes les escales fluviales du Sénégal (Dagan, Podor, Matam et Bakel). A Saint-Louis, Labbo est confié à la Signare Mathilde Duboeuf. Sa gouvernante, Coumba Labbo Méry finit par l'adopter et l'emmène à Méry. Emerveillé depuis sa tendre enfance par les énormes pirogues, les chalands, Labbo devient un excellent laptot, maître dans l'art de fabriquer des embarcations en bois. De retour à Saint-Louis, il commence à travailler sur les flottes commerciales ou militaires, ce qui le conduit jusqu'aux mines d'or de la Haute Guinée ! Labbo a eu aussi la chance de hanter les côtes atlantiques du Sénégal, de Saint-Louis, puis Dakar jusqu'au Gabon et au Congo, en Afrique équatoriale, sillonnant ainsi les eaux les plus tumultueuses et les plus impétueuses. Ce texte romancé est un prétexte pour revisiter l'histoire de la navigation sur le fleuve Sénégal, le long des côtes atlantiques africaines, la revue des bâtiments commerciaux et militaires sortis des chantiers navals de la Rochelle, de Bordeaux, entre autres, qui animèrent une vie de relation particulièrement dense et florissante. Un clin d'oeil à une période particulièrement agitée et riche de l'histoire du Sénégal, de la Sénégambie et de l'ouest africain : traite de la gomme, de l'or, des esclaves, les campagnes militaires d'annexion et de résistance, débuts et aléas de l'urbanisation, l'écologie, la médecine traditionnelle, l'organisation sociale traditionnelle, l'éclatement des épidémies dans les villes et escales, le développement des ports africains, la vie rurale, etc.
Le Delta central du Niger, encore appelé Macina, donne l'impression d'un pays indéchiffrable, incompréhensible, de tous les contrastes. Avec ses immenses potentialités. Son cheptel inquantifiable. Ses vestiges. Ses marabouts. Ses talibés. Sa réticence à l'école des Blancs. Ses stratifications sociales immuables depuis le temps de l'Empire théocratique peulh. Ses femmes peulhes qui, depuis des siècles, parcourent de longues distances à pied pour vendre le lait de vache afin de faire face aux besoins quotidiens. Sur ce pays complexe, décideurs et développeurs s'acharnent avec des théories et des pratiques souvent inadéquates. A l'Indépendance du Mali, la nouvelle administration se substitue aux anciens cantons. Les gestionnaires des terres et des pâturages sont marginalisés dans la gestion des ressources pastorales. Pour certains observateurs, "ce coup de force" de la nouvelle administration constitue le point de départ d'un désordre, qui persiste. Le pays n'est-il pas qualifié de poudrière, tant les conflits sont nombreux et récurrents, liés à la gestion de l'espace et des ressources, aux manipulations politiciennes? Dans le Delta, une des premières contraintes ressenties par les intervenants extérieurs est la "culture du conflit". Dix ans après avoir mis en place un programme d'éducation civique et de gouvernance, nous sommes toujours frappés par les pesanteurs qui marquent la région. Le Delta est considéré, à raison, comme un pays conservateur. Biographie: Boubacar Ba est né à Korientzé, dans le delta central du Niger. Il est diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration du Mali, option Sciences juridiques. Du temps de l'Etat théocratique (19e siècle) aux reconfigurations et restructurations profondes de l'ère démocratique, Boubacar Ba promène sur le Delta un regard intérieur et critique à la fois. Son approche, qui est celle d'un opérateur en développement, est documentée par plus de dix années de terrain. Comme personne ressource, son expérience en fait un homme documenté et un conseiller avisé. Il avance dans cet ouvrage des pistes de réflexion et des schémas pour l'action, particulièrement utiles, en ces temps où l'impasse du développement en Afrique commande d'inventer des concepts et stratégies innovants.
Cette étude permet à la fois d'analyser les faits culturels et de mettre l'accent sur des productions littéraires dont on ne soupçonnait ni l'existence ni la saveur, encore moins l'élégance. Rythmes d'eaux et de savanes ou les facettes culturelles des Peulhs de la Sénégambie (1512-1980) est un livre qui peut être lu comme un texte d'histoire, un manuel de socio-anthropologie, et une anthologie poétique. Il n'y a pas de différence majeure entre, par exemple, un Senghor auquel l'analyse se référera constamment et les poètes présentés par Ba. Ils sont tous diseurs d'entêtement et d'exigence ; ils ont parié sur le verbe. Ainsi, tout semble converger vers la troisième partie car la présentation du corpus offre un intérêt certain. Les catégories socio-professionnelles (tisserands, forgerons, cordonniers, bûcherons, pêcheurs, chasseurs, pasteurs, guitaristes, griots...) se livrent à une intense activité de création. Malheureusement, beaucoup de textes de la littérature orale sont aujourd'hui perdus. Et le mérite principal de ce livre est de sauver certains textes en les recueillant et en les traduisant. Par ailleurs, et c'est là un autre mérite du livre, certains de ces textes ont un caractère poétique fortement marqué. Les auteurs ne sont pas seulement des moulins à parole mais des virtuoses du verbe, des poètes qui, à chaque moment de leur création, manifestent une exceptionnelle compétence rhétorique".
Dado, l'héroïne de ce premier roman, est envoyée à Dakar par ses parents. Elle doit vivre chez son cousin Pathé, qui veut une seconde épouse, la première ne lui ayant pas donné d'enfants. Ne dit-on pas chez eux " les cousines sont faites pour les cousins " Mais l'épouse mène la vie dure à Dado, qui décide de partir. Mais une jeune femme sans époux aujourd'hui en Afrique n'a pas la vie facile. Pour Dado, devenue domestique, cela se traduira par toutes sortes d'abus et d'exploitations, jusqu'à la mort, tragique et pourtant banale. " C'était un drame de plus. On ne peut plus les compter, ces drames... "
L'auteur analyse ici les configurations et les significations des cultures dites du "bas" travaillées par les ordres Ceddo, islamique, colonial et postcolonial. Il en dévoile les chorégraphies, les chansons et poèmes articulés à la guerre, aux armes, au sang, à la mort. Il contribue à l'enrichissement des connaissances sur des aspets aussi négligés voire ignorés que les ingénieuses inventions culturelles, festives, folkloriques, "carnavalesques" des sociétés sénégambiennes en général et des entités fulbe en particulier.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.