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Vénitiennes au peigne fin. Suivi de L'Etoile vide
Azay Lucien d'
BELLES LETTRES
21,50 €
Épuisé
EAN :9782251455129
De même qu'il existe un mythe, polymorphe et sempiternel, de la Parisienne, la Vénitienne est une figure allégorique à travers les âges. Telle est l'hypothèse de ce livre qui propose des portraits de Vénitiennes fictives ou réelles. Le rapport original et intime que chacune d'elles entretient avec la Cité-île contribue singulièrement au charme que je lui trouve. Nous nous évadons dans une ville comme dans un théâtre où nous espérons rencontrer l'être qui la personnifie. Le fantasme sous-jacent à ce désir tient sans doute à une pulsion purement physique, l'envie d'appartenir à un monde utopique par la sensualité. Il se peut que cette pulsion soit amorale et inavouable ; je n'affirme pas qu'elle est édifiante, mais je pense qu'elle joue un rôle décisif dans le besoin qu'éprouvent les hommes de voyager, de rejoindre la destination de leurs rêves, quitte à s'y installer, alors qu'ils pourraient tranquillement rester chez eux et se contenter de lire, fût-ce d'une seule main, des récits de voyage ad hoc. Esquissés tantôt de mémoire, tantôt sur le vif, les portraits que j'ai réunis ici sont une tentative d'illustration par l'exemple de la fantasmagorie que je viens d'évoquer. Je laisse au lecteur le soin, et le plaisir, j'espère, de décider si, de ces divers avatars, se dégage un "type" emblématique de la Sérénissime. Lucien d'Azay
Tout anglais se veut excentrique. Il se distingue d'une norme tout en se définissant par rapport à celle-ci, manière détournée de s'y reconnaître, de s'ériger en exception qui confirme la règle. Ce triptyque biographique a été conçu à l'instar d'un retable: chacun de ces portraits allégoriques illustre un aspect esthétique et moral de l'Angleterre - avant, pendant et après le victorianisme. Trois formes de déviances qui, comme des contretypes, révèlent "en négatif" la société en marge de laquelle elles s'inscrivent. Gothique par excellence, Thomas Lovell Beddoes (1803-1849) est le poète le plus macabre du romantisme anglais. En quête d'un sens à l'après-chair, il tenta de ressusciter le théâtre élisabéthain dans son chef-d'oeuvre posthume et poussa la logique du nonsense à son paroxysme en faisant de la mort sa raison de vivre. John Gray (1866-1934) incarna rétrospectivement Dorian Gray, le personnage d'Oscar Wilde. Ange dévoyé, ce dandy à la délicatesse décadente fut victime d'une profonde crise d'identité lorsqu'il rompit avec son mentor. Crise qui le conduisit à se convertir au catholicisme et à recevoir la prêtrise pour échapper au fantôme romanesque qui le vampirisait. Quant à Aleister Crowley (1875-1947), magicien charismatique et érotomane, enclin à toutes sortes d'expériences extrêmes, il exerce désormais outre-tombe son influence démoniaque sur la contre-culture britannique. Cet Antéchrist est aussi le fondateur d'une secte, Thelema, qui se proposait d'aider ses membres à trouver leur "Véritable Volonté" en recourant à la "magie sexuelle".
Résumé : La mort du poète anglais John Keats en 1821 coïncide avec l'apparition d'un nouveau genre littéraire, le keepsake, qui fut à la mode pendant toute la période romantique. Keepsake vient de to keep (conserver) et (for the) sake (of someone) (pour l'amour de quelqu'un). L'un des charmes du keepsake tenait à sa composition : les caprices des sens et du goût présidaient à l'agencement de ses éléments, si bien qu'on pouvait l'ouvrir au hasard et le parcourir librement comme une encyclopédie. Pour y découvrir un personnage à sa guise. On trouvera dans celui-d des portraits imaginaires, des lettres, des poèmes, des cartes et des manuscrits, ainsi qu'un panorama synoptique et un répertoire de mots fétiches qui sont des clefs d'accès à la poésie de Keats. Aussi léger que la chance, Keats, keepsake se présente comme un puzzle dont les pièces sont agençables à loisir. Il est d'ailleurs conseillé au lecteur de se munir d'une paire de ciseaux et de découper chacun des chapitres pour en faire des cartes, battre celles-ci, et entrer dans la vie et l'oeuvre de Keats à la faveur d'une nouvelle donne.
Résumé : L'ode, ôdè en grec ancien, était à l'origine un chant, le plus souvent accompagné de musique. C'était le genre de prédilection du poète latin Horace qui avait à peu près la renommée d'un Rolling Stone sous le règne d'Auguste (encore que sa manière de chanter s'apparentât davantage au negro-spiritual, eu égard à son coffre et à son embonpoint). L'ode qui fait l'objet de ce livre laissera sans doute à désirer si on la compare aux chefs-d'oeuvre de son illustre prédécesseur. Son but n'en reste pas moins le même : chanter la louange d'un être ou d'un événement, le bernard-l'ermite en l'occurrence, et de son comportement, le changement d'habitat en particulier. L'Ode au bernard-l'ermite, enveloppée au coeur de ce bref opuscule est accompagnée d'un appareil panoramique de textes qui forment autant de coquilles, souvenirs des mues et régénérations successives du crustacé que les scientifiques nomment pagure. Traitant aussi bien de naturalisme que d'art contemporain, adoptant les genres les plus divers, ces quinze textes font le tour de la question qui taraude l'animal aux formes archaïques, comme l'individu le plus contemporain (au point que le bernard-l'ermite soit un animal de compagnie de plus en plus couru) : pourquoi toujours cette impérieuse et vitale nécessité de partir, de quitter son chez soi, le "home sweet home" qui a fait rêver les générations précédentes ? Sommes-nous devenus - ou revenus à l'état de - pagures ?
Du plus loin qu'on s'en souvienne, Tibulle était un jeune homme élégant, ténébreux, spirituel, délicat et très beau. Et l'un des poètes élégiaques les plus importants de la Rome antique. Après une brève et douloureuse carrière militaire, qui l'amena en Aquitaine mais aussi à Corfou, où il tomba malade, il se fit surtout remarquer dans le salon du célèbre condottiere Messalla, qui rassemblait les poètes bucoliques indépendants, réfractaires à la propagande du nouveau régime instauré par Auguste. On disait de Tibulle qu'il était melancolicus. Melancolicus introversus, cela va sans dire. Il écrivait des vers idylliques qui annoncent les quatuors de Schubert et Le Grand Meaulnes. Dans une époque désenchantée, il rêvait d'un âge d'or.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.