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Ode à un bernard-l'ermite. Avis à ceux qui déménagent
Azay Lucien d'
BELLES LETTRES
9,00 €
Épuisé
EAN :9782251690070
L'ode, ôdè en grec ancien, était à l'origine un chant, le plus souvent accompagné de musique. C'était le genre de prédilection du poète latin Horace qui avait à peu près la renommée d'un Rolling Stone sous le règne d'Auguste (encore que sa manière de chanter s'apparentât davantage au negro-spiritual, eu égard à son coffre et à son embonpoint). L'ode qui fait l'objet de ce livre laissera sans doute à désirer si on la compare aux chefs-d'oeuvre de son illustre prédécesseur. Son but n'en reste pas moins le même : chanter la louange d'un être ou d'un événement, le bernard-l'ermite en l'occurrence, et de son comportement, le changement d'habitat en particulier. L'Ode au bernard-l'ermite, enveloppée au coeur de ce bref opuscule est accompagnée d'un appareil panoramique de textes qui forment autant de coquilles, souvenirs des mues et régénérations successives du crustacé que les scientifiques nomment pagure. Traitant aussi bien de naturalisme que d'art contemporain, adoptant les genres les plus divers, ces quinze textes font le tour de la question qui taraude l'animal aux formes archaïques, comme l'individu le plus contemporain (au point que le bernard-l'ermite soit un animal de compagnie de plus en plus couru) : pourquoi toujours cette impérieuse et vitale nécessité de partir, de quitter son chez soi, le "home sweet home" qui a fait rêver les générations précédentes ? Sommes-nous devenus - ou revenus à l'état de - pagures ?
Résumé : Avant l'envol, l'amant étreint la taille de sa partenaire et plaque son ventre contre le sien. Un bras s'élance, une jambe fléchit. Prompts, décidés, les yeux dans les yeux, en équilibre sur la pointe des pieds, ils se lovent autour d'un axe imaginaire, un balancier qui les transperce et les unit. Ils virevoltent, folâtrent, s'étirent simultanément - écartelés - comme un seul corps (Sollers y voit une fleur, un papillon) qui bâillerait de faim. Arc-boutés l'un contre l'autre, cuisse contre cuisse, ils écartent les jambes comme on écarte celles d'un compas, font des grâces - toute la préciosité de ce petit pied qui s'élance renvoie à la préciosité du bout du doigt qui pousse le verrou comme on soulève délicatement une tasse de thé. Ils pivotent : s'aviseraient-ils de faire la roue ? C'est ainsi qu'on exécute une danse ; mais s'agira-t-il d'une gaillarde, d'une gigue ou d'un passe-pied ? Peu nous en chaut : le pinceau les emporte, comme il emporte le peintre, avec toute l'énergie de la passion.
A la Renaissance, on assista dans la capitale toscane à une floraison de génies sans précédent dans l'histoire de la civilisation occidentale. Jalouse de sa splendeur, rétive à l'exubérance baroque, Florence impose depuis lors sa magnificence et son élégance puritaine. Semblable à un échiquier, elle n'en reste pas moins une cité complexe, clivée, aussi virile que délicate, à l'image de son fameux Cupolone. On découvrira dans ce dictionnaire bien des originalités de cette ville à la fois épicurienne et victorienne, qu'il s'agisse du Brindellone, du lam-predotto, de la pietra serena et de la singulière gorgia, ou de personnages hauts en couleur comme le grullo, l'anglobecero et Stenterello.
Sur les chemins de Palmyre est le récit d'un voyage en Syrie, la découverte d'un territoire et d'une nation, mais aussi une réflexion sur certaines valeurs politiques et religieuses de notre époque. Jalonné de paysages et de rencontres, cet itinéraire, retranscrit quasiment sur le vif, se déploie à la manière d'un roman, en " promenant un miroir le long d'un chemin ", selon l'expression si chère à Stendhal. On y découvre, entre autres, l'esquisse d'un portrait de la femme syrienne ou encore les vissicitudes d'une dictature inaugurée en 1970 par le coup d'Etat d'Hafez el-Assad, le père de l'actuel président. Sur les chemins de Palmyre aurait pu s'intituler Thermidor en Syrie : thermidor, mois du calendrier républicain où se déroule ce récit, est aussi le crépuscule d'un régime de terreur. Car c'est à une aurore démocratique - ou du moins à une société plus libre et plus juste - que ce fabuleux pays aspire à présent, comme on envisage une naissance plutôt qu'une " renaissance ".
Tout anglais se veut excentrique. Il se distingue d'une norme tout en se définissant par rapport à celle-ci, manière détournée de s'y reconnaître, de s'ériger en exception qui confirme la règle. Ce triptyque biographique a été conçu à l'instar d'un retable: chacun de ces portraits allégoriques illustre un aspect esthétique et moral de l'Angleterre - avant, pendant et après le victorianisme. Trois formes de déviances qui, comme des contretypes, révèlent "en négatif" la société en marge de laquelle elles s'inscrivent. Gothique par excellence, Thomas Lovell Beddoes (1803-1849) est le poète le plus macabre du romantisme anglais. En quête d'un sens à l'après-chair, il tenta de ressusciter le théâtre élisabéthain dans son chef-d'oeuvre posthume et poussa la logique du nonsense à son paroxysme en faisant de la mort sa raison de vivre. John Gray (1866-1934) incarna rétrospectivement Dorian Gray, le personnage d'Oscar Wilde. Ange dévoyé, ce dandy à la délicatesse décadente fut victime d'une profonde crise d'identité lorsqu'il rompit avec son mentor. Crise qui le conduisit à se convertir au catholicisme et à recevoir la prêtrise pour échapper au fantôme romanesque qui le vampirisait. Quant à Aleister Crowley (1875-1947), magicien charismatique et érotomane, enclin à toutes sortes d'expériences extrêmes, il exerce désormais outre-tombe son influence démoniaque sur la contre-culture britannique. Cet Antéchrist est aussi le fondateur d'une secte, Thelema, qui se proposait d'aider ses membres à trouver leur "Véritable Volonté" en recourant à la "magie sexuelle".
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.