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La volupté sans recours. Autour du Verrou de Fragonard
Azay Lucien d'
KLINCKSIECK
23,00 €
Épuisé
EAN :9782252041321
Avant l'envol, l'amant étreint la taille de sa partenaire et plaque son ventre contre le sien. Un bras s'élance, une jambe fléchit. Prompts, décidés, les yeux dans les yeux, en équilibre sur la pointe des pieds, ils se lovent autour d'un axe imaginaire, un balancier qui les transperce et les unit. Ils virevoltent, folâtrent, s'étirent simultanément - écartelés - comme un seul corps (Sollers y voit une fleur, un papillon) qui bâillerait de faim. Arc-boutés l'un contre l'autre, cuisse contre cuisse, ils écartent les jambes comme on écarte celles d'un compas, font des grâces - toute la préciosité de ce petit pied qui s'élance renvoie à la préciosité du bout du doigt qui pousse le verrou comme on soulève délicatement une tasse de thé. Ils pivotent : s'aviseraient-ils de faire la roue ? C'est ainsi qu'on exécute une danse ; mais s'agira-t-il d'une gaillarde, d'une gigue ou d'un passe-pied ? Peu nous en chaut : le pinceau les emporte, comme il emporte le peintre, avec toute l'énergie de la passion.
Résumé : L'ode, ôdè en grec ancien, était à l'origine un chant, le plus souvent accompagné de musique. C'était le genre de prédilection du poète latin Horace qui avait à peu près la renommée d'un Rolling Stone sous le règne d'Auguste (encore que sa manière de chanter s'apparentât davantage au negro-spiritual, eu égard à son coffre et à son embonpoint). L'ode qui fait l'objet de ce livre laissera sans doute à désirer si on la compare aux chefs-d'oeuvre de son illustre prédécesseur. Son but n'en reste pas moins le même : chanter la louange d'un être ou d'un événement, le bernard-l'ermite en l'occurrence, et de son comportement, le changement d'habitat en particulier. L'Ode au bernard-l'ermite, enveloppée au coeur de ce bref opuscule est accompagnée d'un appareil panoramique de textes qui forment autant de coquilles, souvenirs des mues et régénérations successives du crustacé que les scientifiques nomment pagure. Traitant aussi bien de naturalisme que d'art contemporain, adoptant les genres les plus divers, ces quinze textes font le tour de la question qui taraude l'animal aux formes archaïques, comme l'individu le plus contemporain (au point que le bernard-l'ermite soit un animal de compagnie de plus en plus couru) : pourquoi toujours cette impérieuse et vitale nécessité de partir, de quitter son chez soi, le "home sweet home" qui a fait rêver les générations précédentes ? Sommes-nous devenus - ou revenus à l'état de - pagures ?
Sur les chemins de Palmyre est le récit d'un voyage en Syrie, la découverte d'un territoire et d'une nation, mais aussi une réflexion sur certaines valeurs politiques et religieuses de notre époque. Jalonné de paysages et de rencontres, cet itinéraire, retranscrit quasiment sur le vif, se déploie à la manière d'un roman, en " promenant un miroir le long d'un chemin ", selon l'expression si chère à Stendhal. On y découvre, entre autres, l'esquisse d'un portrait de la femme syrienne ou encore les vissicitudes d'une dictature inaugurée en 1970 par le coup d'Etat d'Hafez el-Assad, le père de l'actuel président. Sur les chemins de Palmyre aurait pu s'intituler Thermidor en Syrie : thermidor, mois du calendrier républicain où se déroule ce récit, est aussi le crépuscule d'un régime de terreur. Car c'est à une aurore démocratique - ou du moins à une société plus libre et plus juste - que ce fabuleux pays aspire à présent, comme on envisage une naissance plutôt qu'une " renaissance ".
Nombreux sont les grands hommes dans l'histoire de l'humanité. Mais certains, plus que d'autres, ont marqué leur temps et les époques qui ont suivi. Conquérant et stratège comme Alexandre le Grand ou Gengis Khan, modèle d'audace ou de noblesse comme Jeanne d'Arc ou Jean Moulin, penseur de génie comme Socrate, Einstein ou Gallilée, souverain légendaire comme Louis XIV, Marie Stuart ou Charlemagne, défenseur des droits de l'homme comme Mandela ou Gandhi, ou encore découvreur et aventurier comme Magellan ou Christophe Colomb, ces hommes et ces femmes au destin unique sont devenus nos références, nos maîtres de pensée et d'action. En resituant chacun d'eux dans son contexte historique, au fil d'une fresque précise de l'histoire de l'humanité, ce livre est une invitation à les découvrir.
Résumé : Qu'est-ce qu'un sanctuaire ? Le narrateur de ce journal intime cherche à répondre à cette question au fil des jours. Séparé de sa compagne, il séjourne avec son jeune fils à Skyros, l'île la plus méridionale de l'archipel des Sporades, au nord de la mer Egée. Trois légendes s'entrecroisent à Skyros. C'est là que Thésée, en exil, fut assassiné et que les Athéniens vinrent récupérer ses ossements pour pouvoir instituer le culte de ce héros fondateur à Athènes. C'est à Skyros qu'Achille se cache, déguisé en jeune fille, afin d'échapper à la guerre de Troie, jusqu'à ce qu'Ulysse le démasque pour l'emmener combattre à ses côtés. Et c'est là qu'un mythe moderne a vu le jour il y a un siècle : le 23 avril 1915, le poète Rupert Brooke, icône de l'Englishness et kouros de l'éternelle beauté poétique, y a succombé à une infection alors qu'il partait se battre contre les Ottomans à Gallipoli. Pendant son séjour à Skyros, avant de regagner Athènes, le narrateur rencontre quelques insulaires et s'interroge sur l'influence de l'hellénisme, source archaïque et intarissable de l'imaginaire occidental, et sur le contexte où cette civilisation est devenue un modèle d'inspiration intemporel. Articulé autour d'une "part manquante" , ce livre est aussi un hommage à la Grèce, antique et contemporaine.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.