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Métamorphoses. Clôture-ouverture
Axelos Kostas
ENCRE MARINE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782350881881
Les différents essais qui composent ce livre, à la fois divers et uni, interrogent les grandes métamorphoses du monde. Il est question, tout d'abord, du long chemin qui a conduit de la mythologie archaïque - à travers la tradition gréco-romaine et judéo-chrétienne - à la technologie moderne et ultramoderne. Le passé de l'homme, son présent et surtout son avenir font problème : l'être humain est destiné à connaître un changement. Ensuite, c'est l'aventure de la technique scientifique devenue planétaire qui est scrutée. Partie de l'Europe, la technoscience s'universalise. Mais qu'en est-il de l'Europe ? Dans quel état se trouvent ses formations les plus importantes ? Ainsi est posée aussi la question de la fin de l'art, dans toute sa dimension poétique. Une même structure et une même histoire - comportant des dimensions multiples et complexes - englobent ce qui est, se fait, se défait. Enfin, si notre époque marque une certaine fin, une clôture, elle nous appelle également à une nouvelle ouverture, ici esquissée.
Ce livre bref contient des textes que l'on peut appeler aphorismes. Il est conçu d'emblée comme un tout, à la fois cohérent et fragmentaire. Il marque les jalons d'un cheminement. Celui-ci va du jeu énigmatique qui anime l'homme, ainsi que l'amour, la lutte, l'amitié, le langage et la pensée, l'histoire et la société - à travers l'épreuve du monde plus que de l'être -, jusqu'à notre rapport à la mort et aux illusoires espérances d'un salut terrestres ou d'une servie céleste.
Il y va principalement de ce qui advient et non pas de tel ou tel advenir, de tel ou tel devenir ou du devenir en général. Le même advenir contient les possibilités de différencier ce qui devient. Advenu, advenant et à venir, en chacun de ses lieux, en chacun de ses moments, il reste non-dit, impliqué dans le vide et l'impliquant, animant le dire et l'agir qui également le façonnent. Ce qui advient se tient aussi lié avec toutes nos actions et nos omissions quotidiennes et transquotidiennes, la fiction lui prêtant ses vêtements qui finissent par faire corps avec lui. Depuis les temps immémoriaux, sans le savoir ou sciemment, l'humanité cherche le secret de l'"être" et l'enjeu du "devenir". Des maîtres-mots agissants furent prononcés et suivirent leur cours. L'advenir lui-même ne peut pas être surplombé ni dans le présent ni dans le futur. Il provoque et inclut questions et réponses, interprétations et actions qui restent toutes en suspens. Biographie de l'auteur Né à Athènes en 1924, Kostas Axelos, a participé activement à la Résistance et à la guerre civile avant de s'installer en 1945 à Paris. Après des études de philosophie à la Sorbonne, il y enseigne de 1962 à 1973. Rédacteur en chef de la revue Arguments (1956-1962), il fonde et dirige la collection du même nom aux Éditions de Minuit (1960-2005), où paraissent aussi la plupart de ses livres. Parmi ceux-ci: Héraclite et la philosophie (1962), Le jeu du monde (1969), Systématique ouverte (1984), Lettres à un jeune penseur (1996), Notices autobiographiques "(1997) et ses deux derniers ouvrages, Ce questionnement (200,), et réponses énigmatiques (zoos)."
Le questionnement donne son élan à la pensée. En scrutant l'énigme de la technique planétaire qui domine l'époque en question - époque qui se tient en suspens -, en essayant d'élucider ce qui, plus fort que l'homme, l'anime, le traverse et le dépasse, une approche est tentée. La société des hommes ne constitue pas une référence suprême. Tandis que se déroule l'itinérant questionnement, nous nous rendons compte de la proximité et de l'éloignement de ce qui nous questionne. Ainsi s'ouvre un chemin.
Présentation de l'éditeur Paru pour la première fois en 1969, le livre de Kostas Axelos, Marx penseur de la technique, constitue sa thèse de doctorat qui avait provoqué par son originalité de vives discussions lorsqu'elle fut soutenue (1959) à la Sorbonne.Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après, la pensée de Karl Marx devenue après lui marxisme, méthode et doctrine, théorie et pratique officiellement systématisées, essor d un système politique et d un monde pourtant effondrés exige davantage cette « autre » lecture : la lecture incisive et originale que lui avait fait le jeune Axelos ayant distingué dans l oeuvre de Marx (en dehors de ses interprétations doctrinales et de toute manipulation idéologique) une pensée plus qu actuelle qui part de l homme et du développement technologique des forces productives qui constituent la base réelle de tout développement de l humanité.« Marx est avant tout un technicien de l analyse de l aliénation accompagnant l essor de la technique. [...] La technique, constituant le secret de l époque moderne et prenant des aspects divers, est aussi à l oeuvre dans l oeuvre de Marx, et l effort marxien ne vise qu un déploiement désaliéné et total de la puissance de la technique ». La question de la pensée et de la réalité, de la conscience et du monde ne surgit-elle pas constamment jadis et toujours ? Il y a plein de questions qui se posent et que l écrivain n hésite pas à affronter. Par-delà Marx et le marxisme, l approche qu en fait Kostas Axelos et qui nous apparaît vraiment très actuelle, vise une meilleure compréhension de la technique mondiale. La promotion de cette nouvelle pensée, ouverte et multidimensionnelle, planétaire, questionnante et énigmatique, Kostas Axelos l avait sans cesse développée jusqu à la fin de ses jours.
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.