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Marx penseur de la technique
Axelos Kostas
ENCRE MARINE
49,00 €
Épuisé
EAN :9782350880846
Présentation de l'éditeur Paru pour la première fois en 1969, le livre de Kostas Axelos, Marx penseur de la technique, constitue sa thèse de doctorat qui avait provoqué par son originalité de vives discussions lorsqu'elle fut soutenue (1959) à la Sorbonne.Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après, la pensée de Karl Marx devenue après lui marxisme, méthode et doctrine, théorie et pratique officiellement systématisées, essor d un système politique et d un monde pourtant effondrés exige davantage cette « autre » lecture : la lecture incisive et originale que lui avait fait le jeune Axelos ayant distingué dans l oeuvre de Marx (en dehors de ses interprétations doctrinales et de toute manipulation idéologique) une pensée plus qu actuelle qui part de l homme et du développement technologique des forces productives qui constituent la base réelle de tout développement de l humanité.« Marx est avant tout un technicien de l analyse de l aliénation accompagnant l essor de la technique. [...] La technique, constituant le secret de l époque moderne et prenant des aspects divers, est aussi à l oeuvre dans l oeuvre de Marx, et l effort marxien ne vise qu un déploiement désaliéné et total de la puissance de la technique ». La question de la pensée et de la réalité, de la conscience et du monde ne surgit-elle pas constamment jadis et toujours ? Il y a plein de questions qui se posent et que l écrivain n hésite pas à affronter. Par-delà Marx et le marxisme, l approche qu en fait Kostas Axelos et qui nous apparaît vraiment très actuelle, vise une meilleure compréhension de la technique mondiale. La promotion de cette nouvelle pensée, ouverte et multidimensionnelle, planétaire, questionnante et énigmatique, Kostas Axelos l avait sans cesse développée jusqu à la fin de ses jours.
Ce livre bref contient des textes que l'on peut appeler aphorismes. Il est conçu d'emblée comme un tout, à la fois cohérent et fragmentaire. Il marque les jalons d'un cheminement. Celui-ci va du jeu énigmatique qui anime l'homme, ainsi que l'amour, la lutte, l'amitié, le langage et la pensée, l'histoire et la société - à travers l'épreuve du monde plus que de l'être -, jusqu'à notre rapport à la mort et aux illusoires espérances d'un salut terrestres ou d'une servie céleste.
Le questionnement donne son élan à la pensée. En scrutant l'énigme de la technique planétaire qui domine l'époque en question - époque qui se tient en suspens -, en essayant d'élucider ce qui, plus fort que l'homme, l'anime, le traverse et le dépasse, une approche est tentée. La société des hommes ne constitue pas une référence suprême. Tandis que se déroule l'itinérant questionnement, nous nous rendons compte de la proximité et de l'éloignement de ce qui nous questionne. Ainsi s'ouvre un chemin.
C'est dans l'entretien, paraît-il, que le travail de la pensée s'éclaircit et se précise" constatait Kostas Axelos dans sa préface d'un petit recueil d'entretiens méditatifs aux débuts des années soixante-dix. Les entretiens publiées ici correspondent à des moments divers et espacés de la vie du penseur et de son cheminement. Déjà publiés parus dans des recueils, des revues et des journaux, en français ou en grec, ces entretiens offrent au lecteur - même au moins avisé - la possibilité d'une rencontre plus aisée avec cette pensée planétaire de l'errance et du jeu du monde.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
L'auteur se propose de dire les contenus du bonheur, en tant que celui-ci est l'activité toujours possible et toujours pensable d'un sujet libre, et une réalité à la fois extrême et accessible. Il s'agit aussi d'établir les conditions d'accès à ce bonheur et de déployer en même temps les actes qui le constituent. Car le bonheur d'être est plus qu'un "état" de conscience ou une condition "sociale; il est l'unité synthétique de quelques formes actives de la joie. La méthode employée ici n'est pas séparable de la doctrine. La phénoménologie en première personne décrit ici le sujet comme libre désir et comme réflexion fondatrice; cette phénoménologie est existentielle parce qu'elle est opérée par l'existant pour l'existant, se saisissant comme sujet actif. Trois étapes, formant les trois axes de la joie, sont analysées: la joie de se fonder soi-même en une première puis en une seconde fondation, la joie d'amour dans un registre tout autre que banal et dont se font l'écho Segalen, Thérèse d'Avila, Saint-John Perse ou Rilke, et enfin les formes poétiques et les formes actives de la jouissance du monde. L'ensemble de ce mouvement se déploie comme un Voyage qui est à la fois progression conceptuelle réflexive et itinéraire d'existence, expérience d'être. L'enjeu en est non seulement la signification du désir, mais encore le présent et l'avenir de la philosophie. Par l'analyse de la joie qui anime toute l'existence concrète, s'éclairent à la fois la juste révolte contre l'horreur et la validité de la jouissance et de l'espoir. Se dessine en même temps une philosophie du sujet en première personne, qui est aussi une philosophie de la liberté heureuse. S'exprime enfin la portée éthique et substantielle du cheminement d'une oeuvre conçu comme l'affirmation de l'être et du sens."