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Afroscopie N° 6/2016 : Dieu et l'Afrique. Une approche prophétique, émancipatrice et pluridisciplina
Awazi Mbambi Kungua Benoît
L'HARMATTAN
58,50 €
Épuisé
EAN :9782343084671
Ce numéro d'Afroscopie est consacré à la question politique et théologique de Dieu dans les sociétés africaines postcoloniales, aux prises avec les logiques prédatrices de la mondialisation néolibérale et des tensions idéologiques qui en résultent partout dans le monde. Il poursuit trois grandes ambitions émancipatrices : - L'Afrique doit se regarder vis-à-vis de Dieu et assumer l'historicité tragique de quatre siècles d'esclavage et de la colonisation découlant de sa confrontation politique et économique avec la modernité occidentale ; - Dans cette configuration de la concaténation entre le désastre postcolonial et son insertion servile dans la géopolitique mondiale, la foi au Dieu Vivant et Vrai devrait être le lieu où le "sujet africain" se tient debout par ses seules forces (immanence) et assume son destin dans la dignité, la fierté, la vigilance intellectuelle et la responsabilité de soi-même dans le monde ; - L'intentionnalité prophétique de ce numéro colossal vise ultimement l'éclosion du sujet africain arrimé dans les ressources de son "immanence culturelle" pour faire face à son destin devant Dieu et les hommes.
Depuis la publication de l'ouvrage collectif Les Chemins de la Christologie africaine (DDB, Paris, 1986, 2001) et celui de K Mana, Christ d'Afrique. Enjeux éthiques de la foi africaine en Jésus-Christ (Karthala, Paris, 1994), les recherches christologiques africaines traversent une longue période de latence, de somnolence et d'indigence épistémologiques. Cet ouvrage érudit, patiemment élaboré pendant une dizaine d'années, fondé sur la connaissance approfondie des principaux théologiens africains de la libération, des théologies politiques de J. Moltmann et de JB. Metz ainsi que de la mystique juive de la Merkabah, vient combler avec beaucoup d'à-propos une lacune obvie dans l'échiquier théologique négro-africain en situation postcoloniale. Par une démarche résolument pluridisciplinaire, il jette avec une grande conviction les bases d'une Christologie négro-africaine de la libération holistique. Après la " déconstruction " théologique et philosophique de l'idéologie scientiste et totalitaire de la " modernité occidentale ", l'auteur élabore par une démarche phénoménologique et herméneutique une Christologie prophétique et thérapeutique de la libération globale des sociétés négro-africaines postcoloniales dans une conjoncture internationale de mondialisation néolibérale.
Emmanuel Macron est certainement un politicien habile et un fin stratège, car il a réussi en un temps record à neutraliser les partis traditionnels de la gauche, du centre et de la droite, pour fonder son propre mouvement " En marche " qui l'a porté avec brio au palais de l'Elysée en mai 2017. Alors qu'il avait commencé son quinquennat, lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, en revendiquant un " changement de paradigme " dans les relations France-Afrique, l'examen critique du récent sommet du 18 mai 2021, à Paris, sur le financement des économies africaines, atteste son inscription dans t'orbite néocoloniale de la Françafrique. En débauchant Achille Mbembe pour être son interlocuteur principal lors du sommet France-Afrique d'octobre 2021 à Montpellier, il en fait de facto son " cheval de Troie " pour noyauter le paysage intellectuel et politique africain et diasporique afin de mieux le subvertir de l'intérieur. Mais la volonté politique, intellectuelle et émancipatrice des jeunes Africains d'aujourd'hui démolit les derniers bastions de la Françafrique en déconstruisant la " violence symbolique " des discours et initiatives de Macron pour séduire tes Africains.
Après le feu, une Voix de Fin Silence (QOL DeMAMA DAQQA), telle est la modalité phénoménologique de l'automanifestation paradoxale de YHWH au prophète Elie Le Tishbite, à la montagne de Dieu, L'Horeb (I Rois, 19, 12). Cette formule dense concentre en elle-même l'essence de la vocation prophétique, entendue précisément comme une communication intime et immédiate de Dieu dans l'âme du prophète. Cette illumination intérieure se situe dans une proximité inédite avec l'expérience mystique et montre la nécessité absolue de purifier le langage humain lorsqu'il s'expose devant le Mystère insondable, incandescent et ineffable de Dieu. Elle dévoile aussi la souveraineté absolue de Dieu dans son autorévélation dynamique qui déconstruit les prétentions idolâtriques des Baals de la religion totalitaire, idolâtrique, marchande, virale et mondialisée des intelligences artificielles et robotiques. Si en phénoménologie, "la possibilité va plus haut que l'effectivité", alors la prophétie est l'accomplissement théologique de toute phénoménologie idéale, car Dieu réalise toutes les possibilités de son entendement en faisant ce qu'il dit, par sa Parole Eternelle, dont nous confessons l'incarnation en Jésus de Nazareth. C'est cela sa Toute-Puissance absolue, son omniscience, son Auto-Performativité. L'incursion dans les textes prophétiques et deutéronomistes culminant dans l'autorévélation de YHWH dans la Bible permet de faim face à l'omniprésence des problèmes liés à la sorcellerie, à la possession par les esprits et à l'opium des Eglises du réveil en Afrique contemporaine et dans des diasporas subalternes en Occident. La liturgie angélique constitue le terminus ad quem de cet ouvrage.
Cette recherche veut penser la multiplicité des trajectoires historiques, des temporalités, des logiques politiques et des dynamiques sociales et religieuses qui se télescopent durant les cinquante années de la gestion postcoloniale et autochtone du destin de l'Afrique. Alors que les "indépendances politiques" tournent au fiasco, la mondialisation néolibérale accélère le processus de pillage et de prédation des richesses minières et écologiques du continent. La mort devient omniprésente dans les sociétés négro-africaines, où règne la thanatocratie ou la nécropolitique. A rebours de la science raciste, africaniste et afropessimiste qui culmine dans la Négrologie de Stephen Smith, cette étude érudite adopte une posture radicalement phénoménologique qui laisse apparaître à partir d'elles-mêmes les forces destructrices qui concourent à l'enlisement du continent dans la misère économique, le chaos politique et l'anomie sociale. La première révélation de ce forage phénoménologique de la "crise africaine" est la mise en lumière des pratiques et des croyances en la sorcellerie comme modalités étiologiques et religieuses de nomination de cette crise protéiforme par les Africains. La sorcellerie est révélatrice du processus de retraditionalisation des sociétés africaines contemporaines et nous impose une prise en compte sérieuse des facteurs endogènes dans la recherche des stratégies de sortie de la crise chronique qui paralyse le continent
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.