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Le tournant prophétique des théologies négro-africaines contemporaines. De l'auto-performativité de
Awazi Mbambi Kungua Benoît
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782343226644
Après le feu, une Voix de Fin Silence (QOL DeMAMA DAQQA), telle est la modalité phénoménologique de l'automanifestation paradoxale de YHWH au prophète Elie Le Tishbite, à la montagne de Dieu, L'Horeb (I Rois, 19, 12). Cette formule dense concentre en elle-même l'essence de la vocation prophétique, entendue précisément comme une communication intime et immédiate de Dieu dans l'âme du prophète. Cette illumination intérieure se situe dans une proximité inédite avec l'expérience mystique et montre la nécessité absolue de purifier le langage humain lorsqu'il s'expose devant le Mystère insondable, incandescent et ineffable de Dieu. Elle dévoile aussi la souveraineté absolue de Dieu dans son autorévélation dynamique qui déconstruit les prétentions idolâtriques des Baals de la religion totalitaire, idolâtrique, marchande, virale et mondialisée des intelligences artificielles et robotiques. Si en phénoménologie, "la possibilité va plus haut que l'effectivité", alors la prophétie est l'accomplissement théologique de toute phénoménologie idéale, car Dieu réalise toutes les possibilités de son entendement en faisant ce qu'il dit, par sa Parole Eternelle, dont nous confessons l'incarnation en Jésus de Nazareth. C'est cela sa Toute-Puissance absolue, son omniscience, son Auto-Performativité. L'incursion dans les textes prophétiques et deutéronomistes culminant dans l'autorévélation de YHWH dans la Bible permet de faim face à l'omniprésence des problèmes liés à la sorcellerie, à la possession par les esprits et à l'opium des Eglises du réveil en Afrique contemporaine et dans des diasporas subalternes en Occident. La liturgie angélique constitue le terminus ad quem de cet ouvrage.
La théologie négro-africaine contemporaine apparaît comme la réponse pluridisciplinaire que les chrétiens africains donnent à la question qui leur a été posée par la pénétration coloniale du christianisme occidental en Afrique noire. Cette irruption hégémonique du christianisme missionnaire à partir de la Conférence de Berlin (novembre 1884 à février 1885) implique une rencontre conflictuelle et critique entre l'épistémologie de la modernité occidentale avec sa rationalité instrumentale (technique, militaire, graphique et physico-mathématique), d'une part, et l'épistémologie de la tradition africaine, avec sa rationalité symbolique (mythique, narrative, orale et holistique), d'autre part. La collision entre ces deux types de rationalité induit nécessairement un conflit d'hégémonie (suprématie) religieuse, culturelle, militaire, politique et économique. La tâche primordiale des théologies africaines contemporaines consiste à se réapproprier en profondeur, en largeur et en hauteur la Révélation de l'engagement public du Dieu Trinité dans l'histoire des hommes en faisant face aux questions brûlantes de la gestion responsable d'une triple crise : la crise postcoloniale, la crise de la mondialisation néolibérale et la crise de la prolifération des croyances, pratiques et pathologies attenantes au monde occulte des sorcelleries, des envoûtements et de la possession par les esprits partout en Afrique.
Près de 80 ans après la sortie de l'ouvrage visionnaire et révolutionnaire du Père Placide Tempels, La Philosophie bantoue (1945), ce numéro d'Afroscopie ouvre de nouvelles configurations et orientations dans le paysage philosophique africain du XXIe siècle. D'entrée de jeu, nous ne sommes pas du tout impliqués dans les débats fortement idéologiques, scolastiques et ethnoraciaux sur l'existence ou la non-existence d'une pensée philosophique africaine. Nous avons résolument adopté une posture de monstration phénoménologique immédiate des productions savantes, philosophiques, thérapeutiques et pluridisciplinaires qui meublent ce numéro colossal et émancipateur. Les contributions de cette livraison ambitieuse repensent de fond en comble la définition en extension et en compréhension des philosophies africaines en Afrique et dans les diasporas subalternes dans le monde occidental.
Ce troisième numéro d'Afroscopie nourrit ouvertement une grande ambition épistémologique et politique. La question autour de la réception publique des études postcoloniales sera définitivement soldée. Ces contributions appellent les Africains à prendre leurs responsabilités face à leur avenir dans un marché bousculé par la crise de cette dette et l'effondrement du capitalisme occidental. Un faisceau d'articles va poser les conditions de la renaissance et de la reconstitution des sociétés africaines postcoloniales.
Cette recherche veut penser la multiplicité des trajectoires historiques, des temporalités, des logiques politiques et des dynamiques sociales et religieuses qui se télescopent durant les cinquante années de la gestion postcoloniale et autochtone du destin de l'Afrique. Alors que les "indépendances politiques" tournent au fiasco, la mondialisation néolibérale accélère le processus de pillage et de prédation des richesses minières et écologiques du continent. La mort devient omniprésente dans les sociétés négro-africaines, où règne la thanatocratie ou la nécropolitique. A rebours de la science raciste, africaniste et afropessimiste qui culmine dans la Négrologie de Stephen Smith, cette étude érudite adopte une posture radicalement phénoménologique qui laisse apparaître à partir d'elles-mêmes les forces destructrices qui concourent à l'enlisement du continent dans la misère économique, le chaos politique et l'anomie sociale. La première révélation de ce forage phénoménologique de la "crise africaine" est la mise en lumière des pratiques et des croyances en la sorcellerie comme modalités étiologiques et religieuses de nomination de cette crise protéiforme par les Africains. La sorcellerie est révélatrice du processus de retraditionalisation des sociétés africaines contemporaines et nous impose une prise en compte sérieuse des facteurs endogènes dans la recherche des stratégies de sortie de la crise chronique qui paralyse le continent
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !