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Un paysan creusois en Antarctique. Ou le roman du docteur Jean Turquet
Auxiètre Jean-Michel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343086811
Le docteur Jean Turquet (1867-1945), médecin français spécialisé en botanique et en zoologie, fut l'un des scientifiques qui participèrent, de 1903 à 1905, à l'expédition polaire en Antarctique dirigée par le Commandant Charcot. A son retour du Pôle Sud, pour d'obscures raisons de statut social, il n'obtint pas la chaire d'enseignement supérieur qui lui avait été promise au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Les travaux qu'il réalisa durant cette expédition furent exploités sans vergogne par des confrères peu scrupuleux, avides de reconnaissance. Il en ressentit une vive amertume et termina sa carrière à Clugnat, la commune creusoise qui le vit naître, comme simple médecin de campagne. Oublié par l'Histoire, dédaigné par ses pairs, le docteur Turquet a laissé peu de traces. Les documents le concernant sont rares. Aussi, pour tenter de reconstituer le parcours d'un homme injustement traité et aujourd'hui effacé des mémoires, l'auteur a choisi le roman. Cet ouvrage n'a donc aucune prétention biographique. On y trouvera des scènes purement fictives mêlées à un socle de réalité s'étayant sur les maigres sources connues. L'essentiel était de rappeler que le docteur Turquet a bel et bien existé et de lui redonner vie, autant que faire se peut, dans le cadre de l'époque et du milieu qui furent les siens.
Ils", ce sont deux modestes personnages, elle et lui — un petit couple ordinaire qui connut, au-delà de ses peines et de ses tourments, de nombreux instants de bonheur avant qu'elle ne disparaisse, emportée par la maladie. Le mari s'abîma dans la dépression. Pour tenter d'atténuer ce choc dont il se remet fort mal, il s'attache à rapporter des souvenirs heureux et des joies communes, à la mémoire de celle qui partagea sa vie durant plus de cinquante-sept années. Le voyage auquel il nous invite a pour cadre quelques îles qu'"ils" visitèrent ensemble, et d'autres où il se rendit sans sa présence. Mais, bien que laissant parfois son "Ulysse de banlieue" satisfaire seul son besoin d'errance, elle ne quitta jamais l'esprit du voyageur. L'image de la femme aimée plane en permanence dans cette évocation où les deux coeurs se rencontrent et battent à l'unisson.
La vie et l'oeuvre de Georges Brassens ont été depuis longtemps disséquées par d'éminents auteurs. Aussi ne faut-il pas s'attendre à ce qu'une nouvelle publication apporte des révélations inédites. Le Brassens présenté dans cet opuscule est celui que nous connaissons tous. Ce qui diffère, c'est la façon d'appréhender son parcours jusqu'à ce qu'il rencontre le succès. Par la vertu du théâtre et de dix tableaux vivants, on assiste à l'envol du jeune Sétois vers les scènes parisiennes qui tardèrent à le propulser sous le feu des projecteurs. Cependant, son oeuvre était en gestation. Elle n'attendait qu'un déclic pour révéler sa puissance et conquérir un public d'abord frileux, mais qui sut, avec le temps, apprécier le poète à sa juste valeur. Dix actes, des chansons, une jeunesse tumultueuse, une période de vache enragée, un passage obligé en Allemagne, l'accueil et le séjour impasse Florimont et, enfin, un départ fulgurant sous l'impulsion de Lady Patachou. Voilà qui révèle, sur les planches, l'éclosion et l'ascension d'un géant de la chanson française.
Nous voici transportés ici en Islande, sur les lieux du naufrage du Pourquoi-Pas ?, où le Commandant Jean-Baptiste Charcot et ses marins trouvèrent la mort le 16 septembre 1936. Sous la plume de l'auteur de cet ouvrage défilent d'intenses journées commémoratives, dans le souvenir constamment présent du sort de ces marins-explorateurs obstinés et courageux. A cette évocation se mêlent considérations touristiques, observations et anecdotes diverses assorties d'un ressenti personnel, qui font de ce livre un témoignage vivant où s'inscrivent le rappel émouvant de l'Histoire et la préservation du devoir de mémoire. L'ouvrage souligne la gravité et le sérieux avec lesquels, en septembre 2016, les autorités islandaises célèbrent le 80e anniversaire de ce dramatique événement.
Pétillante à souhait, Justine Jérémie entonne ses chansons sur les scènes du vieux Paris où elle exerce son art avec une spontanéité déconcertante et du talent à revendre. En particulier dans les rues et les établissements de son quartier de la Butte-aux-Cailles qui racontent l'histoire des gens, des petits cafés, des terrasses... Au milieu de tout ça, notre autrice-compositrice-interprète, son accordéon, sa voix claire, distillent un panel de ses histoires mélancoliques et joyeuses. Difficile de rester insensible tant elle "fait soleil"! " C'est en ces termes que la critique a salué, le 2 mars 2023, la sortie de Distraite, le premier album (douze titres) de Justine. Se produisant dans les lieux les plus divers (bars, rues, écoles, hôpitaux, festivals...), en rapport étroit avec son public, elle apporte à la chanson française un souffle nouveau et rafraîchissant non dénué de profondeur, ressuscitant les valeurs oubliées de la belle époque du café-concert et du cabaret rive gauche et montmartrois.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.