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Justine Jérémie. Une étoile m’a dit?
Auxiètre Jean-Michel
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782336427935
Pétillante à souhait, Justine Jérémie entonne ses chansons sur les scènes du vieux Paris où elle exerce son art avec une spontanéité déconcertante et du talent à revendre. En particulier dans les rues et les établissements de son quartier de la Butte-aux-Cailles qui racontent l'histoire des gens, des petits cafés, des terrasses... Au milieu de tout ça, notre autrice-compositrice-interprète, son accordéon, sa voix claire, distillent un panel de ses histoires mélancoliques et joyeuses. Difficile de rester insensible tant elle "fait soleil"! " C'est en ces termes que la critique a salué, le 2 mars 2023, la sortie de Distraite, le premier album (douze titres) de Justine. Se produisant dans les lieux les plus divers (bars, rues, écoles, hôpitaux, festivals...), en rapport étroit avec son public, elle apporte à la chanson française un souffle nouveau et rafraîchissant non dénué de profondeur, ressuscitant les valeurs oubliées de la belle époque du café-concert et du cabaret rive gauche et montmartrois.
« Passionné, comme Lanzmann, de marche et d'écriture, je me suis, au fil des ans et avec l'enthousiasme d'un adolescent, identifié à ce modèle, dont j'ai suivi le cheminement avec opiniâtreté et que j'ai harcelé, à mon corps défendant. »
La vie et l'oeuvre de Georges Brassens ont été depuis longtemps disséquées par d'éminents auteurs. Aussi ne faut-il pas s'attendre à ce qu'une nouvelle publication apporte des révélations inédites. Le Brassens présenté dans cet opuscule est celui que nous connaissons tous. Ce qui diffère, c'est la façon d'appréhender son parcours jusqu'à ce qu'il rencontre le succès. Par la vertu du théâtre et de dix tableaux vivants, on assiste à l'envol du jeune Sétois vers les scènes parisiennes qui tardèrent à le propulser sous le feu des projecteurs. Cependant, son oeuvre était en gestation. Elle n'attendait qu'un déclic pour révéler sa puissance et conquérir un public d'abord frileux, mais qui sut, avec le temps, apprécier le poète à sa juste valeur. Dix actes, des chansons, une jeunesse tumultueuse, une période de vache enragée, un passage obligé en Allemagne, l'accueil et le séjour impasse Florimont et, enfin, un départ fulgurant sous l'impulsion de Lady Patachou. Voilà qui révèle, sur les planches, l'éclosion et l'ascension d'un géant de la chanson française.
Le docteur Jean Turquet (1867-1945), médecin français spécialisé en botanique et en zoologie, fut l'un des scientifiques qui participèrent, de 1903 à 1905, à l'expédition polaire en Antarctique dirigée par le Commandant Charcot. A son retour du Pôle Sud, pour d'obscures raisons de statut social, il n'obtint pas la chaire d'enseignement supérieur qui lui avait été promise au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Les travaux qu'il réalisa durant cette expédition furent exploités sans vergogne par des confrères peu scrupuleux, avides de reconnaissance. Il en ressentit une vive amertume et termina sa carrière à Clugnat, la commune creusoise qui le vit naître, comme simple médecin de campagne. Oublié par l'Histoire, dédaigné par ses pairs, le docteur Turquet a laissé peu de traces. Les documents le concernant sont rares. Aussi, pour tenter de reconstituer le parcours d'un homme injustement traité et aujourd'hui effacé des mémoires, l'auteur a choisi le roman. Cet ouvrage n'a donc aucune prétention biographique. On y trouvera des scènes purement fictives mêlées à un socle de réalité s'étayant sur les maigres sources connues. L'essentiel était de rappeler que le docteur Turquet a bel et bien existé et de lui redonner vie, autant que faire se peut, dans le cadre de l'époque et du milieu qui furent les siens.
Les splendeurs et les magnificences que j'ai pu admirer en Inde n'ont pas réussi à me faire oublier les contingents de démunis que mon chemin a croisés. C'est à eux que sont consacrées les pages qui vont suivre. Je sais que l'on me reprochera un tel choix, et j'entends déjà des voix s'élever pour dénoncer une complaisance à décrire la Misère. On ne manquera pas d'ajouter que ces sombres tableaux ne reflètent qu'une image partielle et orientée de l'Inde. Ce pays n'est-il pas en passe de devenir la troisième puissance économique mondiale ? Tout cela est juste et cependant, ces voix me font frémir. Aux côtés de la prospérité indienne et de ses retombées dorées végètent en effet des milliers de laissés-pour-compte que les tenants du pouvoir et de la haute finance ignorent délibérément. " Ces quelques extraits de l'avant-propos situent d'emblée le sujet de l'ouvrage. Un réquisitoire indigné qui alimente une analyse portant non seulement sur les institutions indiennes, mais aussi sur le rôle de l'Occident, de la colonisation et de la mondialisation dont elles sont étroitement tributaires. A l'heure où de nombreux pays de la planète souffrent de déséquilibres sociétaux et de pauvreté endémique, cet essai nous incite à observer plus attentivement les populations qui nous entourent. et à examiner en profondeur la direction vers laquelle nous souhaitons engager notre avenir et le leur.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.