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La sculpture romane en Bretagne. XIe-XIIe siècles
Autissier Anne ; Camus Marie-Thérèse
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753500662
Depuis l'ouvrage référence de Roger Grand sur L'art roman en Bretagne (1958) aucune étude approfondie n'avait été entreprise sur la sculpture romane en Bretagne. Cet ouvrage, accompagné d'un catalogue de cinquante-neuf monographies, apporte un éclairage complètement renouvelé. L'auteur fixe les conditions de la création en Bretagne et s'intéresse, au matériau constitutif de la sculpture, le granite inapte à la taille, souvent mis en exergue pour justifier d'un intérêt restreint pour la sculpture romane bretonne; mais la nature des matériaux n'est pas déterminante. En Bretagne comme ailleurs les grands courants qui ontmarqué la genèse de l'art roman et son développement ont existé et comme ailleurs, il y a eu parfois des créations originales. Le premier ensemble regroupe des édifices qui ont donné une place majeure à une ornementation végétale inscrite dans la tradition des chapiteaux corinthiens. De Redon à Landévennec, ces réalisations apparaissent dès 1050 dans les grands centres monastiquesméridionaux. Témoins d'un art de prestige, elles sont révélatrices de l'influence des familles régnantes. La seconde aire artistique est plus floue, mais son centre s'est déplacé vers l'ouest bretonnant. Les artisans des édifices paroissiaux dupays Pourlet ou de Locquénolé privilégient une ornementation qui tout en étonnant par sa rudesse, fait également percevoir, en cette fin du XIe siècle, une pratique maîtrisée de l'art géométrique. Dans les marges orientales, à Dinan ou à Malestroit, au XIIe siècle, se développe une sculpture figurée sensible aux influences extérieures. Monstres et animaux se multiplient, les scènes religieuses accaparent les chapiteaux. Cet art là n'a pas beaucoup franchi la ligne de partage linguistique, pas plus que l'art géométrique ne s'est guère répandu vers l'est. Au-delà des considérations artistiques, le livre, largement illustré, nous fait percevoir une société dont demeurent généralement peu de témoignages écrits et nous invite, de Tréguier à l'île d'Arz, de Nantes à Landévennec, à la découverte d'un patrimoine méconnu. Biographie de l'auteur L'ouvrage d'Anne Autissier est tiré de sa thèse de doctorat en histoire de l'art médiéval, soutenue en 2001, au Centres d'études Supérieures de Civilisation médiévale de Poitiers.
Dans un paysage marqué par la présence conjointe du littoral atlantique qui les borde et du fleuve Charente qui les traverse, les pays charentais sont, au Moyen Age, une terre monastique. Isolés sur des îles au coeur de l'océan ou des marais ou installés à proximité de lieux de vie et de voies de communication, voire prenant la tête des opérations de conquête de nouvelles terres par défrichement des zones d'espaces boisés ou assèchement de zones marécageuses, les religieux ont construit des monuments de pierre qui ont marqué durablement le paysage de la région. Le présent ouvrage, qui explore ces lieux singuliers, est issu d'un programme collectif de recherche (PCR) du ministère de la Culture, Conditions d'implantation des monastères dans les pays charentais au Moyen Age : Etude sur la géographie monastique en Charente et Charente Maritime jusqu'au XVe siècle ; Archéologie, architecture et histoire, mené sur plusieurs années (2001-2008), ponctué par un colloque, Archéologie monastique en pays charentais : Bilan, exemples et perspectives (Saintes et Saint-Amant-de-Boixe, 2005) et accompagné par une exposition itinérante, A la table des moines charentais : Archéologie de l'alimentation monastique en pays charentais au Moyen Age. Elargissant l'horizon géographique des pays de la Charente à ceux de la Loire, ce livre propose alternativement des synthèses et des études de cas, travaux pour la plupart inédits qui éclairent les communautés monastiques et canoniales du Centre-Ouest d'un jour nouveau. Articulant la recherche historique et archéologique avec une approche patrimoniale, il permet de comprendre et de regarder différemment les vestiges ténus ou monumentaux dont les pierres gardent le souvenir de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu.
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d?hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu?il n?était qu?un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l?époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu?est-elle devenue ? L?absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s?exile en Amérique, tournant la page d?une enfance meurtrie.Mais à l?appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l?Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.Notes Biographiques : Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l?auteur de romans, de contes et d?essais. Elle préside la fondation WWF France. Son dernier roman, Soudain, seuls, a été un véritable succès. Il s?est vendu dans dix pays, et est en cours d?adaptation cinématographique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.