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Que l'homme puisse créer. L'humanisme de Gaston Fessard, s.j.
Aumont Michèle
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204073875
Le jésuite Gaston Fessard est mort en 1978 ; il n'a donc pas connu les nouveaux phénomènes de mondialisation qui interrogent le monde depuis la chute du mur de Berlin de 1989. Mais par sa personnalité, sa formation ignatienne, son premier livre en 1936 " Pax Nostra " (voir le tome II du présent ouvrage paraissant en même temps aux Éditions du Cerf) et par les interpellations sociopolitiques qui en résultèrent, qu'il adressa à ses contemporains, Gaston Fessard est de ceux qui ont ?uvré pour un humanisme ignatien. Cet humanisme n'est-il pas en mesure de rencontrer ce qu'a de fondamental toute existence humaine ? Les fractures Est-Ouest entre Soviétiques et hommes de la City, les divorces entre structuralistes et individualistes, les abîmes entre sous-prolétaires et nantis, ne l'ont pas laissé insensible. Mieux, il a été de ceux et de celles qui ont su, ou savent encore, apprendre leur vie durant à se hisser vers l'universel, mais sans s'embourber dans l'idéologique. La liberté de l'homme ou de la femme debout, tout comme la dignité de l'homme ou de la femme qui souffrent ne sont pas éphémères, ni illusoires : il n'empêche que ces conditions ont tout à gagner en cultivant la tâche personnelle et sociale de discernement d'une part, et d'autre part en honorant les libertés créatives de la personne humaine et celles en principe de chaque contexte socio-culturel. À quatre siècles de distance, saint Ignace de Loyola reste pour Gaston Fessard un inspirateur susceptible de conduire la quête d'humanisme sans piéger l'éthique ni la spiritualité ; une quête déjà si impérieuse du temps d'Ignace ! Mais quel humanisme pour quel universel ? Et quel universel pour quel humanisme ? Gaston Fessard a éprouvé cet universel qui porte et transcende valeurs, projets et perspectives, afin que l'Homme puisse créer ! Michèle Aumont, avec sa culture de la socialité et avec son intuition féminine, a osé parler d'un humanisme ignatio-fessardien : l'intériorité qui s'affirme avec Ignace, ne répond-elle pas en quelque sorte à la critique moderne, en justifiant l'obéissance chrétienne à l'égard de Dieu, comme étant une légitime et libre demande d'amour de la part de celui ou de celle qui avouent ne pas savoir aimer de l'amour divin qui a pourtant été semé dans le c?ur de chacun et de chacune ? Or, Gaston Fessard n'apporte-il pas à l'intériorité humaine un changement social d'échelle ? Vivre un changement désormais indéfini.
Que sait-on véritablement des capitaines corsaires français et européens ? Recherchaient-ils la gloire ou le profit ? Comment les armateurs les recrutaient-ils ? Quelles étaient leurs singularités dans chaque pays d'Europe ? En temps de paix, se tournaient-ils vers le cabotage, vers la pêche côtière, vers Terre-Neuve ? Aguerris ou inexpérimentés, devenus célèbres pour les plus chanceux, emprisonnés ou morts au combat pour d'autres, comment discernaient-ils s'il fallait attaquer ou fuir, capturer ou rançonner les navires ennemis ? quelles répercussions avaient les grands conflits européens sur leur activité - guerre de succession d'Espagne, guerre de Sept Ans...? Autant de questions abordées par vingt-deux spécialistes français et européens, sur les traces de DuguayTrouin, du célèbre Suédois Lars Gathenhielm, de l'étonnant Alexander Black... à Bordeaux, Nantes, Morlaix, Saint-Malo, Granville, Cherbourg, Dunkerque, en Provence, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Suède, aux Pays-Bas...
Résumé : Michèle Aumont ose inviter, au début du IIIe millénaire, à pénétrer dans " Pax Nostra " ! Pax nostra est le livre si grand et si difficile qu'a publié en 1936 le jésuite humaniste Gaston Fessard, son ?uvre de philosophie sociopolitique, ici présentée par Michèle Aumont. L'auteur vient aussi de réussir à proposer aux lecteurs et lectrices un autre volume, où Michèle Aumont peint la figure et l'itinéraire de ce témoin ignatien du XXe siècle : Que l'homme puisse créer : l'humanisme de Gaston Fessard, s.j. (parution aussi en septembre 2004 aux Editions du Cerf). Les deux ouvrages de Michèle Aumont se complètent pour présenter cet humanisme chrétien si rayonnant de Gaston Fessard ; la foi catholique s'y dévoile comme ferment majeur : Que l'homme puisse créer témoigne, lui, de l'humanisme capable de surgir d'un être, de surgir d'un engagement, tous les deux enracinés dans la tradition catholique vivante, et tous les deux irrigués par le charisme de saint Ignace. Qu'apporte Philosophie sociopolitique de Gaston Fessard : " Pax nostra " ? C'est un examen de conscience international. Les écrits sociopolitiques prophétiques de Gaston Fessard n'éclairent pas seulement ce qu'allaient être les périodes de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) et son " après-guerre ". Au lieu de parler de prophétisme, ne devrait-on pas insister sur l'approfondissement fessardien, un authentique encouragement : alors qu'une conscience malheureuse occasionne vite le découragement, ici une intense existence spirituelle et une vie de prière chrétienne annoncent l'avènement d'un nouveau pas en faveur de l'humanisation. En histoire de la morale politique, surgit un réel enrichissement apporté par Gaston Fessard et par les analyses de Michèle Aumont. La gravité de la quête de justice en politique a besoin d'un retour historien et spirituel à ces sources éprouvées.
L'objectif de ce colloque de la SFHM était de contribuer à promouvoir une approche plus sociologique des innovations. Au cours de millénaires d'innovations dans des bassins de navigation aux quatre coins du monde, les controverses de personnes, d'institutions, de professions... n'ont pas manqué, provoquant parfois des refus ou des retards dans l'évolution des technologies maritimes. De la pagaie à l'aviron, des voiles carrées aux spinnakers à tuyères, des dérives aux foils, des cuirassés aux porte-avions... aucune des innovations n'a dépendu que de facteurs techniques mais a aussi impliqué les professions, les pouvoirs, les contextes économiques, politiques ou sociétaux.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Scandale des abus sexuels, bouleversements climatiques, révolution numérique... Alors que l'Eglise est en crise et que beaucoup préfèrent le silence, une femme, laïque, prend la parole. Avec puissance, Isabelle Morel renvoie les baptisés à leur mission première : être des témoins du Christ. Que signifie aujourd'hui annoncer la foi, l'espérance et la charité? La légitimité du message de l'Eglise dépend-elle des conjonctures du temps ? Comment comprendre de manière ajustée la collaboration entre le peuple et le clergé? Quel rôle doivent jouer les acteurs pastoraux ? Et quelle spiritualité vivante peut y concourir ? Un appel sans concession de sursaut.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.