Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Discours sur les Psaumes I. Du psaumes 1 au psaume 80
AUGUSTIN
CERF
54,00 €
Épuisé
EAN :9782204080460
Au lecteur qui s'apprête à franchir le seuil de cette majestueuse cathédrale de paroles qu'est le commentaire intégral des psaumes par saint Augustin, que ce soit avec le dessein de la parcourir tout entière, ou avec celui de méditer à son loisir dans une telle ou telle de ses chapelles, il faut dire qu'il s'engage dans une extraordinaire aventure spirituelle, biblique et poétique, dont il ne sortira pas, s'il en sort, tout à fait le même homme que celui qui y aura pénétré. Le seul droit d'entrée qui de lui soit requis est celui d'ouvrir ses oreilles, ses yeux et son c?ur. Ce n'est certes pas le moindre, c'est même le plus précieux, sachant toutefois que l'effort de lui demandé sera récompensé au centuple par la richesse de ce qui l'attend. Mais à quoi s'agit-il d'ouvrir la puissance de notre attention? Aux paroles de saint Augustin? Non, à l'événement dont ces paroles reviennent, blessées d'une bienheureuse blessure, et dont elles portent de part en part témoignage, l'incessante venue du Christ vers nous, sous la figure de David, à travers la prière des psaumes.
Le Maître de St Augustin s'inscrit dans une tradition humaniste qui va de Platon à Marie Montessori en passant par Port-Royal. Suivant cette tradition, la communication enseignante n'a rien à voir avec un quelconque transfert d'informations encore moins avec un remplissage de connaissances. Enseigner, c'est d'abord éveiller chez le disciple un processus de conversion interne lui permettant de s'orienter vers les vérités qui l'habitent et fournissent à la fois le contenu, le but et le critère de la connaissance. La parole de l'enseignant reste nécessaire, mais elle n'est cependant qu'un signal orientant le regard et la pensée de l'élève vers le savoir. L'ultime maître reste le " Maître intérieur " et l'évidence le critère ultime de la connaissance. Comment être disciples les uns des autres si nous ne sommes d'abord condisciples d'une même vérité ? Que la formulation de cette question soit religieuse ou non, ce problème, clairement posé par St. Augustin, reste plus que jamais le nôtre. Quant à sa réponse, faite de respect de l'enfant et de rigueur des connaissances, elle mérite, plus que jamais peut-être qu'on s'en inspire.
S'il est une question qui parcourt comme un fil rouge toute l'oeuvre d'Augustin, c'est celle du bonheur, ou plutôt du désir de bonheur. De ses premiers essais philosophiques, lorsqu'il n'est encore qu'un jeune et brillant professeur de rhétorique à Milan, à ses sermons d'évêque, et à ses Confessions", il ne cesse de revenir sur ce qui lui paraît comme le paradoxe central de la vie des hommes : le bonheur réside dans l'accomplissement du désir, or la vie toujours menacée de mort court à chaque instant le risque de sa perte. Hannah Arendt, dans son travail de jeunesse sur Le Concept d'amour chez Augustin, avait bien montré que la recherche de la vie heureuse est au coeur de l'oeuvre d'Augustin et fonde jusqu'à sa conception du divin, car "pour pouvoir attendre de l'avenir la vie heureuse du désir, il faut déjà avoir fait l'expérience de cette vie avant même tout ce sur quoi peut porter le désir", il faut avoir la mémoire de l'origine du bonheur.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Louez-le sur des cymbales retentissantes, louez-le sur les cymbales de la joie." Ce n'est qu'en frappant les cymbales que l'on produit des sons; de là vient qu'on les a parfois comparées à nos lèvres. Mais il me semble qu'on leur donne un sens bien préférable en disant qu'on loue Dieu sur des cymbales, quand chaque fidèle est honoré par ses frères et non par lui-même, et que cet honneur mutuel devient pour Dieu une louange. Aussi, de peur, je crois, que la pensée ne s'arrête sur des cymbales qui résonnent sans âme, le Prophète ajoute: "cymbales de la jubilation"; car la jubilation ou l'ineffable louange ne saurait venir que de l'âme. N'oublions pas toutefois que, au dire des musiciens et comme l'expérience le démontre, il y a trois sortes de sons, que produisent la voix, le souffle, l'impulsion; la voix, quand un homme chante sans le secours d'aucun instrument; le souffle, qui donne les sons de la flûte ou de quelque instrument semblable; et l'impulsion, comme dans la harpe ou tout ce qui lui ressemble. Le Prophète n'a donc oublié aucun son; il nous marque la voix dans les ch?urs, le souffle dans la flûte, l'impulsion dans la harpe. Ce qui nous montrerait par comparaison et non par propriété, l'esprit, l'âme et le corps. Quand donc le Seigneur nous dit: "Louez le Seigneur dans ses saints", à qui s'adresse-t-il, sinon à eux-mêmes? [...] Vous êtes la trompette, le psaltérion, la harpe, le tambour, le ch?ur, les cordes, l'orgue et les cymbales de la jubilation, qui donnent des sons mélodieux ou des sons en accord. Vous êtes tout cela; que la pensée ne s'arrête à rien de vil, à rien de passager, à rien de futile. Et comme la sagesse de la chair est mortelle, "que tout esprit loue le Seigneur".
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.