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Discours sur les Psaumes II. Du psaumes 81 au psaume 150
AUGUSTIN
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204083256
Louez-le sur des cymbales retentissantes, louez-le sur les cymbales de la joie." Ce n'est qu'en frappant les cymbales que l'on produit des sons; de là vient qu'on les a parfois comparées à nos lèvres. Mais il me semble qu'on leur donne un sens bien préférable en disant qu'on loue Dieu sur des cymbales, quand chaque fidèle est honoré par ses frères et non par lui-même, et que cet honneur mutuel devient pour Dieu une louange. Aussi, de peur, je crois, que la pensée ne s'arrête sur des cymbales qui résonnent sans âme, le Prophète ajoute: "cymbales de la jubilation"; car la jubilation ou l'ineffable louange ne saurait venir que de l'âme. N'oublions pas toutefois que, au dire des musiciens et comme l'expérience le démontre, il y a trois sortes de sons, que produisent la voix, le souffle, l'impulsion; la voix, quand un homme chante sans le secours d'aucun instrument; le souffle, qui donne les sons de la flûte ou de quelque instrument semblable; et l'impulsion, comme dans la harpe ou tout ce qui lui ressemble. Le Prophète n'a donc oublié aucun son; il nous marque la voix dans les ch?urs, le souffle dans la flûte, l'impulsion dans la harpe. Ce qui nous montrerait par comparaison et non par propriété, l'esprit, l'âme et le corps. Quand donc le Seigneur nous dit: "Louez le Seigneur dans ses saints", à qui s'adresse-t-il, sinon à eux-mêmes? [...] Vous êtes la trompette, le psaltérion, la harpe, le tambour, le ch?ur, les cordes, l'orgue et les cymbales de la jubilation, qui donnent des sons mélodieux ou des sons en accord. Vous êtes tout cela; que la pensée ne s'arrête à rien de vil, à rien de passager, à rien de futile. Et comme la sagesse de la chair est mortelle, "que tout esprit loue le Seigneur".
Le Maître de saint Augustin s'inscrit dans une tradition humaniste qui va de Platon à Marie Montessori en passant par Port-Royal. Suivant cette tradition, la communication enseignante n'a rien à voir avec un quelconque transfert d'informations encore moins avec un remplissage de connaissances. Enseigner, c'est d'abord éveiller chez le disciple un processus de conversion interne lui permettant de s'orienter vers les vérités qui l'habitent et fournissent à la fois le contenu, le but et le critère de la connaissance. La parole de l'enseignant reste nécessaire, mais elle n'est cependant qu'un signal orientant le regard et la pensée de l'élève vers le savoir. L'ultime maître reste le "Maître intérieur" et l'évidence le critère ultime de la connaissance. Comment être disciples les uns des autres si nous ne sommes pas d'abord condisciples d'une même vérité? Que la formulation de cette question soit religieuse ou non, ce problème, clairement posé par saint Augustin, reste plus que jamais le nôtre. Quant à sa réponse, faite de respect de l'enfant et de rigueur des connaissances, elle mérite, plus que jamais peut-être, qu'on s'en inspire.
Les Soliloques sont un des tout premiers textes écrits par le jeune Augustin vers 386, peu de temps après sa conversion au christianisme. Composé, comme La Vie heureuse (Petite bibliothèque nº 261), dans sa retraite rurale de Cassiciacum, à quelques kilomètres de Milan, il se présente comme un dialogue entre Augustin et sa raison. Augustin est seul avec lui-même, et les Soliloques ? Augustin est l?inventeur du terme ? nous font accéder sans intermédiaire à sa vie intérieure.Qu?est-ce que l?âme, qu?est-ce que Dieu? A ces questions centrales de la philosophie platonicienne, Augustin répond dans le langage de cette philosophie, et sous la forme éminemment platonicienne du dialogue. Mais il y répond après l?événement bouleversant de la conversion. Pour Platon l?expérience philosophique de l?âme était en lutte avec celle de la nature. Plus l?homme se voyait impliqué dans l?ensemble des créatures vivantes, plus il s?éloignait de son âme en proie à la nostalgie des Idées. Pour Augustin, à l?inverse, l?homme, s?il appartient a la hiérarchie naturelle qui relie tous les êtres les uns aux autres, est aussi détaché de la nature car il a un rapport immédiat avec Dieu vis-à-vis de qui il est une personne, de même que vis-à-vis de l?homme Dieu aussi est une personne. L?homme parle à Dieu et Dieu parle à l?homme. Dans ce dialogue intérieur, un homme nouveau se forme: l?homme religieux.
S'il est une question qui parcourt comme un fil rouge toute l'oeuvre d'Augustin, c'est celle du bonheur, ou plutôt du désir de bonheur. De ses premiers essais philosophiques, lorsqu'il n'est encore qu'un jeune et brillant professeur de rhétorique à Milan, à ses sermons d'évêque, et à ses Confessions", il ne cesse de revenir sur ce qui lui paraît comme le paradoxe central de la vie des hommes : le bonheur réside dans l'accomplissement du désir, or la vie toujours menacée de mort court à chaque instant le risque de sa perte. Hannah Arendt, dans son travail de jeunesse sur Le Concept d'amour chez Augustin, avait bien montré que la recherche de la vie heureuse est au coeur de l'oeuvre d'Augustin et fonde jusqu'à sa conception du divin, car "pour pouvoir attendre de l'avenir la vie heureuse du désir, il faut déjà avoir fait l'expérience de cette vie avant même tout ce sur quoi peut porter le désir", il faut avoir la mémoire de l'origine du bonheur.
Résumé : Barbie fera-t-elle un jour sa puberté ? Dieu touche-t-il des royalties quand on utilise son nom ? Le bondage est-il une technique de jardinage ? Pourquoi le socialisme n'est-il plus contagieux ? En ces temps troublés de précarité d'essence et de pénurie sociale, difficile de comprendre tout ce qui nous arrive, de la crise, de la grippe, des réfugiés et des radiations... Comme si on n'avait pas déjà des trucs à gérer, entre la place des femmes dans l'environnement, la surproduction de retraités, et la pollution en politique ! Comment, alors, démêler le moyennement vrai du complètement faux ? Conserver à la fois une éthique et un travail, un avis et des amis ? Tout est là-dedans : de l'espoir très bon marché, avec des vrais morceaux de transcendance ! De la philosophie parfumée, réutilisable en société ! Et plein d'idées même pas sectaires pour un avenir radieux ! Alors si vous en avez assez du système qui vous broie, de la misère du monde et de la vanité des puissants... Eh bah je peux rien pour vous ! Par contre, si vous voulez en rire comme le font les gens distingués, quand les bouées viennent à manquer, achetez cet album, et offrez-en un à votre Mère !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.