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Remparts et fortifications. Du temple d'Edfou au mur de Berlin
Aufrère Sydney Hervé ; Mazoyer Michel
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296114036
Offrant une chambre d'écho aux fouilles exécutées à Châteloy (Allier) et aux travaux accomplis sur le château médiéval de Hérisson, par l'Association "Sauvegarde du Château de Hérisson", des universitaires et des chercheurs du CNRS se sont réunis à Hérisson les 19 et 20 juin 2008 pour évoquer, à travers les âges, le thème : "Remparts et Fortifications", se référant autant aux civilisations anciennes, depuis le 3e millénaire, qu'aux mondes médiéval, moderne et contemporain. Ainsi, par-delà le temps et l'espace, le voyage auquel invite ce volume entraîne le lecteur aussi bien dans les civilisations du Moyen-Orient (Mésopotamie, Egypte, Anatolie, Grèce hellénistique, Syrie) que dans celles de l'Occident depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. Evoquant successivement la défense métaphorique des portes du temple d'Edfou par des génies armés contre les ennemis du soleil (époque ptolémaïque), l'épopée de Gilgamesh (début du 2e millénaire) - héros qui s'attaque aux murailles mythiques, - visitant les diverses notions liées à la protection des villes, aux citadelles, au cours des temps, le livre s'achève sur le démantèlement symbolique du Mur de Berlin. Les communications évoquent aussi bien des questions techniques relevant de l'architecture, que de l'histoire, des croyances et, pour finir, des idéologies liées aux remparts jadis et naguère, et notamment celle née autour de la construction d'un mur de démarcation entre deux cultures, deux blocs défendant des conceptions politiques différentes.
Postface scientifique d'Alexandrie la Divine (Genève : La Baconnière, 2014), Sagesses barbares, qui en élargit les perspectives, se veut un hommage au livre précieux d'Arnaldo Momigliano (1979). Suivant les courants de pensée de l'Antiquité en présence, ce travail collectif aborde, dans un monde multiculturel hellénistique puis romain, les conditions d'une synthèse entre hellénisme et pensée barbare. Malgré une supériorité proclamée de l'hellénisme, l'idée d'une telle synthèse évolue parmi des auteurs médio- et néoplatoniciens ; s'inscrivant dans la mouvance des courants intellectuels alexandrins, ceux-ci ont attiré l'attention sur l'intérêt d'ouvrir la pensée hellène aux concepts pré-philosophiques étrangers. Mais le concept de "Sagesses barbares" , bientôt requalifié en "Philosophies barbares" , naît, lui, sous la plume de penseurs chrétiens (Tatien, Clément d'Alexandrie, Eusèbe de Césarée) ; en butte à la résistance des hellénistes, ils cherchent à conférer progressivement le statut de philosophie au christianisme, projet finalement délaissé, sous l'effet de la pression extérieure sur les frontières de l'Empire, sous le règne de Constantin, au profit d'une théosophie. Dans le cadre d'une rencontre interdisciplinaire qui s'est tenue à la Fondation Bodmer, à Genève (27-30 août 2014), une vingtaine de chercheurs ont passé au crible ce rapport d'opposition ou de conciliation, selon les positions respectives des protagonistes, entre les Grecs, proclamant la paidéia insurpassable pour quiconque veut penser de façon philosophique, et les Barbares : Juifs, Perses, Sémites, Egyptiens, Indiens et enfin Chrétiens, qui soit participent activement au débat, soit ne sont pas concernés en vertu de leur éloignement ou de la méconnaissance de leurs cultures dans la sphère grecque...
La création et l'organisation des jardins, quelle que soit leur échelle, ont étonnamment varié au gré des cultures, du temps et de l'espace. Malgré une diversité apparente, ceux-ci semblent prolonger l'image d'un "Eden" primitif, un lieu idéal, séparé du monde sauvage, pour tout dire clos, l'Hortus conclusus. Quelle que soit la culture dont il matérialise la mémoire spécifique, le jardin est l'expression d'une harmonie toujours recherchée, quoique rarement atteinte, entre l'homme et l'univers. Si la philologie, l'histoire et l'archéologie permettent de définir la spécificité des jardins, l'histoire du goût, l'examen du terrain, malgré l'abondance de la documentation écrite, peine à en retrouver les traces. Comparant des manifestations de jardins du monde ancien au monde actuel encore modelé par les paysagistes modernes pour dissimuler l'urbanisation ou prolonger des palais, ce livre collectif montre l'unité fonctionnelle qui préside à leur diversité de représentation et de conception. Les chercheurs réunis lors des Journées universitaires de Hérisson entraînent le lecteur, chacun selon sa vision disciplinaire, dans les jardins de l'Antiquité et des Epoques moderne et contemporaine, sans oublier le rôle thérapeutique qui leur est parfois dévolu.
Louxor, Karnak, Gizeh? Ces noms et bien d?autres de l?Egypte ancienne nous font encore rêver par leur grandeur architecturale et leurs mystères. Les voici reconstitués, grâce à l?archéologie et aux aquarelles de Jean-Claude Golvin. L?Egypte des Pharaons comme si vous y étiez.
La tension entre Clémence et Châtiment se décline selon les temps, les cultures et les lieux. C'est à un voyage littéraire dans les mentalités, de l'Antiquité à nos jours, que convoquent les études ici réunies qui dessinent divers tableaux présentés par affinités. La " clementia " des grands de Sénèque à laquelle répond la " misericordia " divine de saint Augustin " éducation " de la moniale récalcitrante par la " falaque " chez les Coptes mais aussi absence problématique de châtiment à Ougarit ; criminalité mélancolique de la littérature des XIIe-XIIIe siècles et duel judiciaire. Voilà les dieux impitoyables assyriens et la dynamique des conquêtes ; la violence guerrière de l' " Iliade ", qu'éclaire soudain la clémence d'Achille. Et aussi Orion et Bellérophon qui succombent à l'hybris ; la métamorphose comme châtiment ou clémence. Sans omettre la clémence alliée du châtiment dans la " Médée " d'Euripide ; la colère d'Aphrodite à l'égard d'Hélène ; " l'agos (ou malédiction) de la déesse " à Athènes ; le châtiment et la récompense des âmes chez Pindare. Une page s'ouvre sur le " Rachat de la tête " : clémence par l'hommage poétique en Islande médiévale. Voilà encore le portrait des Erynies de Paestum ; l'impiété et ses conséquences chez les Perses et à Rome (Quintus Pleminius). Mais aussi la clémence après la colère ou la disparition et le réveil furieux : Marduk - Erra / Nergal - Ishum chez les Mésopotamiens auquel répond Télépinu chez les Hittites. Puis les villes-refuges d'Israël pour échapper à une vengeance culturelle la violence subie par Tamar de la part d'Amnon châtié par Absalom. Pour finir le mystérieux labyrinthe de la " Maison d'Asterion " de Jorge Luis Borges, hypertexte de la légende du Minotaure. Dans une culture de la colère, de la vengeance et du châtiment divin, comment cette clémence naît-elle, s'exerce-t-elle ? Ou bien la clémence n'est-elle qu'ambiguïté ? - N'est-elle une face cachée du châtiment ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.