Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871
Audin Michèle
LIBERTALIA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782377290864
Consultez l'histoire et vous verrez que tout peuple comme toute organisation sociale qui se sont prévalus d'une injustice et n'ont pas voulu entendre la voix de l'austère équité sont entrés en décomposition ; c'est là ce qui nous console, dans notre temps de luxe et de misère, d'autorité et d'esclavage, d'ignorance et d'abaissement des caractères, de pervertissement du sens moral et de marasme, de pouvoir déduire des enseignements du passé que tant qu'un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines." Eugène Varlin, ouvrier-relieur, est l'une des grandes figures de l'Association internationale des travailleurs, élu de la Commune de Paris en 1871, assassiné à la fin de la Semaine sanglante. Tous ses écrits retrouvés à ce jour (articles, proclamations, lettres), connus ou moins connus, sont présentés dans ce livre. L'ensemble constitue comme une autobiographie de l'Internationale en France, à la fin du Second Empire, et met en lumière les ouvriers boulangers, mineurs, ciseleurs, ovalistes qui luttent pour changer la vie. Passionnée par la Commune de Paris, auteure de Comme une rivière bleue, Une vie brève, Oublier Clémence et Mademoiselle Haas, récits publiés aux éditions Gallimard, Michèle Audin poursuit ici son hommage "à celles et à ceux qui n'ont pas d'histoire".
Lorsqu'elle meurt à Stockholm en 1891, Sofia Kovalevskaya n'a que 41 ans. Elle a pourtant eu une vie d'une rare intensité. Ses études, puis sa carrière scientifique, l'auront conduite, de Moscou à Berlin, Paris ou Stockholm, à travers l'Europe. Elle aura soutenu une thèse de mathématiques, été nommée professeur d'université, édité une importante revue, écrit des livres, milité pour la cause des femmes, élevé sa fille... Aujourd'hui presque classique, un tel parcours était à l'époque hors du commun. Un peu plus d'un siècle plus tard, Michèle Audin, elle-même mathématicienne, universitaire et écrivain, retrace la vie exceptionnelle de cette femme exceptionnelle, avec un respect, une admiration et une affection qui ne peuvent qu'emporter l'adhésion des lecteurs. Avec elle, ils partageront les passions et les indignations de Sophie, ils se plongeront dans le monde qui l'entourait. Ils découvriront aussi ses mathématiques. Michèle Audin n'hésite pas, en effet, à nous exposer en détail les questions que Sophie a traitées, donnant ainsi aux amateurs de mathématiques de quoi alimenter leur passion. Quant aux autres, qui omettront peut-être certains passages trop techniques, ils ne se sentiront jamais laissés à l'écart. Avec une rare exigence de rigueur, alliée à un grand talent de conteuse, Michèle Audin nous offre une authentique ?uvre d'historien, un grand témoignage humain et un récit captivant.
Résumé : Elles ont vingt ans, ou trente, ou un peu plus, en 1934 et un peu après. Elles s'appellent Mademoiselle Haas. Elles sont bibliothécaire, concierge, cuisinière, coiffeuse, première main flou, fraiseuse, infirmière, écrivaine, femme de chambre, institutrice, journaliste, femme de ménage, chef de travaux, ouvrière métallurgiste, libraire, pianiste, physicienne, ourdisseuse, sage femme, vendeuse... Elles travaillent. Presque toutes avec leurs mains - mains de sage femme, mains d'ouvrière, mains de pianiste. Elles sont auxiliaires, adjointes, temporaires, mademoiselles. Elles rêvent. Elles vivent, dans la joie et dans la peine, une histoire qui, au fil des ans, s'emplit de bruit et de terreur. Elles sont invisibles. Ignorées des livres d'histoire. Oubliées. Omises, plutôt. Michèle Audin a cherché leurs traces, et réussi à reconstituer quelques heures de leur vie. Mises bout à bout, elles racontent leur présent, leur histoire, la sienne, la nôtre.
Résumé : "Clémence Janet est née le 2 septembre 1879 à Tournus (Saône et Loire). Sa mère était couturière et son père tailleur de pierres. Elle était ouvrière en soie. Elle s'est mariée le 27 février 1897 à Lyon (5e arrondissement) et a donné naissance à deux enfants, Antoine (29 août 1897 - 14 septembre 1897) et Louis (13 février 1900 - 23 juin 1977). Elle est morte à Lyon (2e arrondissement) le 15 janvier 1901". Ces cinq phrases sont les traces laissées dans l'état civil par une ouvrière morte à l'âge de vingt et un ans au début du vingtième siècle. Michèle Audin s'arrête sur chacun des mots de ce court texte et tente de lui faire dire ce qu'il peut lui apprendre du temps, du travail, des lieux, des amis, de la vie de cette femme, ignorée, oubliée comme des millions d'invisibles de son espèce. A chaque mot, elle consacre une page, souvent très courte. Les renseignements infimes qu'elle a recueillis permettront-ils de ne pas oublier Clémence ?
Ines, petite rate au seuil de l'âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des coeurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur "moitié". Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu'elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Partant du récit de Bernard Moitessier qui refusa de finir une course en bateau qu’il s’apprêtait à remporter, l’autrice nous parle du refus de parvenir, c’est-à-dire refuser les conditions de réussite prônées par nos sociétés pour définir les nôtres, plus en adéquation avec nos valeurs et notamment le respect de la nature. Inspirant, vivifiant, et étonnamment apaisant, ce court essai invite à repenser notre façon d’être à l’heure de l’effondrement écologique. Corinne Morel Darleux nous invite, non pas à baisser les bras, mais à agir, pour rester dignes au présent, et tout tenter même quand les indices sont au rouge et que le monde plonge dans l’absurdité. Et ce, pour réussir à être en accord avec nous-mêmes et sauver ce qui peut l’être.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de "Libertalia". Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières ? mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.