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Cahiers de musiques traditionnelles N° 19 : Chamanisme et possession
Aubert Laurent ; Hamayon Roberte ; Lecomte Henri ;
INFOLIO
30,45 €
Épuisé
EAN :9782884749251
Le chamanisme et les cultes de possession intéressent aujourd'hui un large public en quête de nouvelles formes de religiosité ; ils sont aussi au centre de nombreux travaux récents en anthropologie sociale et religieuse. En dépit d'univers symboliques largement comparables, il est communément admis que la distinction entre ces deux formes rituelles réside dans le fait que, dans le chamanisme, c'est l'officiant qui est censé " voyager " hors de son corps à la rencontre d'un esprit, alors que la possession est plutôt caractérisée par la " descente " de ce dernier dans le corps de l'adepte. A de rares exceptions près, la musique est toujours présente dans les séances de possession et de chamanisme. Ce constat est à la source d'un vaste débat sur le rôle de la musique en situation rituelle et, plus généralement, sur la nature des pouvoirs dont elle semble investie : une problématique abordée dans ce volume par certains des meilleurs spécialistes de la question, dont certains ont participé au colloque " Entrez dans la transe ! " qui s'est tenu à Genève en 2005.
Transcrire ou décrire : tel est le dilemme auquel sont souvent confrontés les ethnomusicologues. A qui s'adresse la notation ? au praticien ? au musicologue ? Quel est son but ? aide-mémoire ? aide à l'apprentissage ? fixation ? possibilités comparatives ? Qu'y a-t-il lieu de noter ? hauteurs, durées, timbre, geste du musicien ? Où en sommes-nous aujourd'hui avec les nouveaux outils technologiques (ordinateur, playback, Sonagraph, etc.) dont nous disposons ? Doivent-ils nous conduire à abandonner la notation sur portée ? Qu'en est-il par ailleurs de l'étude des notations musicales rencontrées dans certaines traditions ? Quels en sont les principes et comment fonctionnent-elles au sein de leur culture ? Quels sont enfin les enseignements que ces notations nous fournissent sur les méthodes cognitives qu'elles mettent en jeu ? Le présent dossier aborde ces questions à la lumière des récentes recherches en la matière et des réflexions qu'elles suscitent auprès des spécialistes.
Musiques à voir": ce volume aurait aussi pu s'appeler "La musique et le son dans les musées de société". En effet, à l'heure ou de nombreux musées d'ethnographie sont remis en question, sinon toujours dans leur rôle culturel et pédagogique, du moins dans leur conception muséographique actuelle, il devient urgent de réaffirmer leur importance, mais en tenant compte de l'évolution des mentalités et des technologies. "Si le musée veut retrouver une utilité sociale, il faut probablement qu'il renverse les rôles conventionnels qui lui ont jusqu'à présent été assignés: faire passer l'acte de collecte d'objets et d'étude en second (quitte à contredire vivement Claude Lévi-Strauss); placer le public au centre de la réflexion; puiser non dans les seuls fonds propres d'un musée donné, mais dans un bien commun mis en réseau pour créer un espace particulier de découverte, de dialogue et de débat autour de la musique", écrivent Michel Colardelle et Florence Gétreau dans leur contribution à ce dossier. À cet égard, il appartient plus particulièrement aux ethnomusicologues de repenser la place de la musique et, de manière générale, du son dans les musées. Les contributions ici réunies fournissent à cet égard de nombreuses pistes originales qui, si elles sont suivies, pourront contribuer à alimenter la réflexion
Le prodigieux foisonnement des expressions artistiques de l?Inde fascine et déconcerte ceux quitentent d?en percer les secrets. Cet ouvrage généreusement illustré décrit la relation étroite qui liemusique, peinture et cinéma dans la culture de l?Inde du Nord. L?Inde classique a produit de nombreux traités d?esthétique commentant la théorie dite des « neuf saveurs », qui seraient inhérentes à toute expression artistique. Cette théorie a-t-elle valeur universelle ou reflète-t-elle la culture et la sensibilité spécifiques des penseurs indiens? La question est abordée à travers des exemples empruntés aussi bien à l?art de cour de l?époque moghole qu?aux expressions de l?Inde contemporaine, au cinéma de Bollywood qu?aux créations des villageoises du Bengale. Les réponses éclairent la manière dont se construit la relation entre art et société, entre tradition et modernité. Une série d? « arrêts sur image » dans la profusion de l?art indien. Un beau livre par le format et la richesse de l?iconographie.
La musique des sphères, la harpe éolienne et quelques instruments électroniques récents se passent de l'homme pour être mis en vibration. Mais, d'une manière générale, c'est au corps humain que revient le rôle d'agitateur, de stimulateur et d'organisateur de la matière sonore. Au plus intime du corps naît la voix. À l'origine cachée du chant, un mouvement intérieur se traduit en geste phonatoire. La danse n'est pas loin : les pieds, les mains, spontanément, répondent à ce surgissement dont l'oreille assure le relais. Comment naît le geste vocal ? Comment vient la danse? Comment l'instrument accueille-t-il celui qui en joue, comment s'adapte-t-il à la physiologie humaine ? À quelles impulsions obéissent le souffle, la voix, les mains, les doigts ou les pieds lorsqu'ils se meuvent pour produire des sons, et quelle est la part des automatismes dans le geste " intérieur " - geste " antérieur " au son - qui conduit le jeu du musicien ? Telles sont, parmi d'autres, les questions qui se posent lorsqu'on pense aux gestes de l'homme musicien. Fondés à Genève en 1988 dans le cadre des Ateliers d'ethnomusicologie, les Cahiers de musiques traditionnelles proposent à leurs lecteurs une publication annuelle. Chaque ouvrage est centré sur un dossier thématique, complété par des rubriques d'intérêt général : entretiens, portraits et comptes rendus.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre.Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou LaMartinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l?habitatcontemporain, de la Résistance grecque à l?enseignement à l?Ecole des Beaux Arts.Une autobiographie qui se lit comme un roman, un personnage phare de l?architecture au 20esiècle, en un mot: un classique.