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Le labyrinthe magique Tome 2 : Campo abierto
Aub Max ; Frayssinet Claude de
FONDEURS BRIQUE
25,40 €
Épuisé
EAN :9782916749129
Max Aub (1903-1972) fut un éternel exilé. Né à Paris, il passe sa jeunesse en Espagne où il se lie à l'avant-garde intellectuelle (García Lorca, Buñuel et Dali), avant d'être le commanditaire du Guernica de Picasso, en tant qu'attaché culturel de la République espagnole à Paris, et de participer à Sierra de Teruel, le film de Malraux. Interné par Vichy en 1941, Max Aub réussit à gagner le Mexique où il se consacre à une uvre littéraire protéiforme, encore méconnue en France. Le cycle romanesque Le Labyrinthe magique, composé entre 1939 et 1968, est une fresque de six volumes sur la tragédie de la guerre civile espagnole. Nous proposons ici, grâce à la traduction de Claude de Frayssinet, la première édition en français. « C est en Espagne que les hommes ont appris qu il est possible d avoir raison et cependant souffrir la défaite. Que la force peut vaincre l esprit et qu il y a des moments où le courage n a pas de récompense. C est sans doute ce qui explique pourquoi tant d hommes dans le monde considèrent le drame espagnol comme un drame personnel. » Albert Camus Dans ce deuxième volet du Labyrinthe magique, Max Aub poursuit son idée de roman à caractère fragmentaire et choral, avec accumulation de récits brefs et inclusion de nombreux personnages. Inlassable inventeur de biographies, l auteur nous dresse le portrait intellectuel et politique de l Espagne de la Guerre civile. La guerre y est moins un événement central qu une toile de fond qui permet d expliquer les comportements humains; plus qu une épopée sur le conflit, c est une réflexion sur la condition humaine. L action se déroule ici de juillet à novembre 1936 (défense de Madrid et le célèbre ¡ No pasarán!) et se clôt par l arrivée des Brigades internationales.
Un mystérieux corbeau au prénom biblique et à l'attitude prophétique, Jacob, tente de décrire et de comprendre les moeurs et les coutumes de l'être humain ("? cet animal qui s'enrhume ? "). Et plus encore que de s'intéresser simplement à la société humaine, l'oiseau au bec dur et à la plume noire observera la vie dans le camp de concentration du Vernet, situé sur le bord de la route Nationale 20, au nord de Pamiers en Ariège. Dès 1939, suite la défaite de la République espagnole, furent emprisonnés dans ce camp d'internement français 12 ? 000 combattants espagnols de la Division Durruti. A la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les étrangers "? indésirables ? ", les intellectuels antifascistes, les membres des Brigades internationales furent également internés au Vernet dans des conditions terribles. Elles seront décrites par l'écrivain Arthur Koestler - lui-même interné au Vernet d'octobre 1939 à janvier 1940 - dans La Lie de la terre. A partir de 1942, transitent par le camp les juifs arrêtés dans la région, par l'administration de Vichy dans un premier temps, puis par les Allemands. En juin 1944, les derniers internés sont évacués et déportés à Dachau. Au total environ 40 ? 000 personnes de 54 nationalités y ont été internées, principalement des hommes, mais des femmes et des enfants également. Max Aub fut interné au Vernet entre 1940 et 1941 puis déporté à Djelfa jusqu'en 1942. Tel un petit traité, au-delà de cette terrible expérience, ce récit permet à Max Aub de retracer avec un humour glaçant, avec ironie et sarcasme, le comportement des hommes et le destin tragique de la condition humaine. Max Aub en a publié une première version dans la revue Sala de Espera, en 1949 et 1950, puis une seconde version modifiée, en 1955. C'est la traduction de cette dernière que nous proposons ici.
Ce sixième et dernier volet du cycle est le récit des derniers jours de la guerre civile espagnole. Nous assistons à la défaite de l'armée républicaine, à la déroute de milliers de personnes, plus ou moins compromises, craignant pour leur vie. Cherchant à fuir l'avancée des troupes franquistes, des familles entières se replient sur le port d'Alicante ; ils attendent des bateaux anglais et français qui n'arriveront pas. La mer se transforme en muraille. Le 1er avril est la date fatidique qui marque la fin de la guerre et scelle le sort des "perdants". C'est un temps de dissolution, de décomposition, c'est le deuil d'un monde perdu irrémédiablement.
Max Aub (1903-1972) fut un éternel exilé. Né à Paris, il passe sa jeunesse en Espagne où il se lie à l'avant-garde intellectuelle (Garda Lorca, Bunuel et Dali), avant d'être le commanditaire du Guernica de Picasso, en tant qu'attaché culturel de la République espagnole à Paris, et de participer à Sierra de Teruel, le film de Malraux. Interné par Vichy en 1941, Max Aub réussit à gagner le Mexique où il se consacre à une oeuvre littéraire protéiforme, encore méconnue en France. Le cycle romanesque Le Labyrinthe magique, composé entre 1939 et 1968, est une fresque de six volumes sur la tragédie de la guerre civile espagnole.
Ce quatrième volet du Labyrinthe magique est une parenthèse au sein du cycle puisqu'il relate l'exode puis l'internement en France, en 1939 et 1940, des populations civiles et militaires restées fidèles à la République. " En vingt-trois jours de traversée, de Casablanca à Veracruz, en septembre 1942, j'ai écrit Campo francés. Les événements et les scènes sont authentiques et ce sont, je crois, les premiers mémoires écrits selon cette technique ", relève Max Aub dans l'introduction à la première édition de Campo francés en 1965. Technique qui mobilise toutes les ressources des médias (cinéma, journaux, radio) et son art des dialogues pour témoigner à chaud de la catastrophe vécue par le camp des vaincus à l'issue de la guerre civile espagnole.
Dans une cantina, un militaire et un avocat se disputent la même femme. Pancho Villa en personne intervient dans la dispute... Un imprimeur espagnol mécontente ses employés mexicains en refusant la bénédiction du prêtre pour la nouvelle presse... Une famille de métayers affronte la sécheresse et l'avidité de ses voisins... Avec l'aide de trois complices, un collecteur de fonds monte une escroquerie contre sa société. Mourra bien qui mourra le premier... Où l'on découvre que les Chinois ont aussi créé les poissons blancs du lac de Patzcuaro... Un propriétaire foncier s'identifie tellement à sa terre qu'elle le poursuit... Une jeune branche coupée se métamorphose en serpent dans une parabole amoureuse... Où l'on retrouve les serpents comme métaphore des exilés espagnols menant la guerre aux côtés des Mexicains contre les États-Unis... Les zopilotes attendent leurs proies : des hommes qui sont, vont être ou ont été... Un homme de paille fume sa dernière cigarette...
Dormir à terre est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l'auteur. Elle s'efforce d'offrir un éventail représentatif de l'art révueltien de la nouvelle, dont le petit chefd'oeuvre Dormir à terre (1959) donne une idée, tout en privilégiant un tant soit peu les textes les plus récents, leur facture étant souvent originale et même parfois franchement audacieuse : c'est le cas de Hegel et moi (1973), qui met en scène, en prison, un truand assimilé au philosophe allemand par sa manière de discourir ; de Lit numéro onze (1965), qui associe l'autobiographie à la fantasmagorie ; de Ezéchiel ou le massacre des innocents (1969), qui transmet une impression obscure de découragement mais laisse entrouverte une porte étroite à la lutte car il est bien précisé dans les dernières lignes que le personnage "franchit la confusion des vitres pour entrer dans le bois du monde" .
Le texte a paru tout d abord en feuilleton sous le titre de Breaking the Shackles. Jack Black y narre son existence avec une ironie caustique mais sans jamais se départir de générosité et de compassion pour les exclus du système. You Can t Win s inscrit dans la tradition du récit d aventures de l Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n est trop éloignée. Nous le suivons à travers les États-Unis dans les trains de marchandises, dans les pensions, les fumeries d opium, les tribunaux, les geôles de campagne et les pénitenciers. Il nous fait rencontrer un peuple d Américains dont les livres d histoire ne disent rien, un peuple volontairement souterrain, avec ses codes, ses règles et ses héros. Devenu un livre culte aux États-Unis, ayant servi de matrice au Junky de William Burroughs et annonçant Sur la route de Kerouac, You Can t Win demeure une leçon de vie et un plaidoyer pour une existence affranchie de toute convention.
UNE ANTHOLOGIE DES TEXTES FLAMENCOS DE SERGE PEY AUTOUR DE LA DANSEUSE « LA JOSELITO ». LE LIVRE contient L?échange des noms ? Lettre à Martin Elizondo ? Les Aiguiseurs de couteaux ? Coplas infinies pour les hommes-taureaux du dimanche ? La Dialectique du compas ? Photos de la voix pour cinquante cantaors